Le journal des chats (édition prestige)
Parution 7 mai 2026
Pages 128
Genre Seinen
Éditeur Delcourt
Résumé
Le maître de l'horreur, Junji Ito, revient avec une de ses oeuvres les plus angoissantes dans une édition prestige !
Cette nouvelle édition prestige contient des pages bonus ainsi qu'une interview de l'auteur, permettant à l'ouvrage de rejoindre d'autres récits majeurs de Junji Ito comme
Spirale,
Gyo,
Junji Ito - Histoires courtes,
La Déchéance d'un homme,
Black Paradox...
Junji Ito nous conte cette fois-ci un récit (presque) autobiographique !
Yon et Mu sont deux chats en apparence ordinaire... mais dès qu'on a le dos tourné, ni une ni deux, les voilà prêts à commetre les pires atrocités ! Yon, né avec une tête de mort sur le dos, en joue beaucoup et adore prendre en chasse sa proie préférée... qui n'est autre que Junji Ito lui-même !
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Le journal des chats (édition prestige)
Réf. 9782413094234
Détails
Avis et notes
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Adesio
Publié le
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Le Journal des chats de Junji Ito est sans doute l’œuvre la plus atypique de toute la carrière du maître japonais de l’horreur. Sous une apparence légère et presque anecdotique, le manga raconte simplement l’arrivée de deux chats, Yon et Mu, dans le quotidien de JuJu, alter ego fictionnel de l’auteur, et de sa compagne. Pourtant, Ito transforme cette expérience domestique banale en véritable terrain d’expérimentation graphique et humoristique. Dès les premières pages, il applique à ses animaux les mêmes codes visuels que dans ses récits d’épouvante : regards inquiétants, ombres oppressantes, expressions déformées et silences pesants. Yon, notamment, avec sa marque en forme de crâne sur le dos, semble parfois surgir d’un manga comme Spirale plutôt que d’un simple récit autobiographique.
Toute la force du livre repose sur ce décalage constant entre la banalité des situations et l’intensité dramatique de leur mise en scène. Une sieste, un miaulement nocturne ou un simple regard de chat deviennent des événements presque surnaturels. Mais derrière cette exagération grotesque se cache surtout une grande tendresse. Junji Ito décrit avec beaucoup de sincérité la manière dont il passe progressivement de propriétaire distant à amoureux obsessionnel de ses animaux. Mu, plus affectueux et sociable, agit d’ailleurs comme un contrepoint au caractère mystérieux et presque hostile de Yon, ce qui donne au récit une dynamique étonnamment vivante.
Le manga fonctionne également comme une autoparodie du style Ito. L’auteur semble prendre un plaisir évident à détourner sa propre réputation de maître de l’horreur pour raconter des scènes absurdes du quotidien. Ce mélange entre humour japonais très sec et mise en scène horrifique donne au livre une identité unique, loin du simple manga “mignon” sur les chats. Les animaux ne sont jamais idéalisés : ils griffent, ignorent leur maître, détruisent le calme du foyer et observent les humains avec une forme de mépris tranquille. Pourtant, plus ils se montrent indifférents, plus JuJu devient dépendant de leur présence.
Graphiquement, Junji Ito reste impressionnant jusque dans les détails les plus ordinaires. Chaque plan conserve cette précision maladive qui caractérise son œuvre. En revanche, la dernière partie du volume paraît un peu plus brouillonne. Après une progression très réussie dans la relation entre l’auteur et ses chats, certains chapitres donnent l’impression d’enchaîner les anecdotes sans véritable construction, comme si la conclusion avait été accélérée. Cette sensation de fin légèrement bâclée empêche peut-être le manga d’atteindre la cohérence de ses grands récits horrifiques, mais elle ne retire rien à son charme étrange. Le Journal des chats reste finalement une œuvre singulière, drôle et profondément humaine, où Junji Ito montre que l’horreur la plus universelle est peut-être simplement celle de devenir totalement esclave de ses propres chats.
Toute la force du livre repose sur ce décalage constant entre la banalité des situations et l’intensité dramatique de leur mise en scène. Une sieste, un miaulement nocturne ou un simple regard de chat deviennent des événements presque surnaturels. Mais derrière cette exagération grotesque se cache surtout une grande tendresse. Junji Ito décrit avec beaucoup de sincérité la manière dont il passe progressivement de propriétaire distant à amoureux obsessionnel de ses animaux. Mu, plus affectueux et sociable, agit d’ailleurs comme un contrepoint au caractère mystérieux et presque hostile de Yon, ce qui donne au récit une dynamique étonnamment vivante.
Le manga fonctionne également comme une autoparodie du style Ito. L’auteur semble prendre un plaisir évident à détourner sa propre réputation de maître de l’horreur pour raconter des scènes absurdes du quotidien. Ce mélange entre humour japonais très sec et mise en scène horrifique donne au livre une identité unique, loin du simple manga “mignon” sur les chats. Les animaux ne sont jamais idéalisés : ils griffent, ignorent leur maître, détruisent le calme du foyer et observent les humains avec une forme de mépris tranquille. Pourtant, plus ils se montrent indifférents, plus JuJu devient dépendant de leur présence.
Graphiquement, Junji Ito reste impressionnant jusque dans les détails les plus ordinaires. Chaque plan conserve cette précision maladive qui caractérise son œuvre. En revanche, la dernière partie du volume paraît un peu plus brouillonne. Après une progression très réussie dans la relation entre l’auteur et ses chats, certains chapitres donnent l’impression d’enchaîner les anecdotes sans véritable construction, comme si la conclusion avait été accélérée. Cette sensation de fin légèrement bâclée empêche peut-être le manga d’atteindre la cohérence de ses grands récits horrifiques, mais elle ne retire rien à son charme étrange. Le Journal des chats reste finalement une œuvre singulière, drôle et profondément humaine, où Junji Ito montre que l’horreur la plus universelle est peut-être simplement celle de devenir totalement esclave de ses propres chats.
Le Journal des chats de Junji Ito est sans doute l’œuvre la plus atypique de toute la carrière du maître japonais de l’horreur. Sous une apparence légère et presque anecdotique, le manga raconte simplement l’arrivée de deux chats, Yon …

Nicolas Demay de PlanèteBD
Publié le
La fiancée de Juju lui impose d'accueillir deux chats qui vont vite devenir les maîtres des lieux. Décalé et très drôle !
















