Adesio
Membre depuis 952 jours
Éditorialiste
BFF

Mes avis produit

L'atelier des sorciers tome 13 (collector)
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le treizième tome de "L'Atelier des Sorciers" de Kamome Shirahama poursuit avec brio l'aventure de Coco et de ses compagnons, tout en approfondissant les thématiques centrales de la série. Blessée lors de son affrontement contre Engendil, Coco est secourue par son maître Kieffrey, qui oscille entre soulagement et colère face aux risques qu'elle a pris. Malgré sa convalescence imposée, la détermination de Coco à sauver Kustas demeure inébranlable, illustrant sa volonté de défier les conventions établies. On peut saluer la qualité graphique exceptionnelle de ce volume, caractérisée par des dessins élaborés et une mise en page élégante. L'édition collector et son artbook aux illustrations colorées ainsi que la jaquette réversible sont très quali. L'intrigue de ce tome met en lumière les absurdités et les inégalités du monde magique, soulevant des questions sur les lois régissant la magie et leur application. Les personnages secondaires bénéficient également d'un développement approfondi, offrant une richesse narrative qui maintient grandement notre intérêt (comme c'est le cas tome après tome avec cette série exceptionnelle). Fort enthousiasme face à ce treizième opus, véritable "pépite". L'histoire bien ficelée et les dessins magnifiques continuent de séduire aisément, consolidant la réputation de "L'Atelier des Sorciers" comme une œuvre incontournable du manga contemporain. En somme, ce treizième tome réussit à conjuguer une narration captivante, des thématiques profondes et une qualité artistique remarquable, confirmant le talent de Kamome Shirahama et l'attrait durable de sa série.
Naruto - édition Hokage tome 30
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Ce volume nous plonge au cœur de l'apogée de la Quatrième Grande Guerre Ninja, un arc qui mêle intensité dramatique, révélations majeures et combats spectaculaires. Ce tome marque un tournant décisif dans l'histoire, avec l'affrontement contre l’armée des Zetsus blancs et la montée en puissance des antagonistes. Le début se distingue par son focus sur la stratégie militaire et la coordination des forces alliées. Kishimoto excelle à retranscrire l’ampleur d’un conflit global, en multipliant les points de vue. La guerre, loin d’être une simple toile de fond, devient un espace de développement pour des personnages secondaires comme Darui, qui brille dans son affrontement face aux frères Kinkaku et Ginkaku. Cependant, le véritable point fort réside dans la résurrection de figures légendaires via l'Edo Tensei, qui pousse les héros à affronter non seulement des adversaires redoutables, mais aussi leur propre passé. La seconde partie du volume met l'accent sur l’affrontement entre Naruto, Bee, et les Jinchūriki contrôlés par Tobi. Ce combat est un chef-d'œuvre visuel et tactique, où Kishimoto exploite à merveille les capacités uniques des Bijuus et la synergie entre Naruto et Kurama. L’évolution de leur relation est touchante, marquant un sommet émotionnel dans le récit. De plus, ce volume renforce l'aura de mystère entourant Tobi, tout en préparant le terrain pour des révélations à venir. Malgré leur densité, ces tomes ne sont pas exempts de défauts. Les séquences de combat, bien que spectaculaires, peuvent paraître parfois surchargées et ralentir le rythme. Certains personnages secondaires sont éclipsés, ce qui peut frustrer les lecteurs qui attendent un traitement plus équilibré. En somme, ce tome de Naruto incarne la puissance narrative et visuelle du manga, alliant action, émotion et enjeux dramatiques. Ils préparent le terrain pour un climax explosif, tout en célébrant les valeurs de camaraderie et de dépassement de soi qui font le cœur de l’œuvre. Un incontournable pour les fans, malgré quelques légers déséquilibres narratifs.
Darwin's incident tome 7
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le tome 7 poursuit avec intensité l'exploration des thèmes complexes qui ont fait la renommée de la série. Dans ce volume, la quête du professeur Grossman, créateur génétique de l'humanzee, atteint son paroxysme. Les différents protagonistes — Charlie, l'ALA, le FBI et une puissante société pharmaceutique — convergent vers une confrontation inévitable. Cette escalade des tensions offre une narration haletante, caractéristique du thriller captivant qu'est "Darwin's Incident". On peut saluer la manière dont Umezawa approfondit la psychologie de ses personnages, tout en maintenant un équilibre subtil entre action et réflexion. Le dessin réaliste et soigné de l'auteur, notamment dans la représentation de Charlie, continue d'impressionner, renforçant l'immersion du lecteur dans cet univers où les frontières entre humanité et animalité se brouillent. Ce septième tome confirme la capacité de la série à aborder des questions sociétales contemporaines, telles que le militantisme, les dérives scientifiques et les conflits idéologiques, tout en conservant une intrigue dynamique et engageante. En somme, le tome 7 de "Darwin's Incident" s'affirme comme une continuation réussie de la série, mêlant habilement action, suspense et réflexion philosophique, et consolidant sa place parmi les œuvres marquantes du genre.
Ajin tome 8
Votre avis :
star star star star star 5/5
Ce huitième tome continue de captiver avec son intrigue intense et ses rebondissements inattendus. Ce volume se concentre sur l'affrontement stratégique entre Kei Nagai et le redoutable Sato, offrant une profondeur accrue aux personnages et à leurs motivations. J'ai particulièrement apprécié la manière dont Sakurai dépeint les tactiques ingénieuses de Kei, exploitant les faiblesses de ses adversaires avec une précision remarquable. On peut saluer l'utilisation innovante des capacités des Ajin, notamment la manipulation des particules IBM pour aveugler les ennemis. Un mélange d'originalité et de complexité assez savoureux ! Cependant, ce qui m'a particulièrement marqué c'est l'apparition de Sato. Sa méthode d'infiltration audacieuse et dérangeante, impliquant l'envoi de sa propre main coupée dissimulée parmi des ailes de poulet frites, est aussi fascinante que choquante. Cette tactique, surnommée "transfert", démontre l'absence totale de scrupules de Sato et sa volonté de se sacrifier pour atteindre ses objectifs, renforçant son image de personnage imprévisible et dangereux. Les scènes de combat dans ce tome sont particulièrement intenses, mettant en lumière la brutalité des affrontements entre Ajin et humains. La mort d'un des agents en costume noir, accompagnée de l'échange succinct mais poignant avec son coéquipier, est un moment fort, illustrant la dure réalité de leur mission et la camaraderie silencieuse qui les unit. En somme, le tome 8 d'"Ajin" est un mélange habile d'action, de stratégie et de développement de personnages, maintenant le lecteur en haleine. Vite la suite !!!
Ajin tome 7
Votre avis :
star star star star star 5/5
Je suis totalement fan de cette série !!! Le tome 7 d’Ajin marque un moment clé dans cette saga captivante, où l’action et la réflexion s’entrelacent avec brio. Ce volume accentue la montée des tensions autour de Sato, dont les actions terroristes deviennent plus destructrices. Son charisme et sa brutalité le placent en antagoniste mémorable, tandis que Kei Nagai, le héros, continue d’évoluer de manière intrigante. Pragmatique jusqu’à l’excès, Kei est un protagoniste atypique, difficile à cerner, ce qui renforce l’ambiguïté morale de l’œuvre. L’intrigue, quant à elle, alterne habilement entre des scènes de stratégie intense et des moments de réflexion, posant des questions sur le pouvoir et la morale. Jusqu’où peut-on aller pour défendre une cause ? Cette thématique centrale donne au manga une profondeur rare. Côté visuel, le style de Sakurai brille par sa précision. Les scènes d’action, dynamiques et percutantes, exploitent pleinement les capacités surnaturelles des Ajins. Les ombres et les contrastes renforcent l’atmosphère oppressante, et les silences dans la narration accentuent la tension. Entre une intrigue haletante, des personnages fascinants et une réflexion profonde, ce volume prépare le terrain pour des confrontations encore plus marquantes. Un tournant décisif pour cette série inoubliable.
Rokudenashi blues tome 16
Votre avis :
star star star star star 5/5
Waouh quel tome ! L’arc avec Yakushiji est un moment clé qui illustre parfaitement les thèmes récurrents de rivalité, d’honneur et de fraternité. Cet arc, marqué par une tension palpable et une violence cathartique, se distingue par son intensité émotionnelle et son développement des personnages. Yakushiji, leader charismatique et impitoyable, représente une menace unique pour Taison Maeda et ses alliés. Contrairement à d’autres adversaires, il incarne une forme de cruauté calculée, manipulant les émotions de ses ennemis pour les pousser à bout. Cette stratégie met en lumière une facette plus vulnérable de Taison, révélant sa peur de l’échec et sa loyauté envers ses amis. Le manga explore ainsi avec profondeur les dilemmes moraux liés à la violence, tout en questionnant l’idée même de la justice dans un monde où les règles sont souvent imposées par les plus forts. Le combat entre Taison et Yakushiji est l’apogée de cet arc, mêlant des échanges brutaux à une réflexion silencieuse sur la rage et la résilience. Masanori Morita excelle ici dans l’art de la mise en scène : chaque coup porté est lourd de sens, chaque regard échangé est chargé d’émotion. La tension dramatique est renforcée par des dessins saisissants, où les traits anguleux des visages et la précision des ombres accentuent l’atmosphère oppressante. Ce qui rend cet arc mémorable, c’est également la manière dont il fait évoluer les relations entre les personnages. Les amis de Taison, d’abord hésitants face à Yakushiji, montrent une solidarité exemplaire, consolidant l’idée que l’union fait la force. Cette dynamique renforce l’attachement du lecteur aux protagonistes, tout en mettant en exergue la nature destructrice des conflits entre gangs. En somme, l’arc avec Yakushiji est une pièce maîtresse de Rokudenashi Blues, combinant action, émotion et réflexion. Il témoigne du talent de Morita à transcender le genre du manga de délinquants pour en faire une œuvre captivante et universelle. Vivement le tome 17 qu'on découvre la suite arc mémorable !
