Adesio
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La croisade des innocents tome 1
Votre avis :
star star star star star 5/5
Usamaru Furuya nous plonge dans un récit sombre et poignant avec La Croisade des Innocents, inspiré de la légende médiévale de la croisade des enfants. Ce premier tome mêle habilement histoire, drame humain et réflexion sur les dérives de la foi aveugle. Dès les premières pages, le mangaka nous immerge dans une Europe médiévale dure et cruelle, où la misère et la superstition règnent. Le personnage principal, Étienne, est un jeune garçon d'une innocence presque divine, convaincu qu'il est appelé par Dieu pour conduire les enfants vers la Terre Sainte. Sa foi, à la fois touchante et glaçante, est au cœur du récit. Usamaru Furuya dépeint avec subtilité les dilemmes moraux et les ambiguïtés qui en découlent : cette foi pure est-elle une lumière dans un monde obscur ou une force destructrice ? L'atmosphère du manga est magistralement servie par un style graphique unique. Les dessins oscillent entre la délicatesse et une brutalité viscérale. Les scènes de foule, souvent oppressantes, sont d'une précision remarquable, traduisant à la fois l'enthousiasme aveugle et l'effroi latent qui animent cette "croisade". Les visages juvéniles des enfants contrastent avec la dureté des événements, renforçant l'impact émotionnel du récit. Furuya ne se contente pas de raconter une simple histoire médiévale : il explore des thèmes universels tels que la manipulation, la perte d'innocence et les dérives idéologiques. Le lecteur est confronté à une galerie de personnages complexes, chacun représentant une facette des contradictions humaines. Cependant, le récit peut parfois sembler pesant, tant la noirceur domine chaque scène. Ce n'est pas un manga facile d'accès pour tous, mais il saura captiver les amateurs de récits historiques et tragiques. En conclusion, le premier tome de La Croisade des Innocents frappe par sa profondeur narrative et son esthétique saisissante. Usamaru Furuya livre une œuvre où l'innocence se heurte à la barbarie, interpellant autant qu'elle bouleverse. Un début prometteur pour une série qui s'annonce marquante. Vivement la suite !
Naruto - édition Hokage tome 29
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star star star star star-empty 4/5
Une montée en tension maîtrisée. Ce tome marque un tournant crucial dans l'arc de la Quatrième Grande Guerre Ninja. Ce volume combine une montée en tension dramatique et des affrontements stratégiques qui enrichissent l’intrigue tout en explorant davantage les thèmes de loyauté, de sacrifice et de rédemption. L’alliance ninja entre dans une phase critique alors que les forces de Kabuto et d’Obito lancent leurs attaques. L’utilisation des anciens ninjas ressuscités grâce à l’Edo Tensei permet à Masashi Kishimoto de revisiter des figures marquantes de l’histoire de la série, telles que Zabuza et Haku, tout en offrant des moments poignants. Ce tome met particulièrement en avant Kakashi, qui se confronte non seulement à des ennemis d’autrefois, mais aussi à ses propres regrets et responsabilités. L’action est rythmée, mais ce sont les moments d’émotion et de réflexion qui se démarquent. Dans la deuxième partie du volume, les combats deviennent plus complexes, notamment avec l’introduction de techniques uniques et de stratégies élaborées. Shikamaru est bien mis en lumière, Darui et d'autres membres de l'alliance, démontrant que la guerre repose sur des efforts collectifs et non uniquement sur Naruto ou Sasuke. Kishimoto parvient à équilibrer les scènes d’action avec des révélations importantes, comme les motivations de certains antagonistes, ajoutant des couches de profondeur à l'intrigue globale. Cependant, ce tome n'est pas exempt de défauts. La multitude de personnages et d'affrontements peut parfois donner l'impression que l'intrigue s’éparpille, et certains lecteurs pourraient ressentir une certaine frustration face au manque de développement immédiat pour Naruto et Sasuke. Pourtant, cette mise en retrait leur permet de briller ultérieurement, ce qui rend cette phase intermédiaire essentielle. En somme, un volume important dans l’arc de la guerre. Ils combinent habilement action, émotions et stratégie tout en approfondissant l’univers riche de la série. Malgré quelques longueurs, il captive grâce à son enjeu élevé et sa maîtrise narrative. Une lecture intense !
Killing me killing you tome 5
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star star star star star-empty 4/5
Ce tome 5 poursuit l’exploration de son univers macabre et poétique, mêlant violence brutale et introspection mélancolique. Dans ce volume, l’histoire s’approfondit avec une intensité émotionnelle accrue, mettant en lumière les dilemmes moraux et existentiels des personnages principaux, Lemmings et la jeune Shizuka. Ce cinquième volume se concentre particulièrement sur le passé des protagonistes, enrichissant leur psychologie et permettant au lecteur de comprendre les raisons derrière leurs décisions destructrices. Imomushi Narita joue brillamment sur l’ambiguïté morale, rendant impossible de distinguer le bien du mal dans un monde où la survie prime sur tout. Le rythme, bien qu’intense, souffre parfois de ralentissements dus à des dialogues introspectifs un peu trop longs. Ces passages, bien qu’intéressants, risquent de frustrer certains lecteurs avides d’action. Cependant, ils ajoutent une profondeur bienvenue à une œuvre qui aurait pu être trop centrée sur la violence. Les thématiques abordées dans ce tome, notamment la vengeance, le sacrifice et la quête de sens dans un univers désespéré, sont traitées avec une sensibilité surprenante. Narita réussit à transformer des scènes d’horreur en réflexions poignantes sur la nature humaine. Cependant, on pourrait reprocher à ce tome une certaine répétitivité dans les confrontations, qui, bien que visuellement réussies, perdent en impact émotionnel par leur fréquence. Le manga semble aussi retarder certaines révélations, donnant une impression de stagnation narrative par moments. Malgré ces quelques défauts, le tome 5 de Killing Me Killing You confirme la maîtrise de Narita dans la construction d’un récit sombre et captivant. Il ravira les fans déjà conquis par les précédents volumes, tout en offrant suffisamment d’introspection et d’action pour maintenir leur intérêt intact. Une lecture pour les amateurs de drames violents empreints de poésie.
