Entrez dans la danse
Richard Guérineau (Scénario,Dessin,Couleurs)
Parution 28 août 2019
Pages 96
Format Couverture souple
Genre BD Historique
Éditeur Delcourt
Résumé
Strasbourg, juillet 1518. La ville est soumise depuis quatre ans aux pires calamités. La sécheresse, les grands froids, la famine, la maladie... C'est ce qui explique pourquoi Enneline est allée précipiter son enfant depuis le pont au Corbeau. Ça et la folie de la danse qui s'est saisie d'elle tout de suite après. Nombreux furent ceux à entrer dans la danse à sa suite... certains jusqu'à la mort.
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Ouverture des précommandes le : 14 août 2019
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Entrez dans la danse
Réf. 9782413013716
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Avis et notes
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8 notes
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88%
3 étoiles
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Blue Boy
Publié le
Pour la seconde fois, après l’excellent « Charly 9 », Richard Guérineau met en images un récit de Jean Teulé, qui décidément semble inspirer les auteurs de BD. Logique me direz-vous, quand on sait que celui-ci a fait ses premières armes en dessinant notamment pour l’Echo des savanes. Avec « Entrez dans la danse », Guérineau parvient une nouvelle fois à nous rendre proche un chapitre de l’histoire de France, ici très méconnu, à l’aide de son trait semi-réaliste très vivant, qui du coup convient parfaitement à la thématique traitée : la danse. La particularité du fait divers narré ici réside dans son extrême rareté et dans le fait que personne n’a jamais pu fournir d’explication satisfaisante. Folie collective ? Virus ? Mauvaise conjonction des astres ? Conséquence de la famine qui sévissait à l’époque ? Les suppositions allaient bon train chez les médecins et les ecclésiastiques… Quoi qu’il en soit, la « danse de Saint-Guy » qui s’était emparée soudainement des Strasbourgeois a démontré comment une pratique aussi anodine qu’un simple déhanchement, certes collectif et prolongé, réussit à mettre aux abois les autorités, révélant tout ce qu’elle pouvait avoir de subversif. A l’époque, la ville alsacienne était évidemment sous le carcan de l’Eglise catholique. Celle-ci jugea avec sévérité le comportement des habitants, qui pourtant ne semblaient aucunement conscients de leurs actes. Comme saisis par une transe mystérieuse, ils se contentaient de danser comme si le monde autour d’eux n’existait plus.
L’originalité de l’ouvrage tient plus dans la retranscription graphique que dans la narration en elle-même (celle-ci n’étant in fine qu’un compte-rendu chronologique de ce drôle de fait divers, si terrible soit-il), et pour cela, Richard Guérineau nous a déjà montré toute la créativité dont il était capable. La description de ces danseurs et danseuses qui semblent n’être que les pantins inoffensifs totalement sous le contrôle d’une puissance occulte, ramenés au rang de zombies désarticulés, donnent lieu à de longues scènes silencieuses à la fois comiques et saisissantes, que Rabelais, contemporain de l’époque où se déroule l’action, n’aurait pas reniées. Comme il sait très bien le faire, Guérineau joue beaucoup d’un point de vue visuel sur le décalage temporel avec quelques allusions furtives à notre époque, qui par exemple voient la place de la cathédrale strasbourgeoise se transformer en rave party échevelée et torride. A travers cette histoire vraie, l’auteur dénonce à sa manière l’initiative meurtrière et sanglante des autorités catholiques pour mettre fin à ces paillardises « impures »… Hasard du calendrier ou non, Strasbourg se convertit quelques années après la tragédie au protestantisme…
C’est donc avec un certain plaisir que l’on se laisse entraîner dans cette danse macabre phénoménale, dont les causes mystérieuses auront été emportées dans l’au-delà avec ses victimes, en raison de la bêtise religieuse la plus barbare. Avec ce nouvel opus, l’auteur du « Chant des Stryges » semble avoir pris goût au récit historique, un genre qui lui réussit plutôt bien.