Immortalité et châtiment tome 2
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le deuxième tome de Immortalité & Châtiment approfondit les thèmes introduits dans le premier volume tout en renforçant son atmosphère oppressante et ses dilemmes moraux. Kentarô Satô continue de livrer un récit sombre et captivant, explorant les répercussions d'une certaine forme d'immortalité sur les personnages principaux. Ryûji, rongé par son passé, devient de plus en plus imprévisible, tandis qu’Ayaka se montre sous un jour plus déterminé. Satô excelle dans l’exploration psychologique de ses personnages. Graphiquement, ce tome impressionne encore par sa maîtrise. Les jeux d’ombre accentuent l’atmosphère pesante, et les scènes d'action sont chorégraphiées avec une intensité brutale. Les gros plans sur les expressions des personnages traduisent leurs conflits intérieurs avec une précision remarquable. Ce tome souffre d’un léger manque de progression narrative. Les enjeux avancent peu, et certaines scènes semblent répétitives. De plus, l’univers reste encore partiellement exploré, laissant le lecteur avec de nombreuses questions. Le tome 2 de Immortalité & Châtiment captive par sa profondeur émotionnelle et sa mise en scène impeccable. Kentarô Satô confirme son talent pour mêler action, drame et réflexion dans un manga qui reste incontournable pour les amateurs de récits sombres et psychologiques.
Sôten no Ken tome 14
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le dernier tome de Sōten no Ken clôt magistralement cette préquelle de Hokuto no Ken. Fidèle à son style narratif, Buronson livre un scénario dense et tragique, tandis que Tetsuo Hara enchante avec son dessin d’une précision inégalée, mêlant puissance et émotion. Cependant, malgré ses qualités, ce final soulève des sentiments partagés. Sur le plan visuel, Hara dépasse une fois de plus les attentes. Chaque page est un chef-d'œuvre où la tension des combats est palpable. Les traits des personnages capturent une profondeur émotionnelle rare, traduisant à la perfection leur lutte intérieure et leur destin inexorable. Les décors, souvent noyés dans une atmosphère sombre et pesante, renforcent le sentiment d’urgence et de tragédie. Narrativement, Buronson met un point final à l’histoire de Kenshirō Kasumi avec une intensité dramatique impressionnante. Les révélations sur son rôle au sein du Hokuto Shinken et ses relations avec ses ennemis et alliés sont à la hauteur des attentes. Cependant, le récit souffre parfois d’un rythme inégal. Certains passages sont précipités, comme si les auteurs souhaitaient conclure rapidement, au détriment d’un développement plus approfondi de certains personnages secondaires pourtant prometteurs. L’autre bémol concerne la redondance de certains thèmes, notamment la récurrence des dilemmes moraux et de la violence tragique. Si ces motifs sont au cœur de l’univers de Sōten no Ken, leur répétition peut diluer l’impact émotionnel. Malgré ces faiblesses, ce dernier tome réussit l’essentiel : donner un sens à l’ensemble de la série et la relier subtilement à l’univers de Hokuto no Ken. L’héritage de Kenshirō Kasumi est pleinement assumé, faisant de lui un personnage tragique et mémorable, digne des grandes figures héroïques du manga. En conclusion, ce tome final est une lecture incontournable pour les fans de l’univers Hokuto, même s’il aurait pu bénéficier d’une meilleure gestion narrative. Un adieu poignant, à la hauteur de la légende.
Migi et Dali tome 5
Votre avis :
star star star star star 5/5
Dans ce cinquième tome de Migi et Dali, Nami Sano continue de tisser une intrigue où le grotesque et le mystérieux se mêlent avec brio. Ce manga, déjà marqué par son atmosphère singulière et son humour noir, prend ici une tournure encore plus captivante. L’histoire des deux jumeaux, Migi et Dali, qui se font passer pour une seule personne afin de venger leur mère, évolue vers des révélations troublantes. Ce tome approfondit les questions d’identité et de dualité, tout en renforçant les enjeux émotionnels qui sous-tendent leur quête. Le voile se lève progressivement sur les secrets de la famille Sonoyama, ce qui rend la lecture d’autant plus haletante. L'écriture de Nami Sano brille par sa capacité à maintenir un équilibre entre légèreté absurde et tension dramatique. Les dialogues, souvent piquants, jouent un rôle clé dans l’ambiguïté des personnages. Les jumeaux eux-mêmes, malgré leur plan machiavélique, parviennent à susciter de l’empathie, ce qui témoigne du talent de l’autrice pour créer des protagonistes nuancés. Graphiquement, le style distinctif de Sano est toujours aussi saisissant. Elle excelle dans la juxtaposition de scènes calmes, presque banales, avec des expressions faciales étranges qui traduisent l’instabilité psychologique des personnages. L’utilisation de détails visuels subtils renforce l’ambiance oppressante et souligne les non-dits. Il y a un côté Desperate Housewives dans cette ville. Chaque semble cacher quelque chose derrière les rideaux d'un blanc immaculé de ses fenêtres. Ce cinquième tome confirme le génie de Nami Sano dans l’art de manipuler les attentes du lecteur. L’intrigue reste imprévisible et magnétique, et les dernières pages laissent présager un dénouement aussi bouleversant qu’inattendu. Un manga qui continue de captiver par son originalité et son audace narrative.
Spriggan - perfect edition tome 4
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Cette fois-ci, c'est la bonne ! J'ai enfin accroché à l'univers proposé par Spriggan ! Ce quatrième tome poursuit sur sa lancée explosive avec une intrigue toujours plus intense et un mélange réussi d’action, de mystère et de science-fiction. Ce volume s’inscrit dans la continuité de la série, approfondissant ses thèmes tout en explorant de nouvelles dimensions. Dans ce tome, nous retrouvons Yū Ominae, l’agent d’élite des ARCAM, pris dans une mission particulièrement périlleuse. Cette fois, l’intrigue tourne autour d’un artefact antique dont la puissance dépasse l’entendement. Les enjeux sont plus élevés que jamais, et les adversaires rencontrés, comme d’habitude, rivalisent de puissance et de complexité. L’un des points forts de ce tome est l’introduction de nouveaux antagonistes charismatiques, qui donnent du fil à retordre à notre héros tout en enrichissant l’univers de la série. Graphiquement, Ryōji Minagawa atteint ici une maîtrise impressionnante. Les scènes d’action, nerveuses et précises, sont magnifiquement mises en scène, et chaque coup porté semble vibrer sur la page. Les décors, souvent inspirés par des lieux historiques et des mythologies variées, renforcent l’atmosphère unique de la série, qui jongle entre modernité et références au passé. Le scénario, signé Hiroshi Takashige, reste captivant, mais il tend parfois à s’enliser dans des explications un peu lourdes sur les artefacts et leur signification. Cela n’enlève toutefois rien à l’efficacité générale du récit, qui parvient à mêler habillement aventure et réflexion sur les dangers de la technologie et de l’avidité humaine. Ce tome 4 brille également par son traitement des personnages. Yū, tout en restant le héros intrépide que l’on connaît, montre des facettes plus vulnérables, ce qui le rend encore plus attachant. Les interactions entre les protagonistes et leurs adversaires sont également bien écrites, notamment grâce à des dialogues percutants. Cependant, on pourrait regretter une certaine répétitivité dans la structure narrative. Le schéma "mission-artefact-adversaire" commence à se faire prévisible, bien que chaque mission propose des variations intéressantes. En somme, le tome 4 de Spriggan continue d’enrichir cet univers palpitant avec brio. Entre ses scènes d’action spectaculaires, son intrigue captivante et ses thématiques intelligemment abordées, il ravira les amateurs d’action et de mystère. Un incontournable pour les fans de la série, même si l’on espère des surprises plus marquantes dans les prochains volumes.
Keiji tome 18
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le tome 18 de Keiji, dernier opus de la saga, clôt en beauté l'épopée du flamboyant Maeda Keiji, samouraï libre et extravagant. Tetsuo Hara livre une conclusion qui, bien que marquée par une certaine mélancolie, reste fidèle à l'esprit de la série : un mélange d'action, de poésie et de fierté indomptable. L’histoire se concentre sur les derniers moments de gloire de Keiji, un héros qui refuse de plier devant les codes rigides de l’époque Sengoku. Les affrontements spectaculaires, caractéristiques du manga, sont encore présents, portés par des dessins somptueux et une mise en scène magistrale. Hara excelle dans sa représentation des émotions, des combats, et des paysages japonais, renforçant l'atmosphère épique du récit. Cependant, ce dernier tome met davantage l'accent sur la philosophie de Keiji : son attachement à la liberté et sa quête de l’authenticité dans un monde rongé par l’ambition et les trahisons. Le contraste entre son idéalisme et la brutalité de son époque devient plus poignant, rendant son destin inévitablement tragique. Si la série a parfois pêché par un scénario répétitif ou des personnages secondaires un peu effacés, ce dernier volume parvient à recentrer l’attention sur son protagoniste et à magnifier son aura. Les adieux de Keiji, empreints de dignité et de solitude, laissent une impression durable, comme un poème silencieux inscrit dans l’Histoire. En conclusion, ce tome 18 est une fin mémorable pour un manga qui aura marqué par son héroïsme flamboyant et sa profondeur émotionnelle. Keiji restera une œuvre emblématique, un hommage aux valeurs de loyauté, de liberté, et à la beauté intemporelle de l'âme humaine.