Double tome 5
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star star star star star 5/5
Une œuvre subtile et introspective qui explore les nuances de la relation entre deux acteurs, Takara et Yuujin, dans un monde où la célébrité, l’ambition et l’identité se mêlent et se confrontent. Ce récit se distingue par sa profondeur psychologique et son style graphique à la fois simple et expressif. Le cœur du manga repose sur la dynamique entre les deux protagonistes. Yuujin est un acteur talentueux mais en retrait, toujours dans l'ombre de Takara, une étoile montante dont le charisme naturel et la popularité attirent toute l'attention. Pourtant, c'est Yuujin qui sert de véritable moteur à la carrière de Takara, l'aidant dans l'ombre à perfectionner son jeu d’acteur. Cette relation, complexe et ambiguë, est décrite avec une finesse qui touche à l’obsession et à la dépendance mutuelle. Noda excelle à dépeindre les tensions psychologiques entre les deux personnages. Leur interaction interroge des thèmes profonds : l'effacement de soi pour l'autre, la quête de reconnaissance, et le prix de la célébrité. Yuujin, en particulier, est un personnage poignant, tiraillé entre sa loyauté envers Takara et son désir refoulé d’exister en tant qu’acteur à part entière. Le dessin d’Ayako Noda joue un rôle essentiel dans l’ambiance du récit. Avec un trait épuré et une mise en page fluide, Noda parvient à transmettre des émotions complexes à travers des expressions faciales nuancées et des silences bien placés. La sobriété du style contraste avec l’intensité psychologique du récit, mettant en avant l’intériorité des personnages. Les scènes de théâtre sont particulièrement marquantes. Noda capture avec brio la tension des performances, oscillant entre la réalité et la fiction, et montrant comment les personnages se perdent dans leurs rôles, brouillant encore davantage les frontières entre l'acteur et son double. Un rythme contemplatif et une narration subtile Double ne cherche pas à séduire par l’action ou les rebondissements spectaculaires. C’est une œuvre contemplative, parfois lente, qui demande au lecteur de s’immerger dans les pensées des personnages. Cette lenteur peut déconcerter certains, mais elle sert admirablement le propos du manga : explorer les subtilités des émotions humaines et la complexité des relations interpersonnelles. Conclusion : un chef-d'œuvre discret mais marquant Avec Double, Ayako Noda signe une œuvre mature et réfléchie, qui transcende le simple cadre du manga pour devenir une véritable étude sur la nature humaine. À travers son exploration des tensions entre ambition, identité et dépendance, le manga captive autant qu’il invite à la réflexion. C’est une lecture incontournable pour ceux qui apprécient les récits introspectifs et les histoires empreintes de réalisme émotionnel. Un manga à la fois discret et marquant.
Land tome 10
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star star star star star 5/5
Coup d'accélérateur dans ce tome. La boîte de Pandore est ouverte et plus rien ne semble pouvoir arrêter cette histoire. L'univers créé par Amane et Kazune vacille dangereusement. Son destin est entre les mains des jumelles Ann et Anne. Ann est devenue la figure centrale de Notre Monde. Elle est désormais considérée comme l'être le plus vénérable derrière les Kamis. Et pour transformer Notre Monde son arme n'est autre que l'écriture, la transmission du savoir que permet ce média et qui est au cœur des enjeux de cette série. Dans le même laps de temps, les gens ordinaires passent à l'action, déstabilisant l'Autre Monde et sa société sécuritaire de manière... radicale et totalement affolante ! L'histoire secrète de Notre Monde est sur le point d'être révélée. On sent qu'on arrive à la fin de cette œuvre mais Kazumi Yamashita semble vouloir en garder sous la semelle jusqu'au bout. Pour notre plus grand plaisir !
Breakdown tome 4
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star star star star star 5/5
La lecture de cette série de survie post-apocalyptique est toujours aussi addictive. Takai Saitô sait être très généreux avec son histoire au rythme soutenu bourrée de rebondissements et autres dangers. Ce volume nous emmène au cœur de Tokyo. Une capitale totalement dévastée par l'un des pires typhons que la terre n'ait jamais connu, conséquence directe de la météorite qui s'est abattue il y a quelques mois. Au milieu de ce chaos les rares survivants ont perdu toute humanité et se comportent comme de véritables bêtes sauvages. C'est dans ce chaos que Utsumi va découvrir un nouveau sens à sa vie après le terrible drame qu'il a subi au début du tome. En toile de fond, l'auteur poursuit sa critique d'une humanité qui n'a que faire de son environnement. L'auteur réfléchit avec rigueur aux avancées de son oeuvre post-apo, entre récit survival très bien documenté et portrait sans concession de l'être humain dès que la civilisation s'envole en fumée. Vivement le dernier tome !
Kotaro en solo tome 5
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star star star star star 5/5
L'air de rien, il y a un côté haletant dans cette série. On a hâte de passer d'un chapitre à l'autre pour collecter les différents indices disséminés par la mangaka avec beaucoup de délicatesse et de respect pour son jeune personnage principal. Et bingo ! Plusieurs chapitres vont nous apporter de nouvelles révélations sur son passé et ses proches. Dont certaines vont faire serrer votre petit cœur très fort, vous pouvez me croire... Des révélations aussi sur des traumatismes antérieures à sa vie actuelle seront glissés sous les yeux du lecteur. Le manque d'attention flagrant dont souffre ce petit bonhomme pousse toutes les personnes qu'il croise à prendre soin de lui. C'est très touchant. Derrière le côté très shibi des dessins se cache une histoire particulièrement cruelle qui interloque et qui a de quoi inquiéter le lecteur. Comment un enfant de son âge peut-il vivre tout seul. Est-ce que la société japonaise et surtout les autorités japonaises peuvent-elle réellement laisser ce type de situation exister ? J'en doute et en même temps... Malgré son passé tragique, Kotaro est admirable d'optimisme et de volonté.
Sou Bou Tei tome 5
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star star star star star-empty 4/5
Le passé de Seiichi et le Sou Bou Tei se rencontrent enfin. De nombreuses révélations sont à la clé de la première partie du volume. La terreur se rapproche et le temps des décisions est arrivé. Une question reste toujours en suspens, quels sont les véritables objectifs des êtres qui se terrent dans ce manoir maudit ? Pendant que les jeunes garçons se rendent dans le manoir maudit. Pendant ce temps, Takoha et le groupe des destructeurs s'enfoncent plus profondément dans les tableaux du manoir. On en apprend un peu plus sur notre héros ainsi que sur le passé assez terrifiant et cruel de Chitose. Seiichi et Rakuro ne devraient pas tarder à rejoindre le Sou Bou Tei. Un tome 7 explosif en perspective ! Une narration toujours aussi baroque. J'avoue avoir du mal à m'y faire mais cette histoire mérite qu'on s'y attarde car elle est aussi et surtout très surprenante.
My wife has no emotion tome 5
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star star star star star 5/5
Ce tome a un côté très Isaac Asimov. L'auteur se prend à philosopher, au-delà de la relation entre les deux protagonistes, à la place du robot dans la société en faisant intervenir de nouveaux personnages. La tournure philosophique que prend ce manga est particulièrement intéressante et nous interroge sur notre propre rapport à la robotique. Au fond, cette œuvre est profondément optimiste. Son message est assez clair, il tente de nous dire que les robots peuvent, au contact prolongé avec les humains, développer leur propre humanité. L'auteur joue avec le concept de son histoire avec beaucoup de finesse et d'intelligence. Toutes les idées qu'il distille dans son récit serve brillamment la réflexion qu'il tente de nous partager sur le robot en tant qu'être à part entière. On se délecte de ses trouvailles et on trépigne d'impatience pour découvrir les réactions que cela va provoquer chez les différents personnages. Brillant ! Et puis, c'est bourré de quiproquos tous plus savoureux les uns que les autres. Petit clin d'oeil tout à fait anecdotique, j'adorerais goûter au "jus de melon au miel" dont il est question dans un des chapitres de ce volume ! Miam !