L’originalité de l’ouvrage tient plus dans la retranscription graphique que dans la narration en elle-même (celle-ci n’étant in fine qu’un compte-rendu chronologique de ce drôle de fait divers, si terrible soit-il), et pour cela, Richard Guérineau nous a déjà montré toute la créativité dont il était capable. La description de ces danseurs et danseuses qui semblent n’être que les pantins inoffensifs totalement sous le contrôle d’une puissance occulte, ramenés au rang de zombies désarticulés, donnent lieu à de longues scènes silencieuses à la fois comiques et saisissantes, que Rabelais, contemporain de l’époque où se déroule l’action, n’aurait pas reniées. Comme il sait très bien le faire, Guérineau joue beaucoup d’un point de vue visuel sur le décalage temporel avec quelques allusions furtives à notre époque, qui par exemple voient la place de la cathédrale strasbourgeoise se transformer en rave party échevelée et torride. A travers cette histoire vraie, l’auteur dénonce à sa manière l’initiative meurtrière et sanglante des autorités catholiques pour mettre fin à ces paillardises « impures »… Hasard du calendrier ou non, Strasbourg se convertit quelques années après la tragédie au protestantisme…
C’est donc avec un certain plaisir que l’on se laisse entraîner dans cette danse macabre phénoménale, dont les causes mystérieuses auront été emportées dans l’au-delà avec ses victimes, en raison de la bêtise religieuse la plus barbare. Avec ce nouvel opus, l’auteur du « Chant des Stryges » semble avoir pris goût au récit historique, un genre qui lui réussit plutôt bien.
Pour la seconde fois, après l’excellent « Charly 9 », Richard Guérineau met en images un récit de Jean Teulé, qui décidément semble inspirer les auteurs de BD. Logique me direz-vous, quand on sait que celui-ci a fait ses premières arme…

Léo
Publié le
Achat vérifié
Moi j'aime bien les bouquins de Jean Teulé, mais j'ai du mal à lire autre chose qu'une bd. Alors forcément les bouquins de Jean Teulé adapté en bd, c'est pour moi.
Entrez dans la danse est en plus inspiré d'un fait historique véridique de la fin du moyen-âge. 1518, à Strasbourg, la misère est à son comble. Les mauvaises récoltes causent une vilaine disette, la maladie est de retour dans les enceintes de la cité republicaine, le désespoir reigne et l'église avide de richesse n'est d'aucun secours quand on ne peut pas s'offrir de doléances, passeport indispensable pour le Paradis. C'est dans ce contexte sinistre que la population va entrer dans une danse infernale des jours durant, une danse qui reste dans l'Histoire sous le nom de peste dansante.
Une histoire hallucinante, mise en image avec brio par Richard Guerineau (Charly 9 et Henriquet d'après Jean Teulé), avec des dessins simples, précis et efficaces qui s'enchaînent dans un rythme aussi endiablé que la folle danse qui anime les strasbourgeois. On sombre avec eux dans cette folie qui nous donnerai bien envie de danser, nous aussi...
Entrez dans la danse est en plus inspiré d'un fait historique véridique de la fin du moyen-âge. 1518, à Strasbourg, la misère est à son comble. Les mauvaises récoltes causent une vilaine disette, la maladie est de retour dans les enceintes de la cité republicaine, le désespoir reigne et l'église avide de richesse n'est d'aucun secours quand on ne peut pas s'offrir de doléances, passeport indispensable pour le Paradis. C'est dans ce contexte sinistre que la population va entrer dans une danse infernale des jours durant, une danse qui reste dans l'Histoire sous le nom de peste dansante.
Une histoire hallucinante, mise en image avec brio par Richard Guerineau (Charly 9 et Henriquet d'après Jean Teulé), avec des dessins simples, précis et efficaces qui s'enchaînent dans un rythme aussi endiablé que la folle danse qui anime les strasbourgeois. On sombre avec eux dans cette folie qui nous donnerai bien envie de danser, nous aussi...
Moi j'aime bien les bouquins de Jean Teulé, mais j'ai du mal à lire autre chose qu'une bd. Alors forcément les bouquins de Jean Teulé adapté en bd, c'est pour moi.
Entrez dans la danse est en plus inspiré d'un fait historique véridiq…
Entrez dans la danse est en plus inspiré d'un fait historique véridiq…

Patrick
Publié le
(D’après un roman de Jean Teulé et d'un fait historique)...Strasbourg 1518, c'était en ce temps là, une ville merveilleuse que le monde entier enviait. Un joyau servi par la nature qui était surnommé « pays de cocagne ». Durant 4 années, des catastrophes naturelles s'étaient succédées jusqu'à ramener famine, peste, typhoïde, choléra, syphilis, suette et autres malheurs, mais la pire d'entre elle commença avec une danse qui entraîna une partie de la population. Une danse ininterrompue durant des jours, des semaines, une danse connue sous le nom de la peste dansante...
(D’après un roman de Jean Teulé et d'un fait historique)...Strasbourg 1518, c'était en ce temps là, une ville merveilleuse que le monde entier enviait. Un joyau servi par la nature qui était surnommé « pays de cocagne ». Durant 4 année…
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