Evol tome 7
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le tome 7 de Evol marque un tournant dans la série d'Atsushi Kaneko, poursuivant son exploration d'une société dystopique où les superpouvoirs sont autant une malédiction qu’un moyen de survie. À mesure que l’histoire avance, l’auteur approfondit les trajectoires torturées de Gamma, Beta et Alpha, tout en révélant de nouvelles pièces du puzzle narratif. Comme toujours, le style graphique de Kaneko impressionne. Ce tome ne fait pas exception, avec des planches d’une intensité visuelle rare. L’alternance entre les scènes d’action frénétiques et les moments de silence oppressant témoigne de sa maîtrise du rythme. Les contrastes entre noir et blanc sont plus marqués que jamais, renforçant l’atmosphère de tension et de désespoir. Sur le plan narratif, ce volume continue d’interroger la place de l’individu face au chaos. Les protagonistes, bien qu’armés de pouvoirs exceptionnels, apparaissent plus vulnérables que jamais. Leur quête n’est pas guidée par des idéaux héroïques, mais par un besoin désespéré de survie et d’identité. Cette humanisation les rend profondément attachants, malgré leurs failles et leurs actes souvent discutables. De nouveaux enjeux se dessinent, et Kaneko n’hésite pas à multiplier les surprises, notamment à travers l’apparition de personnages clés qui redistribuent les cartes. Ces éléments relancent l’intrigue, tout en maintenant une ambiance pesante. La violence omniprésente, tant physique que psychologique, reste un moteur central de l’histoire, mais elle n’est jamais gratuite : elle illustre l’absurdité et la brutalité du monde dans lequel évoluent les protagonistes. Toutefois, ce tome soulève plus de questions qu’il n’en résout, ce qui pourrait frustrer certains lecteurs. On sent que Kaneko prépare le terrain pour un crescendo narratif à venir, laissant le lecteur dans une attente haletante. En résumé, le tome 7 de Evol s’inscrit dans la continuité de cette série magistrale, mêlant réflexion sociale, noirceur et expérimentation visuelle. Atsushi Kaneko continue de captiver avec une œuvre qui n’a pas peur d’aller au bout de ses idées. Ce tome confirme que la série reste l’une des propositions les plus audacieuses du manga contemporain. Une lecture indispensable pour les amateurs de récits sombres et subversifs.
Clevatess tome 7
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le tome 7 de Clevatess, œuvre de Yûji Iwahara, marque une étape cruciale dans cette saga mêlant dark fantasy, action et stratégie. Dès les premières pages, le récit s'ouvre sur un affrontement d'une intensité rarement égalée dans la série, mettant en lumière les capacités hors normes de Clevatess, le Seigneur des Démons. Iwahara ne se contente pas de proposer une simple surenchère de combats spectaculaires : il approfondit les dilemmes moraux et stratégiques de ses personnages, enrichissant leur complexité. Ce tome se distingue par son rythme maîtrisé, alternant entre scènes d'action haletantes et moments d'introspection. Le personnage de Lufas, particulièrement, gagne en profondeur alors qu’il confronte ses croyances à celles du Seigneur des Démons. Les dialogues, toujours percutants, explorent des thèmes tels que la loyauté, le sacrifice et la définition du bien et du mal dans un monde en guerre. Le dessin de Yûji Iwahara est, comme à l’accoutumée, saisissant. Les détails des expressions faciales et la fluidité des scènes d’action renforcent l’immersion du lecteur. Le contraste entre les ténèbres oppressantes et les éclats lumineux symbolise avec brio le conflit intérieur des personnages. Cependant, le tome souffre de quelques longueurs, notamment lors des passages explicatifs qui alourdissent légèrement la narration. Certaines intrigues secondaires peinent à trouver leur place face à la montée en puissance de l’histoire principale, laissant le lecteur en attente de résolutions plus incisives. Malgré ces légers défauts, ce septième volume de Clevatess s’impose comme un tournant décisif, riche en émotions et en rebondissements. Iwahara continue de surprendre avec sa capacité à mélanger profondeur narrative et visuel éblouissant, consolidant ainsi sa place parmi les grandes séries de dark fantasy. Un tome incontournable pour les fans, et une promesse de grandes choses pour la suite.
En Selle, Sakamichi ! tome 5
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le tome 5 de En selle, Sakamichi (ou Yowamushi Pedal en version originale) marque une étape cruciale dans l'évolution du jeune Sakamichi Onoda, ce lycéen timide devenu un passionné de cyclisme compétitif. Après avoir rejoint le club de cyclisme de son lycée, il s’immerge de plus en plus dans ce sport exigeant. Ce volume, riche en tension et en adrénaline, se concentre sur les défis de l’équipe de Sohoku lors de l’entraînement intensif qui précède l’Inter-lycées, un événement majeur. L’intrigue principale met en lumière les interactions entre les différents membres de l’équipe. Sakamichi commence à développer son propre style, tout en apprenant à collaborer avec ses coéquipiers. L’alchimie complexe entre Makishima, le grimpeur atypique, et Tadokoro, le puissant sprinteur, se révèle particulièrement captivante. On découvre comment leurs compétences complémentaires, combinées à l'énergie brute de Sakamichi, forgent une dynamique de groupe unique. Watanabe excelle dans sa manière de représenter les courses. Ses dessins transmettent parfaitement la vitesse et la tension des ascensions abruptes ou des sprints effrénés. Chaque planche regorge de détails qui permettent aux lecteurs de ressentir l'effort des coureurs et la pression qui pèse sur leurs épaules. La montée emblématique de Sakamichi dans ce tome est à couper le souffle, illustrant parfaitement la persévérance du personnage face à des adversaires redoutables. Cependant, ce volume ne se limite pas à l’action. Il approfondit également les thèmes de l’amitié, de l’esprit d’équipe et du dépassement de soi. À travers des flashbacks, on en apprend davantage sur les motivations des personnages secondaires, rendant leurs luttes plus émouvantes et crédibles. En résumé, ce cinquième tome d’En selle, Sakamichi est une réussite. Il équilibre habilement scènes d’action trépidantes et moments d’introspection. Grâce à une narration fluide et des dessins dynamiques, Watanabe continue de captiver ses lecteurs. Ce volume laisse présager des affrontements encore plus intenses et des moments mémorables à venir dans cette aventure sportive palpitante. Un must pour les amateurs de mangas et de sports !
Mobile Suit Gundam - The Origin tome 2
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le deuxième tome de Mobile Suit Gundam: The Origin poursuit brillamment la relecture de la série animée culte sous la plume et le pinceau de Yoshikazu Yasuhiko. Ce manga, qui réinvente l'univers originel, approfondit les personnages et les enjeux tout en préservant l'essence de l'histoire qui a marqué l'histoire de la science-fiction japonaise. Dans ce tome, le conflit entre la Fédération Terrestre et le Duché de Zeon prend une ampleur encore plus dramatique, tandis que le légendaire RX-78 Gundam continue de se révéler comme une arme clé dans la lutte. L'intrigue se concentre sur l’équipage du White Base, en particulier Amuro Ray, dont l'évolution psychologique face au stress et à la violence de la guerre est mise en lumière. Ce tome explore également davantage la rivalité entre Char Aznable et Garma Zabi, ajoutant une profondeur politique et personnelle au récit. Le style graphique de Yasuhiko est impressionnant : chaque case regorge de détails et de textures qui rendent l’univers tangible. Les séquences de combat dans l'espace, magnifiquement mises en scène, dégagent une intensité rare, tout en étant claires et fluides. Les personnages, quant à eux, gagnent en expressivité grâce à un dessin subtil qui reflète leurs doutes, leur douleur et leurs convictions. Narrativement, ce tome excelle dans son équilibre entre l’action spectaculaire et le développement des thèmes centraux. La guerre est présentée sans glorification, avec ses horreurs et ses pertes humaines. Les tensions entre les membres de l’équipage du White Base reflètent les conflits internes auxquels chacun est confronté, tandis que les scènes politiques mettent en avant la complexité de la guerre entre la Terre et l’espace. Cependant, un léger bémol peut être noté concernant le rythme. Certaines transitions entre les scènes d'action et les moments plus introspectifs semblent un peu abruptes, ce qui peut désorienter le lecteur. Cela dit, cette irrégularité est mineure face à l’ensemble cohérent et captivant de l’œuvre. En résumé, ce deuxième volume de Mobile Suit Gundam: The Origin confirme la qualité exceptionnelle de l'adaptation de Yasuhiko. Il offre une lecture incontournable aux fans de la saga et aux amateurs de récits de science-fiction mêlant humanité, politique et action. Une réinterprétation fidèle et audacieuse d’un classique intemporel.
Kill blue tome 2
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le tome 2 de Kill Blue, signé par Tadatoshi Fujimaki, continue de prouver que l’auteur de Kuroko no Basket est capable de se réinventer avec brio. Dans ce shōnen atypique, Fujimaki nous entraîne dans une intrigue où action, humour et émotion se mêlent, centrée sur le personnage d’Ogami, un ancien assassin reconverti en collégien à la suite d’une étrange expérience scientifique. Ce deuxième tome approfondit l’univers et les personnages, tout en maintenant un rythme soutenu. Ogami, tiraillé entre son passé sombre et sa nouvelle vie d’écolier, devient de plus en plus attachant. Sa maladresse face aux codes de l’adolescence contraste habilement avec ses compétences d’assassin chevronné, donnant lieu à des scènes hilarantes. L’auteur joue sur ce décalage pour instaurer un humour décomplexé, mais jamais gratuit. La dynamique entre les personnages secondaires, notamment entre Ogami et ses camarades de classe, gagne en profondeur. On découvre également de nouveaux enjeux, notamment liés à ceux qui cherchent à percer le secret de sa transformation. Ces éléments ajoutent une tension dramatique qui enrichit l’histoire sans alourdir le ton léger du manga. Graphiquement, Fujimaki reste fidèle à son style précis et dynamique. Les scènes d’action sont parfaitement chorégraphiées, mais c’est dans les moments comiques et émotionnels que son trait excelle. Les expressions des personnages, exagérées mais justes, renforcent l’immersion dans cet univers unique. Cependant, le manga n’est pas sans défauts. Si le mélange des genres est une force, il peut parfois dérouter. Certains passages, notamment ceux liés à l’humour, tendent à freiner le déroulement de l’intrigue principale. De plus, certains lecteurs pourraient regretter un manque de complexité dans les antagonistes introduits dans ce volume. En conclusion, le tome 2 de Kill Blue confirme le potentiel de cette série originale. Avec son scénario ingénieux, ses personnages charismatiques et son humour décalé, Fujimaki propose une œuvre qui, sans être révolutionnaire, sait se démarquer dans le paysage du shōnen actuel. Ce tome constitue une lecture divertissante et promet un développement captivant pour la suite.