Tsubaki tome 3
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star star star star star 5/5
Tsubaki est belle et forte tout en donnant l'impression d'être naïve et un peu immature. Porteuse d’une tristesse et d’une souffrance dont on découvre la nature dans ce tome, elle dégage une aura et un charisme assez incroyable. Une tristesse qui irrigue toute la série et lui confère une certaine beauté. Ce manga réalisé par l'auteur de l'excellent "Perce Neige" est un nouveau questionnement sur la violence chez les hommes, ajoutant ici une dimension spirituelle à travers le rapport à la nature mis en avant. La thématique de la féminité et des violences faites aux femmes sont un fil rouge que l'on retrouve tout au long du récit. Empli d'une mélancolie presque poétique, cette œuvre confère un excellent moment de lecture. Dans sa postface en forme de "ce n'est qu'un au revoir", l'auteur confie qu'il n'en a pas pas fini avec les aventures de son héroïne et qu'il y reviendra tôt ou tard. Pour ma part j'attends la suite avec impatience. Sans nul doute le meilleur artiste mangaka déniché par l'éditeur Omaké !
Une fille atypique tome 6
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star star star star star 5/5
La force de ce manga c'est d'avoir créé une relation si singulière entre deux êtres que la vie n'a pas épargné. Cette relation est tellement bien construite et tellement authentique qu'on se surprend à y croire vraiment. On se sent bien au milieu de ce couple extrêmement attachant. Ils ont tellement besoin l'un de l'autre pour continuer à vivre que cela en devient bouleversant. Leur tranche de vie parsemée d'épreuves que le commun des mortels ne connaîtra jamais vous force à devenir plus humble face à vos propres tracas du quotidien. Servi par une narration toujours très soignée, ce manga continue de séduire grâce au parti pris des auteurs d'aborder leur sujet de manière humaine et nuancée sans tomber dans l'écueil du cliché. Le ton est toujours très direct et sincère. C'est parfois déstabilisant mais c'est ce qui fait tout le charme de cette histoire. Pour moi, au bout de 5 tomes, c'est toujours un gros OUI.
Slam dunk - deluxe tome 6
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star star star star star 5/5
Une bonne baston, il n'y a rien de mieux pour resserrer les liens dans un groupe. Un tome qui démarre sur une tonalité très Furyo à la Rokudenashi Blues. Les gnons volent dans tous les sens. Un énorme moulon généralisé au beau milieu du terrain de basket. L'opportunité pour le héros de cette histoire de démontrer sa solidarité envers les autres membres de l'équipe, comme un rituel de passage frappé du sceau symbolique de l'appartenance au collectif. Et puis tout d'un coup, le récit de ce tome bascule dans le début d'un flashback des plus instructifs sur la relation et surtout la rivalité passée entre Akagi et Mitsui. Avec ce volume, Slam Dunk fait un retour temporaire à une époque « furyo », où des jeunes en quête d'identité, souvent par la violence, vont devoir faire face à la rigueur et à la discipline exigées par le sport. Ce moment est essentiel pour la série, qui cherche encore sa direction : se concentrera-t-elle sur le basket pur, comme le suggère l'attention portée au match contre Ryonan, ou explorera-t-elle des drames personnels, ou même un mélange des deux ? Tout reste à déterminer, mais une chose est certaine, la série continuera de nous surprendre et de nous captiver.
Holyland tome 10
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star star star star star 5/5
Kouji Mori fait preuve d'énormément de respect pour son œuvre. Il prend toujours le temps nécessaire pour installer son récit et faire évoluer l'intrigue. Et ce respect, il arrive à nous le transmettre. J'ai tendance à prendre une grande inspiration avant de débuter un volume de cette série car je sais que ce que je vais lire a été particulièrement travaillé dans la narration. La baston reste un moyen au service d'une cause bien plus profonde, celle de la quête de sens. Yû n'a de cesse d'essayer de comprendre qui il est vraiment. Ce qui est très touchant, c'est la sincérité avec laquelle il s'interroge. C'est comme si Yû possédait une double personnalité. L'une en temps normal et l'autre pendant le combat. Le décalage entre ces deux facettes est assez saisissant. C'est vraiment le jour et la nuit. Derrière ses airs timorés, Yû est un vrai fonceur qui n'hésite pas à se livrer à de nouvelles expériences. Il n'a de cesse de sortir de sa zone de confort. C'est admirable de le voir ainsi accepter de nouveaux défis. Les raisons qui le poussent à relever ces challenges sont toujours très nobles. Son seul but est d'apprendre et de perfectionner son art du combat. Mention spéciale pour la cover de ce tome particulièrement réussie. C'est la classe de voir poser ainsi aux côtés de ses compagnons de combat.
Kujô l'implacable tome 8
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star star star star star-empty 4/5
Toujours aussi réaliste et mature, cette histoire continue de nous précipiter dans les bas fond de la société japonaise. D'un cynisme cinglant, cette série n'épargne rien ni personne. Tout le monde en prend pour son grade. Dans ce tome, notre avocat se retrouve en mauvaise posture. Malgré sa discrétion dans ce volume, Kujo pourrait avoir beaucoup à dire compte tenu d'une décision cruciale prise par Karasuma le concernant... L'étau se resserre sur lui ! Entre profits, exploitations sexuelles, manipulations et autres escroqueries, les évolutions majeures du récit se poursuivent sans interruption. La tension monte d'un cran autour de Mibu. Dans l'ensemble, Manabe se limite principalement ici à faire progresser lentement mais sûrement les pions dans son récit central. Le prochain tome risque de frapper très fort au regard du drame qui vient de frapper le numéro 2 du clan Fushimi. Ça va saigner !!!
Tokyo, ces jours-ci tome 1
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star star star star star 5/5
À Tokyo, un éditeur nommé Shiozawa décide de quitter son poste après 30 ans de travail dans le monde des mangas, ne se retrouvant plus dans les nouvelles normes de l'industrie. Bien qu'il soit amoureux de cet univers, il préfère s'en aller avant d'en venir à le détester. Ce manga, intitulé "Tokyo, ces jours-ci", est le retour de Taiyô Matsumoto après six ans, et il traite de l'âge adulte d'une manière inattendue. Matsumoto, qui a déjà exploré des thèmes tels que l'adolescence et la famille, change de perspective pour se concentrer sur le rôle souvent sous-estimé des éditeurs dans le monde du manga. Shiozawa représente une vieille génération d'éditeurs qui respecte profondément les mangakas avec lesquels il travaille, mais il se sent dépassé par les nouvelles attentes des lecteurs. En parallèle, Liliko, une jeune éditrice, incarne la nouvelle génération. Elle essaie d'aider un mangaka nommé Aoki, qui résiste à ses conseils, mettant en lumière un conflit entre les générations. Matsumoto réussit à donner une voix à chaque personnage, chacun reflétant une partie de lui-même. L'œuvre se penche aussi sur la carrière de Matsumoto, révélant une introspection sur son propre parcours. Les personnages Aoki et Chôsaku sont des reflet de l'auteur, Aoki représentant la jeunesse et l'expérimentation, tandis que Chôsaku symbolise une perte d'innocence. Matsumoto aborde aussi des thèmes plus sombres en montrant que le monde du manga peut être une source de souffrance, où les sacrifices personnels sont nombreux, et où peu atteignent une reconnaissance durable. Sur le plan graphique, Taiyô Matsumoto est connu pour son style distinctif, inspiré des auteurs franco-belges, qui le rend unique dans le paysage du manga. Il défie les règles d'anatomie et de proportion pour dynamiser ses dessins, et bien que son style dans "Tokyo, ces jours-ci" soit plus sobre et réaliste, il conserve toujours une originalité fascinante. En résumé, cette œuvre est un hommage à tous ceux qui, à travers des sacrifices, cherchent à créer un travail dont ils peuvent être fiers, tout en exposant la complexité des relations humaines au sein du monde du manga.
