Dans l'Ombre
Junji Ito (Scénario,Dessin)
Parution 16 avr. 2025
Pages 344
Format Couverture rigide
Genre Seinen
Éditeur Mangetsu
Résumé
Une impasse murée dans laquelle résonnent des cris d'enfants dès que la nuit tombe, un sinistre dortoir d'hôpital dont les patientes semblent liées jusque dans leurs rêves, une belle demeure envahie par une moisissure rampante qui dévore tout sur son passage, une jeune fille qui se sent épiée jusque dans son intimité, un mystérieux marchand de glaces qui attire ses victimes dans son camion.
Affrontez votre peur du noir et laissez Junji Ito vous guider par la main au coeur du mal qui se terre dans les plus sombres recoins des onze nouvelles qui composent ce recueil.
Cette édition bénéficie d'une préface de Stéphane Bouyer et d'une analyse en fin d'ouvrage par Morolian, spécialiste francophone de l'auteur.
Disponible chez l'éditeur
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Dans l'Ombre
Réf. 9782382812730
Détails
Avis et notes
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Adesio
Publié le
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Avec Dans l’ombre, Junji Ito continue de sonder les tréfonds de l’angoisse humaine, non pas à travers l’horreur spectaculaire, mais en distillant une terreur sourde et intime. Loin des éclats sanguinolents ou des déchaînements monstrueux, il bâtit ici un malaise plus subtil, un sentiment d’oppression grandissant au fil des pages.
Le recueil capte des fragments d'existence où le surnaturel s'immisce discrètement, presque insidieusement, dans la banalité du quotidien. Le trait d’Ito, toujours précis et faussement simple, épouse parfaitement ce climat d'incertitude : les visages banals deviennent des masques de peur, les ombres anodines se muent en présences oppressantes.
Chaque récit agit comme une énigme sans réponse, où l’étrange surgit sans explication ni résolution. C’est là toute la force du recueil : il laisse le lecteur suspendu, piégé dans l’inconfort du non-dit, fidèle à une tradition japonaise qui préfère la suggestion au dévoilement brutal.
Ito démontre ici une maîtrise du rythme : silences, regards figés, décors vides… Tout est orchestré pour faire monter une tension invisible, imitant presque la respiration saccadée d’un cauchemar éveillé. Le quotidien se fissure lentement, révélant une peur ancestrale, tapie juste sous la surface.
Loin de chercher à choquer, l’auteur vise à déséquilibrer. Il n’offre pas des monstres, mais des menaces indicibles, tapies dans des recoins de l'esprit que nous préférerions ignorer. Le lecteur devient complice malgré lui, ressentant ce glissement irrémédiable vers l’inconnu.
Graphiquement, Dans l’ombre est d’une sobriété glaçante. Chaque case semble minutieusement pesée, refusant tout effet facile pour mieux installer cette atmosphère de dissolution du réel. Le noir y prend une densité presque organique, étouffante.
Ce recueil confirme Junji Ito comme un artisan du trouble. Il n’invente pas des histoires pour surprendre, mais pour inquiéter durablement, ancrant ses récits dans l’inconscient du lecteur comme une ombre qui ne disparaît jamais totalement.
Dans l’ombre n’est pas un manga d’horreur au sens traditionnel. C’est une œuvre d’érosion psychologique, un travail de sape lent et méthodique. Une expérience qui continue de résonner bien après que la dernière page est tournée...
Le recueil capte des fragments d'existence où le surnaturel s'immisce discrètement, presque insidieusement, dans la banalité du quotidien. Le trait d’Ito, toujours précis et faussement simple, épouse parfaitement ce climat d'incertitude : les visages banals deviennent des masques de peur, les ombres anodines se muent en présences oppressantes.
Chaque récit agit comme une énigme sans réponse, où l’étrange surgit sans explication ni résolution. C’est là toute la force du recueil : il laisse le lecteur suspendu, piégé dans l’inconfort du non-dit, fidèle à une tradition japonaise qui préfère la suggestion au dévoilement brutal.
Ito démontre ici une maîtrise du rythme : silences, regards figés, décors vides… Tout est orchestré pour faire monter une tension invisible, imitant presque la respiration saccadée d’un cauchemar éveillé. Le quotidien se fissure lentement, révélant une peur ancestrale, tapie juste sous la surface.
Loin de chercher à choquer, l’auteur vise à déséquilibrer. Il n’offre pas des monstres, mais des menaces indicibles, tapies dans des recoins de l'esprit que nous préférerions ignorer. Le lecteur devient complice malgré lui, ressentant ce glissement irrémédiable vers l’inconnu.
Graphiquement, Dans l’ombre est d’une sobriété glaçante. Chaque case semble minutieusement pesée, refusant tout effet facile pour mieux installer cette atmosphère de dissolution du réel. Le noir y prend une densité presque organique, étouffante.
Ce recueil confirme Junji Ito comme un artisan du trouble. Il n’invente pas des histoires pour surprendre, mais pour inquiéter durablement, ancrant ses récits dans l’inconscient du lecteur comme une ombre qui ne disparaît jamais totalement.
Dans l’ombre n’est pas un manga d’horreur au sens traditionnel. C’est une œuvre d’érosion psychologique, un travail de sape lent et méthodique. Une expérience qui continue de résonner bien après que la dernière page est tournée...
Avec Dans l’ombre, Junji Ito continue de sonder les tréfonds de l’angoisse humaine, non pas à travers l’horreur spectaculaire, mais en distillant une terreur sourde et intime. Loin des éclats sanguinolents ou des déchaînements monstrue…

Ben-Wawe de Sanctuary
Publié le
L'éditeur Mangetsu livre un nouveau bel écrin pour des récits intemporels et terrifiants de Junji Itō. La lecture est fluide et prenante, pour des histoires oppressantes et marquantes grâce au talent de conteur d'un mangaka déjà en pleine possession de ses moyens. Le rappel de la grandeur de Junji Itō, mais aussi des lectures à déconseiller en cas d'insomnie et dans une maison vide !
L'éditeur Mangetsu livre un nouveau bel écrin pour des récits intemporels et terrifiants de Junji Itō. La lecture est fluide et prenante, pour des histoires oppressantes et marquantes grâce au talent de conteur d'un mangaka déjà en ple…

Gaston de BDthèque
Publié le
Les émotions des personnages sont mesurés et l'histoire qui me semblait décousu fini par être plus cohérent lorsqu'on lit les dernières pages. Certaines histoires sont plus psychologique et c'est le type d'horreur que j'apprécie le plus.
Les émotions des personnages sont mesurés et l'histoire qui me semblait décousu fini par être plus cohérent lorsqu'on lit les dernières pages. Certaines histoires sont plus psychologique et c'est le type d'horreur que j'apprécie le plu…
