Limit tome 6
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le tome 6 de Limit marque la conclusion haletante de ce thriller psychologique, où la survie des protagonistes atteint son paroxysme. Après des jours passés dans une forêt hostile à la suite d’un accident de bus, les tensions entre les personnages culminent, révélant le pire – et parfois le meilleur – de chacun. Keiko Suenobu clôt ici son récit avec un mélange d’intensité dramatique et de réflexion sur les dynamiques sociales. Ce dernier volume se concentre particulièrement sur le personnage de Konno, qui évolue en profondeur. D’abord adolescente superficielle et conformiste, elle s’affirme en tant que leader capable de prendre des décisions difficiles. L’arc narratif d’Arisa, la brute devenue vulnérable, est également remarquable, apportant une humanité bienvenue à un personnage initialement antipathique. Le point fort de ce tome réside dans la manière dont l’auteure explore les thèmes de la rédemption et de l’empathie. Les liens entre les survivants, autrefois fragmentés par les normes sociales du lycée, deviennent plus authentiques à mesure que leur situation désespérée les force à se confronter à eux-mêmes. Ce contraste entre leur vie dans la forêt et leur passé lycéen offre une critique acerbe des hiérarchies sociales. Graphiquement, Suenobu maintient un style nerveux et immersif. Ses dessins traduisent à merveille les émotions intenses, notamment la peur et le désespoir. Les scènes de suspense, où la survie est en jeu, sont parfaitement rythmées, tenant le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Cependant, la fin peut diviser. Certains y verront une conclusion satisfaisante, bouclant efficacement les arcs narratifs, tandis que d’autres pourraient la trouver trop rapide ou légèrement moralisatrice. Si le message final sur la résilience humaine est clair, il manque peut-être une exploration plus nuancée des conséquences psychologiques de l’expérience vécue. En résumé, le tome 6 de Limit est une fin intense et émouvante, à la hauteur de la série. Malgré quelques réserves sur la conclusion, il reste une lecture marquante, mettant en lumière le talent de Keiko Suenobu pour mêler suspense et réflexion sociale. Une conclusion qui laisse réfléchir, longtemps après la dernière page tournée.
Dandadan tome 15 (édition collector)
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le tome 15 de Dandadan confirme le talent exceptionnel de Yukinobu Tatsu pour mêler action frénétique, humour déjanté et moments d'émotion sincère. Ce volume, qui poursuit les aventures surréalistes de Momo Ayase et Ken Takakura repousse encore les limites de son univers narratif. L’intrigue s’intensifie avec l’arrivée d’un nouvel ennemi terrifiant dont la menace dépasse tout ce que les protagonistes ont affronté jusqu’à présent. Les scènes d'action sont magnifiquement chorégraphiées, avec un dessin fluide qui magnifie chaque combat. Yukinobu Tatsu excelle à capturer la tension et le chaos, rendant chaque confrontation mémorable. Ce tome pousse également les personnages dans leurs retranchements, explorant davantage leurs motivations et leurs failles. L’humour absurde, signature de la série, reste omniprésent. Les interactions entre Momo et Ken sont toujours aussi savoureuses, équilibrant parfaitement les moments d’intensité dramatique avec des touches de légèreté. Les dialogues regorgent d'énergie, oscillant entre répliques cinglantes et moments de complicité touchants. Graphiquement, le tome 15 impressionne. Les détails des décors et des expressions faciales renforcent l'immersion, tandis que le design des monstres, à la fois grotesques et fascinants, reflète l’imagination débordante de l’auteur. Mention spéciale aux doubles pages qui captivent par leur puissance visuelle et leur dynamisme. Cependant, quelques lecteurs pourraient trouver que l’accumulation de révélations et de scènes d'action laisse moins de place à l'approfondissement de certains arcs secondaires. Malgré ce léger bémol, ce volume maintient un rythme haletant et prépare habilement le terrain pour les événements à venir. En conclusion, le tome 15 de Dandadan continue de séduire par son équilibre entre folie créative et profondeur narrative. C’est un chapitre incontournable pour les fans et une preuve que la série reste l’une des œuvres les plus audacieuses du manga contemporain.
Versus tome 2
Votre avis :
star star star star star 5/5
Le deuxième tome de Versus, le nouveau manga signé ONE (créateur de One Punch Man et Mob Psycho 100), continue d’explorer son monde unique, où une humanité désespérée se bat contre des hordes de démons. Ce volume confirme l’audace narrative du mangaka et approfondit des thèmes tout en révélant de nouvelles facettes des personnages. Le tome 2 poursuit l’intrigue là où le premier volume s’était arrêté, avec un rythme toujours aussi effréné. Les twists scénaristiques, marque de fabrique de ONE, sont au rendez-vous. L’histoire prend une tournure plus stratégique, dévoilant les alliances complexes et les enjeux psychologiques derrière les batailles. Ce volume se distingue par une montée en tension : le conflit entre humains et démons devient de plus en plus ambigu, floutant la ligne entre héros et monstres. Le talent de ONE réside dans sa capacité à surprendre le lecteur. Là où d’autres séries pourraient s’appuyer sur des affrontements prévisibles, Versus explore des thématiques philosophiques, comme la moralité en temps de guerre et la nature du pouvoir. Des révélations inattendues sur l’origine des démons et les motivations des personnages secondaires enrichissent l’intrigue, tout en posant des questions existentielles qui résonnent avec les grandes œuvres précédentes de l’auteur. L’un des points forts de ce tome est le développement des personnages. Certains qui semblaient caricaturaux ou secondaires dans le premier volume se révèlent ici plus complexes et attachants. Le héros principal, dont le courage et la vulnérabilité continuent d’être explorés, fait face à des dilemmes moraux qui renforcent son humanité. Les antagonistes, quant à eux, ne sont pas en reste : leurs motivations deviennent plus nuancées, et certains démons gagnent en profondeur, ajoutant une tension émotionnelle inattendue. Si le style graphique de ONE a souvent été critiqué pour son minimalisme dans ses œuvres précédentes, Versus montre une nette évolution. Les dessins, bien que toujours marqués par la simplicité caractéristique de ONE, bénéficient du soutien d’une équipe d’illustrateurs talentueux. Les scènes de combat sont dynamiques et lisibles, et les designs des monstres sont à la fois inventifs et inquiétants. L’accent mis sur les expressions faciales permet de transmettre les émotions de manière percutante. Ce deuxième tome renforce le message sous-jacent de la série : dans un monde en guerre, tout n’est pas noir ou blanc. La lutte contre les démons devient une métaphore des conflits humains, avec une réflexion implicite sur la manipulation des masses et les sacrifices nécessaires pour la survie. À travers des dialogues bien écrits et des interactions sincères, ONE continue de questionner la définition même de l’héroïsme. Le tome 2 de Versus confirme que cette série n’est pas qu’un simple récit de guerre contre des forces démoniaques. ONE, fidèle à lui-même, offre une histoire à la fois divertissante et profonde, où l’humour, l’action et la philosophie s’entrelacent harmonieusement. Ce volume laisse entrevoir un potentiel narratif immense, tout en plantant des graines pour des développements futurs qui promettent d’être explosifs. Un tome captivant qui consolide l’univers de Versus et donne envie de découvrir la suite !
La croisade des innocents tome 1
Votre avis :
star star star star star 5/5
Usamaru Furuya nous plonge dans un récit sombre et poignant avec La Croisade des Innocents, inspiré de la légende médiévale de la croisade des enfants. Ce premier tome mêle habilement histoire, drame humain et réflexion sur les dérives de la foi aveugle. Dès les premières pages, le mangaka nous immerge dans une Europe médiévale dure et cruelle, où la misère et la superstition règnent. Le personnage principal, Étienne, est un jeune garçon d'une innocence presque divine, convaincu qu'il est appelé par Dieu pour conduire les enfants vers la Terre Sainte. Sa foi, à la fois touchante et glaçante, est au cœur du récit. Usamaru Furuya dépeint avec subtilité les dilemmes moraux et les ambiguïtés qui en découlent : cette foi pure est-elle une lumière dans un monde obscur ou une force destructrice ? L'atmosphère du manga est magistralement servie par un style graphique unique. Les dessins oscillent entre la délicatesse et une brutalité viscérale. Les scènes de foule, souvent oppressantes, sont d'une précision remarquable, traduisant à la fois l'enthousiasme aveugle et l'effroi latent qui animent cette "croisade". Les visages juvéniles des enfants contrastent avec la dureté des événements, renforçant l'impact émotionnel du récit. Furuya ne se contente pas de raconter une simple histoire médiévale : il explore des thèmes universels tels que la manipulation, la perte d'innocence et les dérives idéologiques. Le lecteur est confronté à une galerie de personnages complexes, chacun représentant une facette des contradictions humaines. Cependant, le récit peut parfois sembler pesant, tant la noirceur domine chaque scène. Ce n'est pas un manga facile d'accès pour tous, mais il saura captiver les amateurs de récits historiques et tragiques. En conclusion, le premier tome de La Croisade des Innocents frappe par sa profondeur narrative et son esthétique saisissante. Usamaru Furuya livre une œuvre où l'innocence se heurte à la barbarie, interpellant autant qu'elle bouleverse. Un début prometteur pour une série qui s'annonce marquante. Vivement la suite !