La musique de Marie
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star star star star star 5/5
Furuya Usamaru a commencé sa carrière avec Palepoli (éd. Imho) dans le magazine alternatif Garo. Depuis, il a développé une œuvre variée, oscillant entre récits sombres et violents, comme Litchi Ikari Club, et des titres plus accessibles au grand public. La musique de Marie, publiée en 2001, est l'un de ses premiers mangas destiné à un large auditoire. Ce manga raconte l'histoire de deux jeunes, Kaï et Phiphy, dans un monde alternatif. Cet univers est un havre de paix où les humains cohabitent sur une multitude d'îles, chacune avec ses propres spécialités, cultures et traditions. Kaï, un orphelin, possède une ouïe exceptionnelle qui lui permet d'entendre des sons inaudibles pour les autres. Grâce à ce don, il découvre des mines de minéraux et d'autres ressources précieuses, ce qui est particulièrement utile sur une île dédiée à la création d'automates et de machines. Il vit avec la famille de sa meilleure amie, Phiphy. Kaï est profondément fasciné par Marie, une déesse qu'il aperçoit parfois dans le ciel, observant les humains. La musique émanant de cette déesse l'envoûte et son intérêt pour elle ne cesse de croître. Il est rare de découvrir un conte pour adultes aussi riche et doté d'un univers aussi élaboré. La lecture du premier tome suscite de nombreuses interrogations, auxquelles l'auteur répond, et bien plus encore, dans le second et dernier volume. Furuya aborde en filigrane le besoin des humains d'atteindre la sérénité pour vivre en harmonie. Cet apaisement devrait passer par des croyances partagées, ce qui est souvent loin d'être le cas dans la réalité. La célébration annuelle est également l'occasion d'explorer la beauté de la diversité des cultures, des langues et des croyances, qui, loin d'être un obstacle, constituent une grande force et une beauté pour l'humanité. La musique de Marie réserve de nombreuses surprises et rebondissements dans la deuxième partie du récit. Une excellente œuvre tout en maîtrise narrative. Chapeau l'artiste !
Tank chair tome 3
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star star star star star-empty 4/5
Si je devais souligner le principal atout de TANK CHAIR, ce serait sans conteste son esthétique. L'univers dégage une ambiance « usée », presque en ruine, évoquant des œuvres de la science-fiction post-apocalyptique telles que Gunnm ou Eden. Grâce à une attention minutieuse aux détails et aux contrastes, le mangaka réussit à instaurer une atmosphère immersive, glaciale et oppressante ! Je suis impressionné par la créativité des designs qu'il propose, notamment avec l'élément « biomimétique » qu'il intègre. De plus, ces créations possèdent un charisme indéniable. On peut y déceler une influence certaine de Q Hayashida. Cependant, ce qui frappe le plus, c'est le découpage fluide et énergique. Les scènes d'action sont nombreuses, avec des combats épiques empreints d'une violence débridée. Le sang coule à flots, et c'est véritablement exaltant. Cela laisse présager de belles heures de lecture à venir !
Ma revenante bien-aimée tome 10
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star star star star star 5/5
Petit pincement au cœur à l'issue de ce tome qui signe la fin de cette série très attachante. Pendant 10 tomes, le récit ne s'essouffle pas une seule seconde. Les illustrations de Wakasa faites à l'ancienne sans l'assistance informatique ont un certain charme directement inspirées du cinéma d'horreur. Ce couple à la mixité inédite va me manquer. Il se dégageait de celui-ci tellement d'autodérision et de tolérance. Une tolérance qui était le maître mot des valeurs véhiculées par ce manga véritable ode à la différence et à l'acceptation de l'autre quelles que soient ses origines même si celles-ci viennent tout droit d'outre tombe ! Et je dirai même plus, l'auteur a encore pas mal d'idées sous le coude et mon petit doigt me dit que cette série verra un jour une suite !
Welcome back, Alice tome 6
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star star star star star 5/5
Yôhei commence à sortir avec Yui, ce qui dérange Kei qui se tourne vers Ren pour obtenir du réconfort. Yui impose des règles étranges à Yôhei, comme l'interdiction de se toucher jusqu'à leur prochaine rencontre. Yui semble trouver du plaisir à humilier Yôhei devant Kei. Yôhei est en détresse, n'éprouve aucun plaisir lors de ses relations avec Yui et se dégoûte de lui-même. Il cherche une solution pour se libérer de cette situation mais ne sait pas si ce sera la bonne. Dans la suite du tome, l'auteur aborde les tourments intérieurs des personnages centraux avec des représentations graphiques crues. Shuzo Oshimi met une grande part de lui-même dans son personnage principal. Avant d'arriver à la dernière partie, l'auteur développe les sentiments de chaque personnage, influençant Yôhei et réagissant de manière différente à la fin du tome. Yui, bien que troublée et décrite comme perdue, a un impact important. Kei reste central pour Yôhei, avec des sentiments profonds d'attachement. Ren apporte un soutien et permet d'aborder le rapport délicat avec le corps d'une autre manière. L'oeuvre est marquée par des événements forts, des scènes crues et des thèmes réservés à un public averti. Shuzo Oshimi continue d'aborder son sujet délicat avec force, laissant présager une conclusion intense dans le prochain volume.
Immortalité et châtiment tome 1 (collector)
Votre avis :
star star star star star 5/5
Dès les premières pages, le ton est donné : le récit est à la fois violent et implacable. Les zombies de Satô sont rapides, agressifs et laissent peu de chances à leurs proies. Le dessinateur ne ménage pas ses efforts pour représenter des morts-vivants terrifiants et des scènes de massacres sanglants. Cette froideur clinique dans la mise en scène de l'épidémie, observée par Minato depuis sa chambre, ajoute une dimension dérangeante au récit. La nature même de Minato, avec son passé trouble et abject, est au cœur de cette histoire. Satô nous fait ressentir dès le début que son personnage est hanté par des visions marquantes et un sentiment de culpabilité écrasant. Minato se ronge de l'intérieur, convaincu qu'il ne mérite pas de mourir facilement à cause des crimes qu'il doit expier. Cette complexité psychologique soulève des questions sur l'évolution de cet anti-héros dans un contexte apocalyptique, surtout qu'il n'est pas le seul survivant dans ce love hotel... Satô introduit d'autres personnages secondaires, tantôt attachants, tantôt effrayants, qui questionnent l'humanité déjà perdue avant même l'apocalypse qui vient d'éclater dans les rues de Tokyo. Derrière ce récit de zombies, Kentarô Satô esquisse une réflexion plus profonde sur l'âme humaine et ses facettes les plus sombres, à travers des personnages intrigants. Une entrée en matière rondement menée. Pour moi, c'est un très gros OUI !!!
