Black Paradox (édition prestige)
Junji Ito (Scénario,Dessin)
Parution 2 juil. 2025
Pages 240
Format Couverture rigide
Genre Seinen
Éditeur Delcourt
Résumé
Quatre individus se sont rencontrés sur le site Internet Suicide Black Paradox. Tous sont en quête d'une mort parfaite, mais avec des raisons diverses. Marseau a une peur bleue de l'avenir, Tableau, a vu son double et préfère en finir avant que la mort ne le prenne, Pitan, l'expert en technologie, a pour double un robot bien plus brillant que lui, et Baratchi possède une moitié de visage tout droit sorti des enfers...
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Black Paradox (édition prestige)
Réf. 9782413090830
Détails
Avis et notes
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Adesio
Publié le
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Avec Black Paradox, Junji Ito s'aventure dans un registre singulier, mêlant obsession technologique, suicide collectif et mysticisme industriel. Loin de ses récits plus viscéraux et corporels comme Uzumaki ou Tomie, ce manga interroge l’angoisse existentielle à travers une science-fiction déviante, aux frontières du surréalisme.
Dès les premières pages, la mise en scène d’un groupe de suicidaires liés par une application en ligne donne le ton : froid, clinique, presque détaché. Le malaise s’installe non par l’horreur immédiate, mais par l’étrangeté des comportements, des dialogues, et l’ambiguïté morale des protagonistes. Ils ne fuient pas la douleur, mais recherchent un au-delà supposé prometteur. Ce paradoxe fonde tout le récit.
Ito expérimente ici une structure flottante : la narration dévie sans cesse, à l’image de ces perles mystérieuses extraites des corps des mourants. Ces « perles de l’âme » deviennent un symbole de consommation spirituelle, transformant les cadavres en ressources. La critique implicite du capitalisme morbide et de la quête d’immortalité traverse l’ouvrage avec une ironie glaciale.
Le dessin, toujours aussi net et précis, participe à cette ambiance de laboratoire. Les visages sont figés, comme anesthésiés par la technologie ou la résignation. Les décors, souvent vides ou industriels, accentuent cette impression de monde déjà mort.
On retrouve dans Black Paradox un thème cher à Ito : la frontière poreuse entre vie et mort. Mais ici, le fantastique se fait plus introspectif, plus théorique. L’horreur n’éclate jamais vraiment ; elle se distille, insidieuse, dans les fissures du récit.
Ce manga dérangera ceux qui attendent une montée classique de tension. Il séduit plutôt par sa capacité à créer une atmosphère absurde et impassible, comme un rêve dont on ne se réveille pas. Une œuvre mineure dans l’œuvre d’Ito, peut-être, mais fascinante par sa sobriété et sa cruauté abstraite.
Dès les premières pages, la mise en scène d’un groupe de suicidaires liés par une application en ligne donne le ton : froid, clinique, presque détaché. Le malaise s’installe non par l’horreur immédiate, mais par l’étrangeté des comportements, des dialogues, et l’ambiguïté morale des protagonistes. Ils ne fuient pas la douleur, mais recherchent un au-delà supposé prometteur. Ce paradoxe fonde tout le récit.
Ito expérimente ici une structure flottante : la narration dévie sans cesse, à l’image de ces perles mystérieuses extraites des corps des mourants. Ces « perles de l’âme » deviennent un symbole de consommation spirituelle, transformant les cadavres en ressources. La critique implicite du capitalisme morbide et de la quête d’immortalité traverse l’ouvrage avec une ironie glaciale.
Le dessin, toujours aussi net et précis, participe à cette ambiance de laboratoire. Les visages sont figés, comme anesthésiés par la technologie ou la résignation. Les décors, souvent vides ou industriels, accentuent cette impression de monde déjà mort.
On retrouve dans Black Paradox un thème cher à Ito : la frontière poreuse entre vie et mort. Mais ici, le fantastique se fait plus introspectif, plus théorique. L’horreur n’éclate jamais vraiment ; elle se distille, insidieuse, dans les fissures du récit.
Ce manga dérangera ceux qui attendent une montée classique de tension. Il séduit plutôt par sa capacité à créer une atmosphère absurde et impassible, comme un rêve dont on ne se réveille pas. Une œuvre mineure dans l’œuvre d’Ito, peut-être, mais fascinante par sa sobriété et sa cruauté abstraite.
Avec Black Paradox, Junji Ito s'aventure dans un registre singulier, mêlant obsession technologique, suicide collectif et mysticisme industriel. Loin de ses récits plus viscéraux et corporels comme Uzumaki ou Tomie, ce manga interroge …

Nicolas Demay de PlanèteBD
Publié le
Quatre personnes se rejoignent à la gare dans le but de se suicider mais leur plan va être contrarié. Une bonne réédition pour un récit palpitant.
