Naruto - édition Hokage tome 29
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Une montée en tension maîtrisée. Ce tome marque un tournant crucial dans l'arc de la Quatrième Grande Guerre Ninja. Ce volume combine une montée en tension dramatique et des affrontements stratégiques qui enrichissent l’intrigue tout en explorant davantage les thèmes de loyauté, de sacrifice et de rédemption. L’alliance ninja entre dans une phase critique alors que les forces de Kabuto et d’Obito lancent leurs attaques. L’utilisation des anciens ninjas ressuscités grâce à l’Edo Tensei permet à Masashi Kishimoto de revisiter des figures marquantes de l’histoire de la série, telles que Zabuza et Haku, tout en offrant des moments poignants. Ce tome met particulièrement en avant Kakashi, qui se confronte non seulement à des ennemis d’autrefois, mais aussi à ses propres regrets et responsabilités. L’action est rythmée, mais ce sont les moments d’émotion et de réflexion qui se démarquent. Dans la deuxième partie du volume, les combats deviennent plus complexes, notamment avec l’introduction de techniques uniques et de stratégies élaborées. Shikamaru est bien mis en lumière, Darui et d'autres membres de l'alliance, démontrant que la guerre repose sur des efforts collectifs et non uniquement sur Naruto ou Sasuke. Kishimoto parvient à équilibrer les scènes d’action avec des révélations importantes, comme les motivations de certains antagonistes, ajoutant des couches de profondeur à l'intrigue globale. Cependant, ce tome n'est pas exempt de défauts. La multitude de personnages et d'affrontements peut parfois donner l'impression que l'intrigue s’éparpille, et certains lecteurs pourraient ressentir une certaine frustration face au manque de développement immédiat pour Naruto et Sasuke. Pourtant, cette mise en retrait leur permet de briller ultérieurement, ce qui rend cette phase intermédiaire essentielle. En somme, un volume important dans l’arc de la guerre. Ils combinent habilement action, émotions et stratégie tout en approfondissant l’univers riche de la série. Malgré quelques longueurs, il captive grâce à son enjeu élevé et sa maîtrise narrative. Une lecture intense !
Killing me killing you tome 5
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Ce tome 5 poursuit l’exploration de son univers macabre et poétique, mêlant violence brutale et introspection mélancolique. Dans ce volume, l’histoire s’approfondit avec une intensité émotionnelle accrue, mettant en lumière les dilemmes moraux et existentiels des personnages principaux, Lemmings et la jeune Shizuka. Ce cinquième volume se concentre particulièrement sur le passé des protagonistes, enrichissant leur psychologie et permettant au lecteur de comprendre les raisons derrière leurs décisions destructrices. Imomushi Narita joue brillamment sur l’ambiguïté morale, rendant impossible de distinguer le bien du mal dans un monde où la survie prime sur tout. Le rythme, bien qu’intense, souffre parfois de ralentissements dus à des dialogues introspectifs un peu trop longs. Ces passages, bien qu’intéressants, risquent de frustrer certains lecteurs avides d’action. Cependant, ils ajoutent une profondeur bienvenue à une œuvre qui aurait pu être trop centrée sur la violence. Les thématiques abordées dans ce tome, notamment la vengeance, le sacrifice et la quête de sens dans un univers désespéré, sont traitées avec une sensibilité surprenante. Narita réussit à transformer des scènes d’horreur en réflexions poignantes sur la nature humaine. Cependant, on pourrait reprocher à ce tome une certaine répétitivité dans les confrontations, qui, bien que visuellement réussies, perdent en impact émotionnel par leur fréquence. Le manga semble aussi retarder certaines révélations, donnant une impression de stagnation narrative par moments. Malgré ces quelques défauts, le tome 5 de Killing Me Killing You confirme la maîtrise de Narita dans la construction d’un récit sombre et captivant. Il ravira les fans déjà conquis par les précédents volumes, tout en offrant suffisamment d’introspection et d’action pour maintenir leur intérêt intact. Une lecture pour les amateurs de drames violents empreints de poésie.
Double tome 5
Votre avis :
star star star star star 5/5
Une œuvre subtile et introspective qui explore les nuances de la relation entre deux acteurs, Takara et Yuujin, dans un monde où la célébrité, l’ambition et l’identité se mêlent et se confrontent. Ce récit se distingue par sa profondeur psychologique et son style graphique à la fois simple et expressif. Le cœur du manga repose sur la dynamique entre les deux protagonistes. Yuujin est un acteur talentueux mais en retrait, toujours dans l'ombre de Takara, une étoile montante dont le charisme naturel et la popularité attirent toute l'attention. Pourtant, c'est Yuujin qui sert de véritable moteur à la carrière de Takara, l'aidant dans l'ombre à perfectionner son jeu d’acteur. Cette relation, complexe et ambiguë, est décrite avec une finesse qui touche à l’obsession et à la dépendance mutuelle. Noda excelle à dépeindre les tensions psychologiques entre les deux personnages. Leur interaction interroge des thèmes profonds : l'effacement de soi pour l'autre, la quête de reconnaissance, et le prix de la célébrité. Yuujin, en particulier, est un personnage poignant, tiraillé entre sa loyauté envers Takara et son désir refoulé d’exister en tant qu’acteur à part entière. Le dessin d’Ayako Noda joue un rôle essentiel dans l’ambiance du récit. Avec un trait épuré et une mise en page fluide, Noda parvient à transmettre des émotions complexes à travers des expressions faciales nuancées et des silences bien placés. La sobriété du style contraste avec l’intensité psychologique du récit, mettant en avant l’intériorité des personnages. Les scènes de théâtre sont particulièrement marquantes. Noda capture avec brio la tension des performances, oscillant entre la réalité et la fiction, et montrant comment les personnages se perdent dans leurs rôles, brouillant encore davantage les frontières entre l'acteur et son double. Un rythme contemplatif et une narration subtile Double ne cherche pas à séduire par l’action ou les rebondissements spectaculaires. C’est une œuvre contemplative, parfois lente, qui demande au lecteur de s’immerger dans les pensées des personnages. Cette lenteur peut déconcerter certains, mais elle sert admirablement le propos du manga : explorer les subtilités des émotions humaines et la complexité des relations interpersonnelles. Conclusion : un chef-d'œuvre discret mais marquant Avec Double, Ayako Noda signe une œuvre mature et réfléchie, qui transcende le simple cadre du manga pour devenir une véritable étude sur la nature humaine. À travers son exploration des tensions entre ambition, identité et dépendance, le manga captive autant qu’il invite à la réflexion. C’est une lecture incontournable pour ceux qui apprécient les récits introspectifs et les histoires empreintes de réalisme émotionnel. Un manga à la fois discret et marquant.
Land tome 10
Votre avis :
star star star star star 5/5
Coup d'accélérateur dans ce tome. La boîte de Pandore est ouverte et plus rien ne semble pouvoir arrêter cette histoire. L'univers créé par Amane et Kazune vacille dangereusement. Son destin est entre les mains des jumelles Ann et Anne. Ann est devenue la figure centrale de Notre Monde. Elle est désormais considérée comme l'être le plus vénérable derrière les Kamis. Et pour transformer Notre Monde son arme n'est autre que l'écriture, la transmission du savoir que permet ce média et qui est au cœur des enjeux de cette série. Dans le même laps de temps, les gens ordinaires passent à l'action, déstabilisant l'Autre Monde et sa société sécuritaire de manière... radicale et totalement affolante ! L'histoire secrète de Notre Monde est sur le point d'être révélée. On sent qu'on arrive à la fin de cette œuvre mais Kazumi Yamashita semble vouloir en garder sous la semelle jusqu'au bout. Pour notre plus grand plaisir !
Breakdown tome 4
Votre avis :
star star star star star 5/5
La lecture de cette série de survie post-apocalyptique est toujours aussi addictive. Takai Saitô sait être très généreux avec son histoire au rythme soutenu bourrée de rebondissements et autres dangers. Ce volume nous emmène au cœur de Tokyo. Une capitale totalement dévastée par l'un des pires typhons que la terre n'ait jamais connu, conséquence directe de la météorite qui s'est abattue il y a quelques mois. Au milieu de ce chaos les rares survivants ont perdu toute humanité et se comportent comme de véritables bêtes sauvages. C'est dans ce chaos que Utsumi va découvrir un nouveau sens à sa vie après le terrible drame qu'il a subi au début du tome. En toile de fond, l'auteur poursuit sa critique d'une humanité qui n'a que faire de son environnement. L'auteur réfléchit avec rigueur aux avancées de son oeuvre post-apo, entre récit survival très bien documenté et portrait sans concession de l'être humain dès que la civilisation s'envole en fumée. Vivement le dernier tome !
Kotaro en solo tome 5
Votre avis :
star star star star star 5/5
L'air de rien, il y a un côté haletant dans cette série. On a hâte de passer d'un chapitre à l'autre pour collecter les différents indices disséminés par la mangaka avec beaucoup de délicatesse et de respect pour son jeune personnage principal. Et bingo ! Plusieurs chapitres vont nous apporter de nouvelles révélations sur son passé et ses proches. Dont certaines vont faire serrer votre petit cœur très fort, vous pouvez me croire... Des révélations aussi sur des traumatismes antérieures à sa vie actuelle seront glissés sous les yeux du lecteur. Le manque d'attention flagrant dont souffre ce petit bonhomme pousse toutes les personnes qu'il croise à prendre soin de lui. C'est très touchant. Derrière le côté très shibi des dessins se cache une histoire particulièrement cruelle qui interloque et qui a de quoi inquiéter le lecteur. Comment un enfant de son âge peut-il vivre tout seul. Est-ce que la société japonaise et surtout les autorités japonaises peuvent-elle réellement laisser ce type de situation exister ? J'en doute et en même temps... Malgré son passé tragique, Kotaro est admirable d'optimisme et de volonté.