Starving revelation tome 1
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star star star star star 5/5
J'avais vraiment hâte de découvrir cette nouvelle série qui poursuit l'excellent manga Starving Anonymous. Passez un peu trop inaperçu à mon goût il y a quelques années. Dans ce nouvel opus, l'histoire débute quelques années là où elle s'était arrêtée dans la précédente série. Après l'extinction évitée, les Humains adorent les Grands Amahito et se sacrifient pour eux. Hiroki réalise la gravité de la situation lorsque Yuzu est choisie comme nourriture pour les Grands Amahito. Le manga explore une société où le culte des Amahito est accepté et célébré, forçant tous à servir les Grands Amahito. Ceux qui ne se conforment pas sont rejetés ou lynchés, renforçant le contrôle des Grands Amahito sur l'Humanité. Hiroki défie ce système tyrannique avec l'aide de deux lycéens mystérieux. Starving Revelation est un manga horrifique qui critique la société actuelle, remettant en question les limites de l'Humanité et le pouvoir des croyances collectives. C'est comme si la terre était une gigantesque secte à elle toute seule... Bienvenue dans une dystopie où l'être humain est un simple maillon de la chaîne alimentaire. Ce manga pousse à réfléchir sur l'horreur psychologique et l'idée que chaque individu est évalué comme un mets délicat pour des entités mystérieuses. Un excellent premier tome qui ne me donne qu'une seule envie : découvrir la suite au plus vite !
Mission in the apocalypse tome 2
Votre avis :
star star star star star 5/5
La solitude a rarement été aussi belle et immersive. La perte de sens et la quête de sens s'entremêlent avec beaucoup de délicatesse. Sensation de plénitude face au silence de cette œuvre. Quel travail sur les décors de ce monde déserté et en ruine. Un coup de crayon qui nous immerge dans cette histoire post apocalyptique. Le premier tome a été une belle découverte avec une histoire captivante et des dessins magnifiques. Le tome 2 commence avec la rencontre d'un robot nommé Ethan, chargé de retrouver et de remettre les livres empruntés à leur place dans une bibliothèque. L'héroïne reste avec Ethan jusqu'à ce que sa mission soit terminée. Deux nouveaux personnages, un frère et une sœur, sont présentés et leur histoire émouvante mais pleine d'espoir captive. L'auteur se concentre sur ces deux personnages. On s'attache très vite à la petite équipe qui se forme dans ce deuxième tome. L'ambiance de la série est agréable et les rencontres avec Ethan, ainsi que les deux frères et sœur, sont touchantes et captivantes.
Zingnize tome 5
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Bienvenue dans un récit d'action qui se déroule au début de l'ère Edo au Japon. Le personnage principal, Jinnai Kôsaka, est un voleur célèbre qui accepte une mission pour éliminer un ninja dangereux pour le compte du seigneur Chôan Ôkubo. Il accepte cette mission à condition que la jeune femme qui l'a contacté, Okiku, devienne sa femme. L'histoire de Zingnize utilise des éléments historiques comme la bataille de Sekigahara et le couronnement de Ieyasu, mais le mangaka les transforme à sa sauce, ce qui donne un récit humoristique et décomplexé. Le récit est bourré d'action, de situations loufoques et de gags. Cependant, la narration peut parfois être maladroite et l'action est souvent difficile à suivre en raison du style visuel dense et chargé du dessinateur. Malgré ces défauts, Zingnize a le potentiel de devenir un bon divertissement pour les fans de mangas bourrins et régressifs. L'édition de Shiba est de bonne qualité, avec une jaquette attrayante, un papier souple, une impression de qualité, des pages en couleur et une traduction convaincante.
Naruto - édition hokage tome 28
Votre avis :
star star star star star 5/5
Des affrontements intenses et de l'action à profusion sont au cœur de ce tome. Les lecteurs plongent en plein dans la grande guerre des shinobis avec des combats variés sur plusieurs fronts. Kishimoto ravit les fans en ramenant des personnages précédemment tombés au combat, ainsi que des adversaires emblématiques tels qu'Asuma et Hanzo. De nouveaux ennemis font leur apparition, initiant des affrontements intenses et originaux. La rapidité des batailles illustre la confusion, la folie et l'urgence de la guerre. Les combats se succèdent, offrant une diversité d'affrontements intenses, comme celui entre les frères-démons et Darui, le bras droit du Raikage. Un duel idéologique entre Mifune et Hanzo ajoute une dimension intéressante à l'histoire, soulignant les connexions passées des personnages. Dans la deuxième partie du volume, Naruto décide de participer à la guerre pour protéger ses proches, même en s'opposant à Tsunade et au Raikage. Il s'agit plus d'une opposition que d'un affrontement. Bee vient à l'aide de Naruto avec un flash-back sur sa relation avec le Raikage. Une fois cette phase transitoire terminée, les affrontements et la guerre reprennent pour nous faire vivre à nouveau de grands moments. En parallèle, d'autres éléments captivants sont introduits : Shikaku prend le commandement de l'armée, Sakura traque un espion, un géant attaque l'alliance, Itachi et Pain se rebellent. Ce tome dense prépare le terrain pour des événements encore plus palpitants à venir, notamment avec une surprise en fin de volume...
L'habitant de l'infini - immortal édition tome 6
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star star star star star 5/5
Ce qui définit la série "L'Habitant de l'Infini", c'est sa violence extrême et souvent insoutenable. L'auteur semble fasciné par les corps mutilés, ce qui crée une atmosphère malsaine. Cependant, malgré cette brutalité, on trouve aussi de la poésie et une profonde mélancolie chez les personnages motivés par la vengeance mais évoluant au fil de l'histoire. L'intérêt principal réside dans la complexité croissante des personnages, tels que Lin, Manji et Anotsu, dont les motivations se révèlent profondes et ambiguës. Les interactions entre eux tissent une trame captivante. Le style de l'auteur crée des planches magnifiques avec des jeux d'ombres saisissants et des croquis d'estampes. Les affrontements sont également magistralement mis en scène, ajoutant à la qualité artistique de l'œuvre. Malgré son aspect dérangeant, la série possède de nombreuses qualités, notamment des personnages riches, une certaine poésie et une profondeur émotionnelle. "L'Habitant de l'Infini" est sans aucun doute l'une des meilleures séries Seinen disponibles en France, offrant une expérience complexe et des plus captivantes.
Hokuto no Ken - La légende de Juza
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star star star star-empty star-empty 3/5
La légende de Juza raconte l'histoire de ce combattant rebelle et curieux de la série Hokuto No Ken. Il recherche Ken pour permettre à sa chère Julia de reposer en paix. Juza refuse de s'impliquer dans les conflits mondiaux et préfère aider les personnes qu'il rencontre. Malgré tout, il finit par périr dans un combat perdu d'avance contre le général du Nanto. Le personnage de Juza est complexe, axé sur la liberté et la vengeance envers Kenshiro pour avoir laissé mourir Julia. Les flash-backs de son enfance ajoutent de la profondeur à l'histoire. Cependant, le récit m'a semblé long et répétitif avant que Juza ne trouve enfin un but dans les dernières pages. Certains éléments apocalyptiques attendus ne sont pas très présents, créant une ambiance décevante. En résumé, bien que La légende de Juza présente des moments intéressants, il peut sembler lent et manquer de dynamisme par rapport à d'autres tomes de la série. Pour moi, The Legend of Jagi est le meilleur. Un volume à réserver aux fans inconditionnels de la série et aux collectionneurs.
