La vision de Bacchus

Jean Dytar (Scénario, Dessin, Couleurs)

4.25/5
BDFugue loves
Parution 19 févr. 2014
Pages 136
Format Couverture rigide
Genre Roman graphique
Éditeur DELCOURT
Résumé
Venise 1510. Giorgione est sur le point de mourir de la peste. Il jette ce qui lui reste de force dans un ultime tableau, hommage à sa première émotion picturale. Le récit plonge dans les méandres du passé de Venise en quête de cette référence disparue. Il se confronte à la question que tout peintre se pose : comment faire surgir sur une surface plane le mystère bouleversant d'une présence ?

Détails

Avis et notes

4,25 8 notes
5 étoiles 38%
4 étoiles 50%
3 étoiles 13%
2 étoiles 0%
1 étoile 0%
Thomas
Thomas Publié le
5/5 BDFugue loves
Jean Dytar est plus intelligent et plus cultivé que moi et chacune de ses BD m'élèvent. La vision de Bacchus est une histoire d'amour et une réflexion sur l'art, à moins que cela ne soit l'inverse... Le fond et la forme sont remarquablement corrélées dans un ouvrage sans prétention et pourtant si brillant !
Petit clin d’œil à l'auteur Marc-Antoine Mathieu auquel Jean Dytar emprunte les traits pour son peintre vénitien.
Jean Dytar est plus intelligent et plus cultivé que moi et chacune de ses BD m'élèvent. La vision de Bacchus est une histoire d'amour et une réflexion sur l'art, à moins que cela ne soit l'inverse... Le fond et la forme sont remarquabl…
Laurent
Laurent Publié le
4/5
Pour son second opus, Jean Dytar a choisi pour cadre la ville de Venise sous la Renaissance, où les arts et la peinture rayonnaient sur l’Europe depuis plus d’un siècle. C’est à travers deux peintres majeurs de l’école vénitienne que l’auteur aborde son récit : Giorgione (1477-1510), emporté par la peste à l’âge de 32 ans, et Antonello de Messine (1430-1479), vénéré par le premier qui le considérait comme son mentor, sans l’avoir jamais rencontré.

En référence à l’univers pictural des deux artistes, Jean Dytar a conçu ses cases comme des petits tableaux, en jouant avec l’ombre et la lumière (à l’époque, l’école flamande fascinait et influençait beaucoup les Italiens), entamant une sorte de dialogue entre la peinture et la bande dessinée. Cela produit un style très singulier, révélant chez son auteur une très grande finesse, pas si courante dans le neuvième art.

Nous sommes ainsi plongés dans l’atmosphère vénitienne de ce siècle flamboyant, où se jouaient en coulisses les luttes de pouvoir et d’influence, tant dans le domaine politique qu’artistique. Mais ce dont nous parle surtout Jean Dytar, ce sont les affres de la création, et en particulier de la manière dont l’artiste peut parvenir à insuffler la vie dans son œuvre. De quelle manière doit-il s’impliquer pour représenter au mieux son sujet sur la toile ? Ne devra-t-il pas y laisser un peu de sa propre vie pour en mettre dans son tableau ? L’auteur effectue sa démonstration via le personnage d’Antonello de Messine, qui se voit chargé par un riche banquier, un certain Filippo Barbarelli, d’immortaliser en peinture sa jolie et magnétique épouse au regard triste, afin qu’il puisse la désirer jusqu’à la fin sans redouter le spectacle de sa lente décrépitude. Il acceptera la commande, tout en imposant ses exigences, notamment celle de travailler dans le plus grand secret vis-à-vis de son client, car pour peindre avec le plus grand réalisme l’épouse du vieux Barbarelli, il devra emprunter des chemins peu orthodoxes… Un travail brillant qui une fois terminé le rendra exsangue moralement, et laissera madame dans une solitude glacée, détrônée par son double figé dans la gouache dans le cœur de son mari.

Toutes ces questions sur le processus créatif sont passionnantes et sont traitées avec subtilité par l’ex-prof d’Arts plastiques qu’est Jean Dytar, qui développe un style tout à fait unique depuis une décennie. De plus, il sait insuffler suffisamment de mystère dans ses histoires pour les rendre captivantes. Auteur modeste, il sait se faire pédagogue en évitant tout snobisme et vanité vis-à-vis de ses lecteurs. Une qualité qu’il aura sans doute conservée de son passage dans l’enseignement, et qui s’explique aussi par le plaisir de partager la connaissance, tout simplement.
Pour son second opus, Jean Dytar a choisi pour cadre la ville de Venise sous la Renaissance, où les arts et la peinture rayonnaient sur l’Europe depuis plus d’un siècle. C’est à travers deux peintres majeurs de l’école vénitienne que l…
Mistylit
Mistylit Publié le
4/5
Une très belle lecture qui propose un voyage dans le temps et au coeur des ateliers des peintres. Les couleurs, les dessins et l'histoire sont superbes.
Pour tous ceux qui aiment l'histoire et l'art je ne peux qu'encourager cette lecture !
Une très belle lecture qui propose un voyage dans le temps et au coeur des ateliers des peintres. Les couleurs, les dessins et l'histoire sont superbes.
Pour tous ceux qui aiment l'histoire et l'art je ne peux qu'encourager cette lect…

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