Kagurabachi tome 10 (collector)
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Avis et notes

On quitte presque complètement Chihiro pour plonger au cœur de la guerre entre la Kamunabi et les Hishaku.
Et, franchement, ce choix fait un bien fou à la série.
Parce que l’un des grands atouts de ce volume est de laisser enfin respirer ses personnages secondaires.
Uruha, Natsuki, Yura et Kitakuto ne sont plus de simples pièces sur l’échiquier : ils deviennent le moteur du récit.
Le duel qui les oppose est brutal, lisible et surtout chargé d’une vraie personnalité.
J’ai particulièrement apprécié Natsuki, dont la relation avec son frère défunt donne une épaisseur inattendue à cette bataille.
Son affrontement avec Kitakuto n’est pas seulement une démonstration de puissance : il y a une histoire derrière chaque coup porté.
Et c’est précisément là que Kagurabachi devient beaucoup plus intéressant que son statut de manga d’action pourrait le laisser croire.
Même Uruha, pourtant déjà solidement installé, gagne ici une autre stature.
Son corps vieillissant n’efface pas son instinct de combattant, il lui donne au contraire quelque chose de presque désespéré.
La série joue aussi beaucoup mieux avec la notion de « sabreur » : combattre n’est plus une affaire de pose ou de technique spectaculaire, mais presque une manière de survivre.
En parallèle, l’infiltration de la Kamunabi fait monter la tension d’un cran.
La révélation autour de Kaisen fonctionne parce qu’elle remet en cause la confiance que l’on pouvait accorder à cette organisation.
Et surtout, la Shinuchi cesse enfin d’être une simple épée mythique dont tout le monde parle.
Son pouvoir commence à peser concrètement sur le récit.
La façon dont Yura l’utilise transforme littéralement le champ de bataille en quelque chose de beaucoup plus inquiétant.
J’aime aussi le fait que l’auteur ne cherche pas à rendre ses combats propres ou confortables.
Les corps prennent cher, les situations dérapent et les victoires semblent toujours provisoires.
Visuellement, Hokazono continue de trouver ce mélange assez rare entre élégance du trait et violence sèche.
Certaines compositions donnent même l’impression que les personnages sont déjà condamnés avant que le combat ne commence.
Le seul bémol reste peut-être une narration qui empile énormément d’informations et de protagonistes en très peu de pages.
Mais cette densité participe aussi à l’identité de la série : Kagurabachi avance comme s’il avait toujours un train d’avance.
Et ce tome 10 est probablement l’un de ceux où cette ambition fonctionne le mieux.
Pas forcément le plus spectaculaire, mais certainement l’un des plus solides depuis le début de la série.
On quitte presque complètement Chihiro pour plonger au cœur de la guerre entre la Kamunabi et les Hishaku.
Et, franchement, ce choix fait un bien fou à la série.
Par…
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