Shibatarian tome 1
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star star star star star 5/5
À la frontière entre "Dans la peau de John Malkovich" et "Fenêtre secrète" de Stephen King, êtes-vous Shibata ? Tout le monde l'est généralement... Shibatarian est un véritable hommage au cinéma d'horreur. L'histoire tourne autour de Sato Hajime, un lycéen qui devient ami avec Shibata, une tête sortant du sol. Personne d'autre ne voit Shibata, ce qui soulève des questions sur sa véritable existence. Le manga se concentre sur le conflit entre les personnages principaux, incorporant des influences de films d'horreur classiques. L'auteur, Katsuya Iwamuro, crée une intrigue captivante en soufflant le chaud et le froid, laissant une part de mystère. Un récit qui peut vous laisser perplexe face sa complexité et de son interprétation ouverte. Mais comme je le dis souvent, il existe des œuvres qui méritent qu'on leur fasse confiance. Alors tendez la main à ce titre qui devrait nous emporter très loin...
Tombes
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star star star star star-empty 4/5
Le maître Junji Ito a encore frappé ! Chaque histoire nous plonge dans l'horreur avec un talent sans pareil pour le glauque. Ce qui fascine chez le maître de l'horreur, c'est sa capacité à trouver des idées que personne d'autre ne pourrait avoir. On se demande bien où va-t-il chercher tout ça... Énormément de classiques dans ce titre de l'auteur : Le tunnel, Un rêve sans fin, La ville funéraire, La femme limace, etc. Oui mais voilà... Sur les 11 histoires que compte ce volume, 5 sont déjà présentes dans d'autres volumes de la même collection du même éditeur. Sensation de relire ce qui a déjà été lu il n'y a pas si longtemps... Ce qui justifie le fait pour moi de ne pas mettre 5 étoiles. L'analyse de Morolian à la fin de l'œuvre est toujours aussi finement écrite. Il arrive à se réinventer volume après volume. C'est assez remarquable pour être souligné.
River end café tome 3
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star star star star star 5/5
Saki, une adolescente orpheline, trouve refuge au River End Café après la disparition de ses parents et le négligence de sa tante. Dans ce troisième volume, elle rencontre des clients aux destins hors du commun, ce qui la pousse à réfléchir sur son avenir. Malgré des récits rapides, l'auteur parvient à dévoiler de multiples facettes de chaque personnage. La seconde moitié du volume se concentre sur une nouvelle épreuve pour Saki, la plongeant dans la solitude et la détresse. Cependant, le café reste son sanctuaire, offrant un semblant de réconfort. L'auteur utilise habilement des images évocatrices et les paroles de chansons de Bessie Smith pour renforcer les émotions. Cette partie du tome met en lumière la maîtrise artistique de Tanaka, soulignant la souffrance silencieuse de l'adolescente. Le récit témoigne de la force de l'art visuel et des références musicales chargées de sens. Tanaka parvient à offrir une seconde partie captivante, laissant présager un avenir riche en révélations pour cette série innovante.
Saint Seiya - final edition tome 1
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star star star star star 5/5
Petite émotion en redécouvrant ce titre que je n'avais que très partiellement regardé en anime lors des grandes heures du Club Dorothée (oui... je sais, ça date pas d'hier...). Saint Seiya, une série emblématique, suit les aventures de jeunes garçons en armures sacrées, protégés par les constellations et sous les ordres d'Athéna. Bien que souvent critiquée pour sa linéarité et ses répétitions, la série présente des arcs narratifs variés et des retournements de situation surprenants. Les critiques soulignent souvent la répétitivité des comportements des héros, mais la richesse du concept et l'intégration de diverses mythologies mondiales compensent très largement ces défauts. Le graphisme de Kurumada, bien que paradoxal, se distingue par la beauté croissante des armures, contrastant avec les personnages moins bien dessinés. Malgré ses imperfections, Saint Seiya reste un manga culte, ayant grandement contribué aux codes classiques du shonen et captivant les fans par son univers riche et attrayant. Côté édition, c'est plutôt efficace. N'ayant pas les précédentes éditions, je ne pourrai pas faire de comparaisons.
Naruto - édition Hokage tome 27
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star star star star star 5/5
Naruto poursuit son entraînement pour maîtriser le démon renard enfermé en lui. Après avoir dompté ses pensées obscures, il doit maintenant affronter le démon lui-même, une tâche ardue. L'auteur surprend en proposant une approche inédite et touchante. Le face-à-face initial avec son "double maléfique" est un peu décevant, mais la suite plonge profondément dans l'âme de Naruto, où il rencontre sa maman. Cette rencontre, émouvante et sincère, dévoile l'origine de l'attaque du village par Kyubi il y a 16 ans. On découvre enfin les événements évoqués depuis le premier tome, avec des révélations majeures sur le père de Naruto et d'autres ninjas. L'auteur démontre un génie narratif en imbriquant parfaitement ces éléments, créant une cohérence impressionnante. Cette phase, particulièrement réussie et émouvante, est un véritable coup de coeur pour moi dans cette série !
La main gauche de dieu, la main droite du diable tome 2
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star star star star star 5/5
On retrouve dans ce manga scènes d'horreur graphique et trash, typiques du style d'Umezz. La série se distingue par sa liberté créative et ses séquences visuellement choquantes. La violence graphique et l'atmosphère oppressante rappellent les œuvres phares d'Umezu, telles que "L'École emportée" éditée chez Glénat. Les thèmes récurrents de l'auteur, comme les hallucinations et le body horror, sont ici très bien exploités, créant une expérience de lecture à la fois dérangeante et captivante. La maîtrise scénaristique d'Umezu se manifeste dans des séquences mémorables, où l'horreur se mêle à l'onirisme, plongeant le lecteur dans une spirale de terreur. Le Lézard Noir rend hommage à l'œuvre du maître, faisant de ce titre un indispensable pour les amateurs du genre !
Limit tome 5
Votre avis :
star star star star star 5/5
C'est comme si le drame vécu par ces adolescents avait le pouvoir de les transformer en monstres. Chacun à sa manière, en sortant aussi brutalement de sa zone de confort, dévoile la part d'ombre de sa personnalité au détriment de son humanité. Jamais une faucille n'aura autant fait l'objet de convoitise que dans ce manga. Comme on pouvait en douter Hinata est au cœur de ce volume particulièrement sous haute tension. Sa personnalité très complexe vous laissera très certainement perplexe. Cette histoire nous démontre combien il suffit de peu de chose pour que la vie bascule et que tout s'effondre. Les relations entre les protagonistes ne vont pas en s'arrangeant. Les ténèbres s'emparent des cœurs et l'on se demande bien jusqu'où ira cette histoire dramatique... Une très bon manga qui reprend plus les codes du Seinen que du Shojo au final.
Mibu gishi den tome 10
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star star star star star-empty 4/5
Le texte décrit l'aspect historique captivant de la narration avec de nouveaux témoignages, semblables à un documentaire. Les auteurs continuent d'explorer les facettes ambivalentes de Yoshimura, dont les interactions avec Saito suscitent des sentiments contrastés chez Hajime. Yoshimura est dépeint comme un homme profondément humain, bienveillant et dévoué à sa famille, malgré les tensions avec d'autres guerriers. Le nouveau témoignage sur Yoshimura est particulièrement marquant, illustrant l'évolution de leur relation et leurs valeurs opposées. Le contexte historique richement décrit ajoute à l'intérêt de la lecture.
