Shimazaki in the land of peace tome 5
Gouten Hamada (Scénario)
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Avis et notes

L’arrivée de Sata change brutalement la nature du récit.
Ce gamin, formé au combat par une structure liée au LEL, est surtout le miroir déformé de Shimazaki enfant.
Même abandon, même violence apprise trop tôt, même existence réduite à une fonction.
Et c’est précisément là que le manga devient beaucoup plus cruel qu’il n’en a l’air.
Shimazaki ne cherche plus seulement à sauver sa propre peau : il voit devant lui quelqu’un qui pourrait devenir ce qu’il a été.
Sa relation avec Sata est d’ailleurs particulièrement touchante parce qu’elle reste profondément maladroite.
Shimazaki ne sait pas vraiment comment parler à un enfant, mais il sait reconnaître la solitude.
Les auteurs évitent surtout le piège du héros qui vient miraculeusement « réparer » le garçon.
Au contraire, Sata reste marqué par ce qu’on lui a fait subir, et le mal est déjà profondément installé.
Puis le récit bascule.
Le Peaceful College transforme cette histoire presque intimiste en véritable cauchemar, avec cette idée glaçante d’enfants préparés à devenir des armes.
Et quand Shimazaki passe à l’action pour récupérer Sata, le contraste est saisissant.
Il est capable de neutraliser une pièce entière avec une facilité presque terrifiante, mais son objectif n’est justement plus de tuer.
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du personnage : sa puissance reste intacte, mais quelque chose a changé dans son rapport à la violence.
La scène finale avec les yakuzas pousse cette évolution encore plus loin.
Shimazaki pourrait les éliminer. Il le sait, eux aussi.
Mais, pour la première fois, il choisit consciemment de ne pas redevenir l’homme qu’il était.
Et lorsqu’il retire son masque et révèle qui il est, ce n’est pas un simple effet spectaculaire.
C’est une prise de risque énorme, presque un acte de foi.
« Je veux changer » : tout le tome est finalement contenu dans cette idée.
Le problème, évidemment, c’est que le monde autour de lui n’a aucune intention de lui faciliter la tâche.
Le compteur continue de tourner.
Et cette fameuse paix que Shimazaki cherche depuis son retour au Japon paraît soudain beaucoup plus fragile qu’au début de la série.
Un tome particulièrement tendu, parfois brutal, mais surtout beaucoup plus humain.
Et cette fois, ce n’est pas seulement Shimazaki qu’on a envie de voir survivre.
On veut aussi croire que Sata peut échapper à la trajectoire qu’on lui a imposée.
L’arrivée de Sata change brutalement la nature du récit.
Ce gamin, formé au combat par un…
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