DogsRed tome 7
Satoru Noda (Scénario, Dessin)
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Avis et notes

Six contre vingt-deux : sur le papier, ce n’est plus un match, c’est une condamnation.
Et pourtant, Noda Satoru trouve encore le moyen d’en faire un des affrontements les plus jubilatoires de la série.
L’idée de l’équipe adverse est simple : faire courir les six de Rōnoshin jusqu’à l’épuisement.
Sauf qu’ils ont oublié un détail : ces types s’entraînent déjà comme s’ils avaient quelque chose à prouver au diable.
Tout ce que le manga pouvait sembler exagérer dans les entraînements précédents prend ici un sens presque brutal.
La fatigue devient le véritable adversaire, bien plus que les joueurs d’Ōwashi.
Et c’est là que Dogsred est particulièrement fort : chaque effort consenti auparavant revient sur la glace au meilleur moment.
Même les personnages qui semblaient encore en retrait commencent à trouver leur place dans cette mécanique collective.
Rō, surtout, donne l’impression de franchir un cap.
Son talent naturel ne suffit plus : il commence enfin à comprendre ce que signifie jouer avec les autres.
J’aime énormément cette évolution, parce que Noda ne la transforme jamais en grande déclaration héroïque.
Elle passe par les gestes, les réflexes, la confiance et quelques secondes gagnées sur la glace.
Pendant ce temps, Genma continue d’impressionner par son calme presque inquiétant.
Face au chaos, il ne cherche pas à devenir spectaculaire : il fait simplement ce qu’il faut.
Et plus le match avance, plus cette sobriété devient impressionnante.
Le rythme est infernal, mais jamais illisible, malgré la vitesse et le nombre de joueurs.
Noda réussit même à conserver son humour absurde sans casser la tension du match.
C’est probablement ce mélange qui rend Dogsred si singulier : on peut rire franchement d’une page avant de se retrouver crispé sur la suivante.
Le match contre Ōwashi ressemble finalement à une gigantesque démonstration par l’absurde.
Une équipe censée être condamnée survit grâce à ce qu’elle a construit quand personne ne regardait.
Et quand le dernier verrou saute, la victoire ne ressemble pas à un miracle.
Elle ressemble à la conséquence logique de tout ce qui a été travaillé avant.
C’est peut-être ça que je préfère dans ce tome : Dogsred ne célèbre pas seulement le talent.
Il célèbre la répétition, la douleur, les erreurs et cette capacité à continuer quand le corps dit stop.
Un volume quasiment entièrement consacré à un match, donc.
Mais certainement pas un volume qui tourne en rond.
Au contraire, Noda fait de cette rencontre un véritable accélérateur pour toute l’équipe.
Et franchement, après un tome pareil, difficile de ne pas avoir envie de retourner immédiatement sur la glace.
Six contre vingt-deux : sur le papier, ce n’est plus un match, c’est une condamnation.
Et pourtant, Noda Satoru trouve encore le moyen d’en…
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