Pumpkin night tome 7
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star star star star star 5/5
La vengeance est un plat qui se mange ensanglanté ! Ce manga doit être pris avant tout pour ce qu'il est, un excellent divertissement qui passe tout seul. Mais pour autant, le scénario continue de se montrer surprenant. Dans ce volume, certains personnages disparaissent et d'autres font leur retour à grand renfort d'hémoglobine. Car oui, cette série horrifique va vous mettre du sang partout. Chaque volume apporte ses nouvelles trouvailles en matière de mutilations et autres joyeusetés bien saignantes. Ça ne s'arrête jamais. Les amateurs d'horreur en auront pour leur argent. Alors que tout semble perdu pour Naoko face au brutal et ultra dangereux Babyface, cette dernière nous sort un nouveau pouvoir tout droit sorti des enfers ! Le scénariste et le dessinateur de ce manga continuent de nous régaler grâce une narration fluide, claire et totalement maîtrisée. Pour moi, c'est toujours un gros OUI même après 7 tomes !
PTSD radio tome 1
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star star star star star 5/5
Bienvenue dans un manga horrifique aussi décousu que David Lynch sait le faire dans ses films. Décousu... En apparence uniquement ! L’histoire se déroule sur une longue période qui débute à l'air pré industrielle japonaise jusqu'à nos jours. Elle semble basée sur une malédiction et sur la façon dont ses effets d’entraînement poursuivent plusieurs protagonistes et leur famille à travers le temps. Les débuts avec cette série seront très certainement déconcertants mais certaines œuvres méritent qu'on leur fasse confiance. Laissez-vous emporter par le courant du récit. Au bout de quelques chapitres les pièces du puzzle s'assembleront et la magie opèrera. Ce que j'ai fortement apprécié, c'est que l'auteur nous propose à travers cette narration en apparence erratique et truffée d'à-coups une expérience plutôt inédite et vraiment enthousiasmante. C'est un gros OUI pour cette découverte horrifique à l'ambiance exceptionnelle !
L'atelier des sorciers tome 9
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star star star star star 5/5
La magie utilisée par Kustas l'est à mauvais escient et pour de mauvaises raisons... Un nouveau personnage apparaît. Une sorcière assez intrigante et dont le rôle fait planer un épais mystère. Son lien avec la confrérie n'est pas véritablement établi, mais on voit pourtant qu'elle emploie la même magie interdite... Très captivant le passage sur le passé de Lulucy. On aimerait en savoir d'avantage sur Ys. Ils se connaissent avec Kieffrey mais ne semblent pas vraiment s'apprécier... Les personnages de la milice mériteraient d'être plus approfondis, selon moi. Ce volume complexe présente un nouvel enjeu politique : l'équilibre précaire entre les sorciers et les humains. Un enjeu de taille pour ces deux populations qui dépendent l'une de l'autre. Mention spéciale à nouveau pour le coup de crayon de la mangaka toujours aussi inspiré. On sent qu'elle prend énormément de plaisir à dessiner son histoire et à partager ses planches toutes plus belles les unes que les autres.
Die Wergelder tome 4
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star star star star star 5/5
Un tome 4 qui démarre sur les chapeaux de roue avec une scène de combat aussi violente que sanglante. On reconnaît bien là la patte de l'auteur du célèbre "L'habitant de l'infini". Certaines scènes et certaines pratiques déviantes présentes dans ce volume devraient à nouveau vous choquer. Mais ce manga ne serait pas ce qu'il est sans cet ingrédient qui, il faut l'avouer, est particulièrement pimenté dans ce tome... En arrière plan, cette œuvre critique avec un ton très acerbe notre société qui fabrique des richesses engendrant un pouvoir qui donne à ceux qui le détienne accès à tout, même à leurs désirs les plus sombres. L'important, c'est d'avoir les moyens de se le payer... Un regard cynique des plus réalistes... L'île où se trame toute cette histoire est vraiment malsaine. Elle dissimule des affaires et des activités dans lesquelles même les Yakuzas de cette histoire ne devraient jamais tremper... Et quiconque y met son nez sans y avoir été invité se retrouve à manger les pissenlits par la racine ! C'est cru voir très cru parfois... Mais c'est aussi une manière de montrer ce que la nature humaine est capable d'engendrer. Dans ce manga, sa face cachée nous apparaît dans son plus simple apparat et ça fait souvent très mal. Hiroaki Samura n'a pas son pareil pour raconter des histoires profondément sombres et savoureusement dérangeante. Si vous aimez les seinen tortueux à l'intrigue aussi dense que sordide, vous allez vous régaler ! Un must !
Rokudenashi blues tome 15
Votre avis :
star star star star star 5/5
Back to basics ! Après le volume 14 entièrement voué au noble art, ce tome nous ramène à ce qui fait le charme de cette série, les rivalités entre bandes des différents lycées. Ça se regarde de travers, ça se provoque jusqu'à ce que ça en vienne aux mains. Il y a un côté très touchant derrière ces gros durs au cœur tendre. La baston est pour eux un art de vivre. Mais une fois le combat terminé, il ne reste aucune rancœur entre les différents adversaires. Dans ce volume, Ebihara le garçon au bandana règle ses comptes avec ceux qui l'ont défiguré. La seconde partie est plus classique et nous plonge dans un condensé de ce que Rokudenashi Blues sait faire faire de mieux entre drame et comédie. Après 15 tomes, le lecteur continue d'en redemander tant cette œuvre ne faiblit pas !
Tsugai - daemons of the shadow realm tome 5
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
De superbes scènes d'action dans ce 4ème volume qui permet de faire connaissance avec un nouveau Tsugai. Le chara design d'Hiromu Arakawa est toujours aussi plaisant à regarder. De mon point de vue, je trouve que l'histoire prend un peu trop son temps pour s'installer. Mais malgré tout, on passe un excellent moment de lecture. Les notes d'humour sont toujours habilement dosées. Un divertissement bien rôdé qui garde encore bien des mystères et dont l'histoire devrait s'accélérer dans le prochain tome. A suivre.
My home hero tome 21
Votre avis :
star star star star star 5/5
Après 21 tomes, cette série n'a pas pris une ride (contrairement à son personnage principale...), elle est toujours aussi addictive et intelligente. Le scénario a su s'adapter aux différentes période de vie des protagonistes. Tout reste bigrement cohérent. Si vous recherchez une série longue (toujours en cours après 26 tomes au Japon) et un thriller redoutable qui fleurte avec les code du polar, vous ne serez pas déçu avec ce manga. La fuite en avant de ce père prêt à tout pour défendre sa famille vous fera serrer les dents plus d'une fois. On reste admiratif face à son courage et son sang froid à toute épreuve. Dans ce tome, la première partie semble nous plonger en plein coeur du film "Piège de Cristal". La dualité entre la fille et le père s'accentue inexorablement. Et pourtant, leur amour l'un pour l'autre reste intact. Un très bon tome qui ne demande qu'une seule chose : la suite !
