« TAC ! TAC ! BAOUM ! BAOUM ! Les coups de fusils, la canonnade autour de moi. Partout ça crépite et ça roule, longues rafales et coups séparés. Sombre et flamboyant orage qui ne cesse jamais. Je suis enterré au fond d’un éternel champ de bataille. Depuis quinze mois, depuis mille cinq cents jours, du soir au matin sans repos, du matin au soir sans répit. La fusillade, le bombardement ne s’arrêtent pas. Comme le TIC-TAC des horloges de nos maisons, aux temps d’autrefois, dans le passé quasi légendaire. On n’entend que cela lorsqu’on écoute. TAC ! TAC ! BAOUM ! BAOUM ! »
L’horreur de la Première Guerre mondiale transposée dans le camp ennemi, c’est ce que Joe Pinelli tente de nous faire toucher du doigt en adaptant du côté allemand Le Feu, d’Henri Barbusse, écrivain qui a servi dans les tranchées.
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Un cauchemar dont on n'arrive pas à se réveiller ! Ce texte magnifique est ici rendu dans toute sa crudité...
J. Milette
Publié le
5/5
C’est l’histoire d’une nuit dans une tranchée allemande, mais faut-il rappeler que la Première Guerre a duré 1562 jours et autant de nuits.
vedge
Publié le
3/5
Cette BD propose de commémorer à sa manière le centenaire de la guerre 14-18 en adaptant un roman français, prix Goncourt 1916, témoignant de l'enfer des tranchés, du point de vue allemand.Le titre de la BD est d'ailleurs la traduction en Allemand du titre français « Le Feu ».Le dessin est torturé à l'extrême, en circonvolutions de traits s'enroulant sur eux-mêmes, pour dire l'horreur des visages exsangues, de faim, de froid, de peur.Ces visages tout de gris semblent absorber les différences de physionomies pour ne faire qu'un archétype de soldat, broyé par ce conflit inimaginable.Et quand s'écarte la point de vue, on voit alors une foule de cranes secs aux orbites vides. Fulgurant.Ces silhouettes fantomatiques dansent un ballet sanglant, de coup de pelle en escalade de corps purulents, de course vaine et effrénée, jusqu'à la fin définitive, qui vient parfois comme une libération anticipée. Les paysages lunaires se succèdent, aplats informes que strient des hachures de pluie et d'où émergent ça et là, les traits noircis d'épieu vestiges d'un passé détruit.C'est un purgatoire infâme ou s'entremêlent les presque vivants et les déjà morts.C'est la vérité crue qui est donné à voir, sans fard mais sans couleur, car chaque soldat de chaque camp oscille malgré lui entre gris clair et gris foncé.Une dénonciation de l'horreur de la guerre, mise en scène de manière brutale mais juste.
Cette BD propose de commémorer à sa manière le centenaire de la guerre 14-18 en adaptant un roman français, prix Goncourt 1916, témoignant de l'enfer des tranchés, du point de vue allemand.Le titre de la BD est d'ailleurs la traduction…
Tous les avis
Laurent
Publié le
4/5
Sacré livre ce Das Feuer ! On y croit, on est avec ces pauvres soldats sur le champ de bataille poisseux de la premiére guerre mondiale, c’est puissant !
Benoît Cassel
Publié le
4/5
Immersion dans ce qui fait la guerre. Das Feuer évoque son horreur universelle et appelle à l’unité.
vedge
Publié le
3/5
Cette BD propose de commémorer à sa manière le centenaire de la guerre 14-18 en adaptant un roman français, prix Goncourt 1916, témoignant de l'enfer des tranchés, du point de vue allemand.Le titre de la BD est d'ailleurs la traduction en Allemand du titre français « Le Feu ».Le dessin est torturé à l'extrême, en circonvolutions de traits s'enroulant sur eux-mêmes, pour dire l'horreur des visages exsangues, de faim, de froid, de peur.Ces visages tout de gris semblent absorber les différences de physionomies pour ne faire qu'un archétype de soldat, broyé par ce conflit inimaginable.Et quand s'écarte la point de vue, on voit alors une foule de cranes secs aux orbites vides. Fulgurant.Ces silhouettes fantomatiques dansent un ballet sanglant, de coup de pelle en escalade de corps purulents, de course vaine et effrénée, jusqu'à la fin définitive, qui vient parfois comme une libération anticipée. Les paysages lunaires se succèdent, aplats informes que strient des hachures de pluie et d'où émergent ça et là, les traits noircis d'épieu vestiges d'un passé détruit.C'est un purgatoire infâme ou s'entremêlent les presque vivants et les déjà morts.C'est la vérité crue qui est donné à voir, sans fard mais sans couleur, car chaque soldat de chaque camp oscille malgré lui entre gris clair et gris foncé.Une dénonciation de l'horreur de la guerre, mise en scène de manière brutale mais juste.
Cette BD propose de commémorer à sa manière le centenaire de la guerre 14-18 en adaptant un roman français, prix Goncourt 1916, témoignant de l'enfer des tranchés, du point de vue allemand.Le titre de la BD est d'ailleurs la traduction…
J. Milette
Publié le
5/5
C’est l’histoire d’une nuit dans une tranchée allemande, mais faut-il rappeler que la Première Guerre a duré 1562 jours et autant de nuits.
Thierry
Publié le
4/5
Un cauchemar dont on n'arrive pas à se réveiller ! Ce texte magnifique est ici rendu dans toute sa crudité...