Sou Bou Tei tome 5
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le passé de Seiichi et le Sou Bou Tei se rencontrent enfin. De nombreuses révélations sont à la clé de la première partie du volume. La terreur se rapproche et le temps des décisions est arrivé. Une question reste toujours en suspens, quels sont les véritables objectifs des êtres qui se terrent dans ce manoir maudit ? Pendant que les jeunes garçons se rendent dans le manoir maudit. Pendant ce temps, Takoha et le groupe des destructeurs s'enfoncent plus profondément dans les tableaux du manoir. On en apprend un peu plus sur notre héros ainsi que sur le passé assez terrifiant et cruel de Chitose. Seiichi et Rakuro ne devraient pas tarder à rejoindre le Sou Bou Tei. Un tome 7 explosif en perspective ! Une narration toujours aussi baroque. J'avoue avoir du mal à m'y faire mais cette histoire mérite qu'on s'y attarde car elle est aussi et surtout très surprenante.
My wife has no emotion tome 5
Votre avis :
star star star star star 5/5
Ce tome a un côté très Isaac Asimov. L'auteur se prend à philosopher, au-delà de la relation entre les deux protagonistes, à la place du robot dans la société en faisant intervenir de nouveaux personnages. La tournure philosophique que prend ce manga est particulièrement intéressante et nous interroge sur notre propre rapport à la robotique. Au fond, cette œuvre est profondément optimiste. Son message est assez clair, il tente de nous dire que les robots peuvent, au contact prolongé avec les humains, développer leur propre humanité. L'auteur joue avec le concept de son histoire avec beaucoup de finesse et d'intelligence. Toutes les idées qu'il distille dans son récit serve brillamment la réflexion qu'il tente de nous partager sur le robot en tant qu'être à part entière. On se délecte de ses trouvailles et on trépigne d'impatience pour découvrir les réactions que cela va provoquer chez les différents personnages. Brillant ! Et puis, c'est bourré de quiproquos tous plus savoureux les uns que les autres. Petit clin d'oeil tout à fait anecdotique, j'adorerais goûter au "jus de melon au miel" dont il est question dans un des chapitres de ce volume ! Miam !
Tsubaki tome 3
Votre avis :
star star star star star 5/5
Tsubaki est belle et forte tout en donnant l'impression d'être naïve et un peu immature. Porteuse d’une tristesse et d’une souffrance dont on découvre la nature dans ce tome, elle dégage une aura et un charisme assez incroyable. Une tristesse qui irrigue toute la série et lui confère une certaine beauté. Ce manga réalisé par l'auteur de l'excellent "Perce Neige" est un nouveau questionnement sur la violence chez les hommes, ajoutant ici une dimension spirituelle à travers le rapport à la nature mis en avant. La thématique de la féminité et des violences faites aux femmes sont un fil rouge que l'on retrouve tout au long du récit. Empli d'une mélancolie presque poétique, cette œuvre confère un excellent moment de lecture. Dans sa postface en forme de "ce n'est qu'un au revoir", l'auteur confie qu'il n'en a pas pas fini avec les aventures de son héroïne et qu'il y reviendra tôt ou tard. Pour ma part j'attends la suite avec impatience. Sans nul doute le meilleur artiste mangaka déniché par l'éditeur Omaké !
Une fille atypique tome 6
Votre avis :
star star star star star 5/5
La force de ce manga c'est d'avoir créé une relation si singulière entre deux êtres que la vie n'a pas épargné. Cette relation est tellement bien construite et tellement authentique qu'on se surprend à y croire vraiment. On se sent bien au milieu de ce couple extrêmement attachant. Ils ont tellement besoin l'un de l'autre pour continuer à vivre que cela en devient bouleversant. Leur tranche de vie parsemée d'épreuves que le commun des mortels ne connaîtra jamais vous force à devenir plus humble face à vos propres tracas du quotidien. Servi par une narration toujours très soignée, ce manga continue de séduire grâce au parti pris des auteurs d'aborder leur sujet de manière humaine et nuancée sans tomber dans l'écueil du cliché. Le ton est toujours très direct et sincère. C'est parfois déstabilisant mais c'est ce qui fait tout le charme de cette histoire. Pour moi, au bout de 5 tomes, c'est toujours un gros OUI.
Slam dunk - deluxe tome 6
Votre avis :
star star star star star 5/5
Une bonne baston, il n'y a rien de mieux pour resserrer les liens dans un groupe. Un tome qui démarre sur une tonalité très Furyo à la Rokudenashi Blues. Les gnons volent dans tous les sens. Un énorme moulon généralisé au beau milieu du terrain de basket. L'opportunité pour le héros de cette histoire de démontrer sa solidarité envers les autres membres de l'équipe, comme un rituel de passage frappé du sceau symbolique de l'appartenance au collectif. Et puis tout d'un coup, le récit de ce tome bascule dans le début d'un flashback des plus instructifs sur la relation et surtout la rivalité passée entre Akagi et Mitsui. Avec ce volume, Slam Dunk fait un retour temporaire à une époque « furyo », où des jeunes en quête d'identité, souvent par la violence, vont devoir faire face à la rigueur et à la discipline exigées par le sport. Ce moment est essentiel pour la série, qui cherche encore sa direction : se concentrera-t-elle sur le basket pur, comme le suggère l'attention portée au match contre Ryonan, ou explorera-t-elle des drames personnels, ou même un mélange des deux ? Tout reste à déterminer, mais une chose est certaine, la série continuera de nous surprendre et de nous captiver.
Holyland tome 10
Votre avis :
star star star star star 5/5
Kouji Mori fait preuve d'énormément de respect pour son œuvre. Il prend toujours le temps nécessaire pour installer son récit et faire évoluer l'intrigue. Et ce respect, il arrive à nous le transmettre. J'ai tendance à prendre une grande inspiration avant de débuter un volume de cette série car je sais que ce que je vais lire a été particulièrement travaillé dans la narration. La baston reste un moyen au service d'une cause bien plus profonde, celle de la quête de sens. Yû n'a de cesse d'essayer de comprendre qui il est vraiment. Ce qui est très touchant, c'est la sincérité avec laquelle il s'interroge. C'est comme si Yû possédait une double personnalité. L'une en temps normal et l'autre pendant le combat. Le décalage entre ces deux facettes est assez saisissant. C'est vraiment le jour et la nuit. Derrière ses airs timorés, Yû est un vrai fonceur qui n'hésite pas à se livrer à de nouvelles expériences. Il n'a de cesse de sortir de sa zone de confort. C'est admirable de le voir ainsi accepter de nouveaux défis. Les raisons qui le poussent à relever ces challenges sont toujours très nobles. Son seul but est d'apprendre et de perfectionner son art du combat. Mention spéciale pour la cover de ce tome particulièrement réussie. C'est la classe de voir poser ainsi aux côtés de ses compagnons de combat.
Kujô l'implacable tome 8
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Toujours aussi réaliste et mature, cette histoire continue de nous précipiter dans les bas fond de la société japonaise. D'un cynisme cinglant, cette série n'épargne rien ni personne. Tout le monde en prend pour son grade. Dans ce tome, notre avocat se retrouve en mauvaise posture. Malgré sa discrétion dans ce volume, Kujo pourrait avoir beaucoup à dire compte tenu d'une décision cruciale prise par Karasuma le concernant... L'étau se resserre sur lui ! Entre profits, exploitations sexuelles, manipulations et autres escroqueries, les évolutions majeures du récit se poursuivent sans interruption. La tension monte d'un cran autour de Mibu. Dans l'ensemble, Manabe se limite principalement ici à faire progresser lentement mais sûrement les pions dans son récit central. Le prochain tome risque de frapper très fort au regard du drame qui vient de frapper le numéro 2 du clan Fushimi. Ça va saigner !!!
Tokyo, ces jours-ci tome 1
Votre avis :
star star star star star 5/5
À Tokyo, un éditeur nommé Shiozawa décide de quitter son poste après 30 ans de travail dans le monde des mangas, ne se retrouvant plus dans les nouvelles normes de l'industrie. Bien qu'il soit amoureux de cet univers, il préfère s'en aller avant d'en venir à le détester. Ce manga, intitulé "Tokyo, ces jours-ci", est le retour de Taiyô Matsumoto après six ans, et il traite de l'âge adulte d'une manière inattendue. Matsumoto, qui a déjà exploré des thèmes tels que l'adolescence et la famille, change de perspective pour se concentrer sur le rôle souvent sous-estimé des éditeurs dans le monde du manga. Shiozawa représente une vieille génération d'éditeurs qui respecte profondément les mangakas avec lesquels il travaille, mais il se sent dépassé par les nouvelles attentes des lecteurs. En parallèle, Liliko, une jeune éditrice, incarne la nouvelle génération. Elle essaie d'aider un mangaka nommé Aoki, qui résiste à ses conseils, mettant en lumière un conflit entre les générations. Matsumoto réussit à donner une voix à chaque personnage, chacun reflétant une partie de lui-même. L'œuvre se penche aussi sur la carrière de Matsumoto, révélant une introspection sur son propre parcours. Les personnages Aoki et Chôsaku sont des reflet de l'auteur, Aoki représentant la jeunesse et l'expérimentation, tandis que Chôsaku symbolise une perte d'innocence. Matsumoto aborde aussi des thèmes plus sombres en montrant que le monde du manga peut être une source de souffrance, où les sacrifices personnels sont nombreux, et où peu atteignent une reconnaissance durable. Sur le plan graphique, Taiyô Matsumoto est connu pour son style distinctif, inspiré des auteurs franco-belges, qui le rend unique dans le paysage du manga. Il défie les règles d'anatomie et de proportion pour dynamiser ses dessins, et bien que son style dans "Tokyo, ces jours-ci" soit plus sobre et réaliste, il conserve toujours une originalité fascinante. En résumé, cette œuvre est un hommage à tous ceux qui, à travers des sacrifices, cherchent à créer un travail dont ils peuvent être fiers, tout en exposant la complexité des relations humaines au sein du monde du manga.