Boy's abyss tome 12
Votre avis :
star star star star star 5/5
Ce manga continue d'explorer les facettes les plus sombres de l'âme humaine, notamment la dépression, l’isolement et les relations toxiques. Notre héros, Reiji, se sent piégé par tous ceux qui l'entourent, y compris sa famille et sa ville. La manipulation émotionnelle de sa mère est particulièrement marquante, jouant un rôle central dans la destruction progressive de ce dernier et de son entourage. Cette ville sans nom devient un personnage à lui tout seul, exerçant une pression omniprésente sur tous les personnages. Le style artistique accentue la tension et la douleur des protagonistes à travers un graphisme sombre et oppressant. Cependant, l’histoire commence à s’étirer, et certains personnages secondaires stagnent. Malgré cela, cette série qui comptabilise déjà 12 tomes maintient une tension permanente et continue de nous plonger dans le plus profond désespoir...
En selle, Sakamichi ! tome 4
Votre avis :
star star star star star 5/5
Waouh ! Un tome qui démarre sur les chapeaux de roue au sens propre comme figuré ! L'auteur a une telle capacité à embarquer le lecteur dans son histoire. La course entre entre nos 3 compères vous immergera comme rarement vous l'aurez été. L'amitié comme moteur de la performance sportive, il y a un côté très touchant dans la personnalité du principal protagoniste. Et nouveauté, dans ce tome, la rivalité naissante entre Shunsuke et Sakamichi... Jamais les derniers mètres d'une course n'auront été aussi longs et palpitants. Un vrai page turner cette série ! L'auteur arrive aussi à rendre la pratique de la course cycliste passionnante. On n'imagine pas à quel point l'aspect tactique dans la gestion de sa propre course est primordial pour gagner. Peut-être encore plus que la volonté... Plaisir de lecture immense grâce à ce manga !
Keiji tome 17
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Notre colosse Keiji se retrouve dans une situation assez compliquée dans ce volume. Et c'est assez rare pour être souligné. On a souvent l'habitude de voir notre Kabuki-Mono arborant un sourire moqueur aux lèvres et traversant chaque problème comme si rien ne pouvait l'atteindre. Ici, l'arrogance a laissé place à la colère. Dans ce volume, rien ne va plus. Keiji vacille face au nouvel adversaire qui se dresse devant lui. Encore plus dangereux et plus vil que ceux déjà rencontrés. C'est assez déroutant de le voir autant froncer les sourcils et de voir son sang coulé face aux multiples assauts ennemis.
Spriggan - perfect edition tome 3
Votre avis :
star star star star-empty star-empty 3/5
330 pages et 3 nouvelles missions pour notre héros Yu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on voit du pays grâce à lui. Inde, Amérique du Sud... On passe d'un continent à l'autre pour découvrir aux quatres coins du monde mythes, croyances et légendes revisités par l'auteur. La mise en scène reste d'une vivacité exceptionnelle. Ça fuse dans tous les sens. C'est violent et ultra punchy. De nouveaux enjeux et de nouvelles perspectives qui apportent un coup de boost à cette série avant tout orientée action et qui représente un bon divertissement. Si vous attendez un scénario complexe et très construit, passez votre tour.
Choujin X tome 8
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Visuellement c'est particulièrement réussi dans les scènes d'action. Servi par un graphisme un peu crade et charbonneux, les planches sont d'une cohérence graphique particulièrement efficace ! L'équilibre entre l'ombre et la lumière n'a jamais été aussi ténu que dans cette histoire aux relans de super héros. Un tome qui fait la part belle au développement des relations entre les personnages au détriment de l'avancée de l'intrigue. Les protagonistes semblent mieux accepter leurs pouvoirs et leur différence. L'ambiance est toujours aussi sombre et chaotique dans ce monde en péril. De nouveaux personnages font leur apparition alors que d'autres réapparaissent... Un tome de transition qui ne manque pas pour autant d'intérêt grâce à la patte singulière de l'auteur.
The summer Hikaru died tome 4
Votre avis :
star star star star star 5/5
"Les humains... Dès que je les approche, ils se cassent... Et après, ils se mettent à avoir des hallucinations et ils meurent." Ambiance... C'est la force de cette œuvre, son ambiance. L'immersion est totale dans cette série qui fleurte avec le fantastique dans les tréfonds du folklore japonais. Le thème principal de ce manga est déjà vu mais la manière dont l'auteur le traite est tout à fait remarquable. Tout est suggéré plus que montré. Ce qui laisse le lecteur en permanence sous tension car on ne comprend pas tout. Quelque chose d'inquiétant rôde autour de cette ville mais l'esprit humain semble incapable d'appréhender ce que c'est réellement... Le rythme est lent et pesant. C'est fabuleusement bien mené. Une vraie réussite !
Land tome 9
Votre avis :
star star star star star 5/5
Une fissure commence à se former dans ce monde composé de deux mondes... Tous les acteurs de l'histoire commencent à se rejoindre. Certains d'entre eux prennent une place de plus en plus grande. Ann notamment prend une place nouvelle et centrale dans Notre Monde. D'autres protagonistes prennent des décisions qui vont bouleverser cet univers de manière irréversible. La quête du père de Jun prend un tournant radical qu'on a hâte de voir se développer dans le prochain tome. Coup d'accélérateur assez radical donc dans ce volume. La conclusion de cette histoire semble progressivement s'approcher et pourtant les mystères qui entourent celle-ci sont loin d'avoir dit tout ce qu'ils avaient à dire... Quelle maîtrise narrative hors pair ! Le grand nombre de sujets abordés par l'auteur restent toujours d'une grande richesse. Un must en devenir que cette œuvre qui fait de la SF autrement et passionnément.
Ikusa no ko - La légende d'Oda Nobunaga tome 11
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Après la mort du père de Nobunaga, certains vassaux commencent à contester l'autorité de la branche Danjô-no-jô du clan Oda. Dans cette époque troublée des provinces en guerre, les soifs de pouvoir et les ambitions de conquête s'entrechoquent ! "Ses troupes ne tiennent pas leur formation. Elles sont comme un torrent qui porte et emmène leur chef." Aux côtés de ce génie de la guerre qu'est Nobunaga, tout semble si simple dans les batailles... L'art de la guerre comme si on y était ! Le dessin dense et esthétique de Testuo Hara fait toute la différence. Chaque planche est une pure murve qui ravira vos pupilles. Mention spéciale pour les covers de chaque tome tout en dorures. C'est du plus bel effet !
Versus tome 1 (édition limitée mystère)
Votre avis :
star star star star star 5/5
Première expérience avec l'auteur ONE et j'avoue que je ne suis pas déçu. J'aime ce côté totalement WTF. Le scénario de Versus nous plonge dans une histoire aussi débridée que déjantée mais dont les possibilités semblent assez gigantesques. Il était une fois un monde d'Heroic Fantasy ... Et puis...BAM ! tout va voler en éclat !!! Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir de découvrir le synopsis de ce cette nouvelle série mais vous allez vite comprendre que son concept et son univers est très très vaste. Audacieux, c'est le mot qui me vient à l'esprit quand j'ai découvert l'idée principale de ce manga. L'euphorie de la découverte ne vous quitte pas une seconde tout au long de ce premier volume. Comment peut-il en être autrement, on passe de rebondissements en rebondissements ! L'action file à toute berzingue et le style graphique est particulièrement efficace et réussi. Un manga qui devra faire ses preuves dans les prochains tomes et répondre à toutes les promesses laissées en suspens dans ce tome 1. Mais pour l'instant, c'est un gros OUI !