La musique de Marie
Votre avis :
star star star star star 5/5
Furuya Usamaru a commencé sa carrière avec Palepoli (éd. Imho) dans le magazine alternatif Garo. Depuis, il a développé une œuvre variée, oscillant entre récits sombres et violents, comme Litchi Ikari Club, et des titres plus accessibles au grand public. La musique de Marie, publiée en 2001, est l'un de ses premiers mangas destiné à un large auditoire. Ce manga raconte l'histoire de deux jeunes, Kaï et Phiphy, dans un monde alternatif. Cet univers est un havre de paix où les humains cohabitent sur une multitude d'îles, chacune avec ses propres spécialités, cultures et traditions. Kaï, un orphelin, possède une ouïe exceptionnelle qui lui permet d'entendre des sons inaudibles pour les autres. Grâce à ce don, il découvre des mines de minéraux et d'autres ressources précieuses, ce qui est particulièrement utile sur une île dédiée à la création d'automates et de machines. Il vit avec la famille de sa meilleure amie, Phiphy. Kaï est profondément fasciné par Marie, une déesse qu'il aperçoit parfois dans le ciel, observant les humains. La musique émanant de cette déesse l'envoûte et son intérêt pour elle ne cesse de croître. Il est rare de découvrir un conte pour adultes aussi riche et doté d'un univers aussi élaboré. La lecture du premier tome suscite de nombreuses interrogations, auxquelles l'auteur répond, et bien plus encore, dans le second et dernier volume. Furuya aborde en filigrane le besoin des humains d'atteindre la sérénité pour vivre en harmonie. Cet apaisement devrait passer par des croyances partagées, ce qui est souvent loin d'être le cas dans la réalité. La célébration annuelle est également l'occasion d'explorer la beauté de la diversité des cultures, des langues et des croyances, qui, loin d'être un obstacle, constituent une grande force et une beauté pour l'humanité. La musique de Marie réserve de nombreuses surprises et rebondissements dans la deuxième partie du récit. Une excellente œuvre tout en maîtrise narrative. Chapeau l'artiste !
Tank chair tome 3
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Si je devais souligner le principal atout de TANK CHAIR, ce serait sans conteste son esthétique. L'univers dégage une ambiance « usée », presque en ruine, évoquant des œuvres de la science-fiction post-apocalyptique telles que Gunnm ou Eden. Grâce à une attention minutieuse aux détails et aux contrastes, le mangaka réussit à instaurer une atmosphère immersive, glaciale et oppressante ! Je suis impressionné par la créativité des designs qu'il propose, notamment avec l'élément « biomimétique » qu'il intègre. De plus, ces créations possèdent un charisme indéniable. On peut y déceler une influence certaine de Q Hayashida. Cependant, ce qui frappe le plus, c'est le découpage fluide et énergique. Les scènes d'action sont nombreuses, avec des combats épiques empreints d'une violence débridée. Le sang coule à flots, et c'est véritablement exaltant. Cela laisse présager de belles heures de lecture à venir !
Ma revenante bien-aimée tome 10
Votre avis :
star star star star star 5/5
Petit pincement au cœur à l'issue de ce tome qui signe la fin de cette série très attachante. Pendant 10 tomes, le récit ne s'essouffle pas une seule seconde. Les illustrations de Wakasa faites à l'ancienne sans l'assistance informatique ont un certain charme directement inspirées du cinéma d'horreur. Ce couple à la mixité inédite va me manquer. Il se dégageait de celui-ci tellement d'autodérision et de tolérance. Une tolérance qui était le maître mot des valeurs véhiculées par ce manga véritable ode à la différence et à l'acceptation de l'autre quelles que soient ses origines même si celles-ci viennent tout droit d'outre tombe ! Et je dirai même plus, l'auteur a encore pas mal d'idées sous le coude et mon petit doigt me dit que cette série verra un jour une suite !
Welcome back, Alice tome 6
Votre avis :
star star star star star 5/5
Yôhei commence à sortir avec Yui, ce qui dérange Kei qui se tourne vers Ren pour obtenir du réconfort. Yui impose des règles étranges à Yôhei, comme l'interdiction de se toucher jusqu'à leur prochaine rencontre. Yui semble trouver du plaisir à humilier Yôhei devant Kei. Yôhei est en détresse, n'éprouve aucun plaisir lors de ses relations avec Yui et se dégoûte de lui-même. Il cherche une solution pour se libérer de cette situation mais ne sait pas si ce sera la bonne. Dans la suite du tome, l'auteur aborde les tourments intérieurs des personnages centraux avec des représentations graphiques crues. Shuzo Oshimi met une grande part de lui-même dans son personnage principal. Avant d'arriver à la dernière partie, l'auteur développe les sentiments de chaque personnage, influençant Yôhei et réagissant de manière différente à la fin du tome. Yui, bien que troublée et décrite comme perdue, a un impact important. Kei reste central pour Yôhei, avec des sentiments profonds d'attachement. Ren apporte un soutien et permet d'aborder le rapport délicat avec le corps d'une autre manière. L'oeuvre est marquée par des événements forts, des scènes crues et des thèmes réservés à un public averti. Shuzo Oshimi continue d'aborder son sujet délicat avec force, laissant présager une conclusion intense dans le prochain volume.
Immortalité et châtiment tome 1 (collector)
Votre avis :
star star star star star 5/5
Dès les premières pages, le ton est donné : le récit est à la fois violent et implacable. Les zombies de Satô sont rapides, agressifs et laissent peu de chances à leurs proies. Le dessinateur ne ménage pas ses efforts pour représenter des morts-vivants terrifiants et des scènes de massacres sanglants. Cette froideur clinique dans la mise en scène de l'épidémie, observée par Minato depuis sa chambre, ajoute une dimension dérangeante au récit. La nature même de Minato, avec son passé trouble et abject, est au cœur de cette histoire. Satô nous fait ressentir dès le début que son personnage est hanté par des visions marquantes et un sentiment de culpabilité écrasant. Minato se ronge de l'intérieur, convaincu qu'il ne mérite pas de mourir facilement à cause des crimes qu'il doit expier. Cette complexité psychologique soulève des questions sur l'évolution de cet anti-héros dans un contexte apocalyptique, surtout qu'il n'est pas le seul survivant dans ce love hotel... Satô introduit d'autres personnages secondaires, tantôt attachants, tantôt effrayants, qui questionnent l'humanité déjà perdue avant même l'apocalypse qui vient d'éclater dans les rues de Tokyo. Derrière ce récit de zombies, Kentarô Satô esquisse une réflexion plus profonde sur l'âme humaine et ses facettes les plus sombres, à travers des personnages intrigants. Une entrée en matière rondement menée. Pour moi, c'est un très gros OUI !!!
Starving revelation tome 1
Votre avis :
star star star star star 5/5
J'avais vraiment hâte de découvrir cette nouvelle série qui poursuit l'excellent manga Starving Anonymous. Passez un peu trop inaperçu à mon goût il y a quelques années. Dans ce nouvel opus, l'histoire débute quelques années là où elle s'était arrêtée dans la précédente série. Après l'extinction évitée, les Humains adorent les Grands Amahito et se sacrifient pour eux. Hiroki réalise la gravité de la situation lorsque Yuzu est choisie comme nourriture pour les Grands Amahito. Le manga explore une société où le culte des Amahito est accepté et célébré, forçant tous à servir les Grands Amahito. Ceux qui ne se conforment pas sont rejetés ou lynchés, renforçant le contrôle des Grands Amahito sur l'Humanité. Hiroki défie ce système tyrannique avec l'aide de deux lycéens mystérieux. Starving Revelation est un manga horrifique qui critique la société actuelle, remettant en question les limites de l'Humanité et le pouvoir des croyances collectives. C'est comme si la terre était une gigantesque secte à elle toute seule... Bienvenue dans une dystopie où l'être humain est un simple maillon de la chaîne alimentaire. Ce manga pousse à réfléchir sur l'horreur psychologique et l'idée que chaque individu est évalué comme un mets délicat pour des entités mystérieuses. Un excellent premier tome qui ne me donne qu'une seule envie : découvrir la suite au plus vite !
Mission in the apocalypse tome 2
Votre avis :
star star star star star 5/5
La solitude a rarement été aussi belle et immersive. La perte de sens et la quête de sens s'entremêlent avec beaucoup de délicatesse. Sensation de plénitude face au silence de cette œuvre. Quel travail sur les décors de ce monde déserté et en ruine. Un coup de crayon qui nous immerge dans cette histoire post apocalyptique. Le premier tome a été une belle découverte avec une histoire captivante et des dessins magnifiques. Le tome 2 commence avec la rencontre d'un robot nommé Ethan, chargé de retrouver et de remettre les livres empruntés à leur place dans une bibliothèque. L'héroïne reste avec Ethan jusqu'à ce que sa mission soit terminée. Deux nouveaux personnages, un frère et une sœur, sont présentés et leur histoire émouvante mais pleine d'espoir captive. L'auteur se concentre sur ces deux personnages. On s'attache très vite à la petite équipe qui se forme dans ce deuxième tome. L'ambiance de la série est agréable et les rencontres avec Ethan, ainsi que les deux frères et sœur, sont touchantes et captivantes.
Zingnize tome 5
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Bienvenue dans un récit d'action qui se déroule au début de l'ère Edo au Japon. Le personnage principal, Jinnai Kôsaka, est un voleur célèbre qui accepte une mission pour éliminer un ninja dangereux pour le compte du seigneur Chôan Ôkubo. Il accepte cette mission à condition que la jeune femme qui l'a contacté, Okiku, devienne sa femme. L'histoire de Zingnize utilise des éléments historiques comme la bataille de Sekigahara et le couronnement de Ieyasu, mais le mangaka les transforme à sa sauce, ce qui donne un récit humoristique et décomplexé. Le récit est bourré d'action, de situations loufoques et de gags. Cependant, la narration peut parfois être maladroite et l'action est souvent difficile à suivre en raison du style visuel dense et chargé du dessinateur. Malgré ces défauts, Zingnize a le potentiel de devenir un bon divertissement pour les fans de mangas bourrins et régressifs. L'édition de Shiba est de bonne qualité, avec une jaquette attrayante, un papier souple, une impression de qualité, des pages en couleur et une traduction convaincante.
Naruto - édition hokage tome 28
Votre avis :
star star star star star 5/5
Des affrontements intenses et de l'action à profusion sont au cœur de ce tome. Les lecteurs plongent en plein dans la grande guerre des shinobis avec des combats variés sur plusieurs fronts. Kishimoto ravit les fans en ramenant des personnages précédemment tombés au combat, ainsi que des adversaires emblématiques tels qu'Asuma et Hanzo. De nouveaux ennemis font leur apparition, initiant des affrontements intenses et originaux. La rapidité des batailles illustre la confusion, la folie et l'urgence de la guerre. Les combats se succèdent, offrant une diversité d'affrontements intenses, comme celui entre les frères-démons et Darui, le bras droit du Raikage. Un duel idéologique entre Mifune et Hanzo ajoute une dimension intéressante à l'histoire, soulignant les connexions passées des personnages. Dans la deuxième partie du volume, Naruto décide de participer à la guerre pour protéger ses proches, même en s'opposant à Tsunade et au Raikage. Il s'agit plus d'une opposition que d'un affrontement. Bee vient à l'aide de Naruto avec un flash-back sur sa relation avec le Raikage. Une fois cette phase transitoire terminée, les affrontements et la guerre reprennent pour nous faire vivre à nouveau de grands moments. En parallèle, d'autres éléments captivants sont introduits : Shikaku prend le commandement de l'armée, Sakura traque un espion, un géant attaque l'alliance, Itachi et Pain se rebellent. Ce tome dense prépare le terrain pour des événements encore plus palpitants à venir, notamment avec une surprise en fin de volume...
L'habitant de l'infini - immortal édition tome 6
Votre avis :
star star star star star 5/5
Ce qui définit la série "L'Habitant de l'Infini", c'est sa violence extrême et souvent insoutenable. L'auteur semble fasciné par les corps mutilés, ce qui crée une atmosphère malsaine. Cependant, malgré cette brutalité, on trouve aussi de la poésie et une profonde mélancolie chez les personnages motivés par la vengeance mais évoluant au fil de l'histoire. L'intérêt principal réside dans la complexité croissante des personnages, tels que Lin, Manji et Anotsu, dont les motivations se révèlent profondes et ambiguës. Les interactions entre eux tissent une trame captivante. Le style de l'auteur crée des planches magnifiques avec des jeux d'ombres saisissants et des croquis d'estampes. Les affrontements sont également magistralement mis en scène, ajoutant à la qualité artistique de l'œuvre. Malgré son aspect dérangeant, la série possède de nombreuses qualités, notamment des personnages riches, une certaine poésie et une profondeur émotionnelle. "L'Habitant de l'Infini" est sans aucun doute l'une des meilleures séries Seinen disponibles en France, offrant une expérience complexe et des plus captivantes.
Hokuto no Ken - La légende de Juza
Votre avis :
star star star star-empty star-empty 3/5
La légende de Juza raconte l'histoire de ce combattant rebelle et curieux de la série Hokuto No Ken. Il recherche Ken pour permettre à sa chère Julia de reposer en paix. Juza refuse de s'impliquer dans les conflits mondiaux et préfère aider les personnes qu'il rencontre. Malgré tout, il finit par périr dans un combat perdu d'avance contre le général du Nanto. Le personnage de Juza est complexe, axé sur la liberté et la vengeance envers Kenshiro pour avoir laissé mourir Julia. Les flash-backs de son enfance ajoutent de la profondeur à l'histoire. Cependant, le récit m'a semblé long et répétitif avant que Juza ne trouve enfin un but dans les dernières pages. Certains éléments apocalyptiques attendus ne sont pas très présents, créant une ambiance décevante. En résumé, bien que La légende de Juza présente des moments intéressants, il peut sembler lent et manquer de dynamisme par rapport à d'autres tomes de la série. Pour moi, The Legend of Jagi est le meilleur. Un volume à réserver aux fans inconditionnels de la série et aux collectionneurs.
Shibatarian tome 1
Votre avis :
star star star star star 5/5
À la frontière entre "Dans la peau de John Malkovich" et "Fenêtre secrète" de Stephen King, êtes-vous Shibata ? Tout le monde l'est généralement... Shibatarian est un véritable hommage au cinéma d'horreur. L'histoire tourne autour de Sato Hajime, un lycéen qui devient ami avec Shibata, une tête sortant du sol. Personne d'autre ne voit Shibata, ce qui soulève des questions sur sa véritable existence. Le manga se concentre sur le conflit entre les personnages principaux, incorporant des influences de films d'horreur classiques. L'auteur, Katsuya Iwamuro, crée une intrigue captivante en soufflant le chaud et le froid, laissant une part de mystère. Un récit qui peut vous laisser perplexe face sa complexité et de son interprétation ouverte. Mais comme je le dis souvent, il existe des œuvres qui méritent qu'on leur fasse confiance. Alors tendez la main à ce titre qui devrait nous emporter très loin...
Tombes
Votre avis :
star star star star star-empty 4/5
Le maître Junji Ito a encore frappé ! Chaque histoire nous plonge dans l'horreur avec un talent sans pareil pour le glauque. Ce qui fascine chez le maître de l'horreur, c'est sa capacité à trouver des idées que personne d'autre ne pourrait avoir. On se demande bien où va-t-il chercher tout ça... Énormément de classiques dans ce titre de l'auteur : Le tunnel, Un rêve sans fin, La ville funéraire, La femme limace, etc. Oui mais voilà... Sur les 11 histoires que compte ce volume, 5 sont déjà présentes dans d'autres volumes de la même collection du même éditeur. Sensation de relire ce qui a déjà été lu il n'y a pas si longtemps... Ce qui justifie le fait pour moi de ne pas mettre 5 étoiles. L'analyse de Morolian à la fin de l'œuvre est toujours aussi finement écrite. Il arrive à se réinventer volume après volume. C'est assez remarquable pour être souligné.
River end café tome 3
Votre avis :
star star star star star 5/5
Saki, une adolescente orpheline, trouve refuge au River End Café après la disparition de ses parents et le négligence de sa tante. Dans ce troisième volume, elle rencontre des clients aux destins hors du commun, ce qui la pousse à réfléchir sur son avenir. Malgré des récits rapides, l'auteur parvient à dévoiler de multiples facettes de chaque personnage. La seconde moitié du volume se concentre sur une nouvelle épreuve pour Saki, la plongeant dans la solitude et la détresse. Cependant, le café reste son sanctuaire, offrant un semblant de réconfort. L'auteur utilise habilement des images évocatrices et les paroles de chansons de Bessie Smith pour renforcer les émotions. Cette partie du tome met en lumière la maîtrise artistique de Tanaka, soulignant la souffrance silencieuse de l'adolescente. Le récit témoigne de la force de l'art visuel et des références musicales chargées de sens. Tanaka parvient à offrir une seconde partie captivante, laissant présager un avenir riche en révélations pour cette série innovante.
Saint Seiya - final edition tome 1
Votre avis :
star star star star star 5/5
Petite émotion en redécouvrant ce titre que je n'avais que très partiellement regardé en anime lors des grandes heures du Club Dorothée (oui... je sais, ça date pas d'hier...). Saint Seiya, une série emblématique, suit les aventures de jeunes garçons en armures sacrées, protégés par les constellations et sous les ordres d'Athéna. Bien que souvent critiquée pour sa linéarité et ses répétitions, la série présente des arcs narratifs variés et des retournements de situation surprenants. Les critiques soulignent souvent la répétitivité des comportements des héros, mais la richesse du concept et l'intégration de diverses mythologies mondiales compensent très largement ces défauts. Le graphisme de Kurumada, bien que paradoxal, se distingue par la beauté croissante des armures, contrastant avec les personnages moins bien dessinés. Malgré ses imperfections, Saint Seiya reste un manga culte, ayant grandement contribué aux codes classiques du shonen et captivant les fans par son univers riche et attrayant. Côté édition, c'est plutôt efficace. N'ayant pas les précédentes éditions, je ne pourrai pas faire de comparaisons.
Naruto - édition Hokage tome 27
Votre avis :
star star star star star 5/5
Naruto poursuit son entraînement pour maîtriser le démon renard enfermé en lui. Après avoir dompté ses pensées obscures, il doit maintenant affronter le démon lui-même, une tâche ardue. L'auteur surprend en proposant une approche inédite et touchante. Le face-à-face initial avec son "double maléfique" est un peu décevant, mais la suite plonge profondément dans l'âme de Naruto, où il rencontre sa maman. Cette rencontre, émouvante et sincère, dévoile l'origine de l'attaque du village par Kyubi il y a 16 ans. On découvre enfin les événements évoqués depuis le premier tome, avec des révélations majeures sur le père de Naruto et d'autres ninjas. L'auteur démontre un génie narratif en imbriquant parfaitement ces éléments, créant une cohérence impressionnante. Cette phase, particulièrement réussie et émouvante, est un véritable coup de coeur pour moi dans cette série !