Hiver 1872. Le journaliste Victor de Nelville débarque de Paris dans le nord du Yorkshire pour relater les faits extraordinaires qui se déroulent dans la lande de Fylingdales dont l'écho est venu jusqu'en France. Padfoot, le loup-garou, le chien noir aux yeux rouges, annonciateur de mort, serait revenu dans la région. Depuis, une maladie décime les troupeaux.
L'engouement du lectorat mondain de la capitale, friand de ces péripéties ésotériques à la mode, saupoudrées de celtitude et d'exotisme anglo-saxon, a poussé son journal à l'envoyer là-bas relater ces « balivernes »... Au village où il s'installe, l'accueil est glacial. L'aubergiste le prévient : il ne trouvera aucune explication à ces phénomènes. Puis, le vieil Hodgkin, un berger qui avait la réputation d'être un magicien magnétiseur disparaît... avant d'être retrouvé pendu. Serait-ce la fin du padfoot ?
Lors d'une promenade nocturne dans la lande, Victor croise Mëy, une femme aussi belle que mystérieuse, qui va le pousser délaisser son article pour écrire de la poésie...
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après des albums au découpage graphique implacable (Les Larmes de l'Assassin,Au Vent Mauvais, Le Vieil homme et la Mer, Etunwan...) Thierry Murat nous livre un récit d'une grande beauté. A la puissance de son univers graphique, il ajoute une poésie romantique qui réchauffe l'âme et qui nous fait oublier la dureté des landes du Yorkshire.
après des albums au découpage graphique implacable (Les Larmes de l'Assassin,Au Vent Mauvais, Le Vieil homme et la Mer, Etunwan...) Thierry Murat nous livre un récit d'une grande beauté. A la puissance de son univers graphique, il ajou…
vedge
Publié le
3/5
Hiver 1872. Un journaliste parisien débarque sur les côtes du Yorkshire où d'étranges phénomènes se produisent et où les légendes semblent prendre vie.Dès le début du récit le lecteur est happé par les cases sombres, que n'éclairent nul soleil, à peine la réverbération sur la neige.Pas de dialogues ou à peine. Un voix off en haut ou bas des pages. A l'ancienne.Le dessin vous harponne, comme l'atmosphère semble absorber le personnage principal, par magie.Ensuite le récit se fait poème illustré.Les mots frottent l'âme contre l'écorce des troncs noirs. L'homme court et nous courons avec lui sans savoir ni vers où, ni pour quelle raison ; Jusqu'à la rencontre, muse ou chimère, sensuelle, d'une apparition nommée Mëy qui accélère les mots et simplifie les cases.Avec l'exaltation des sens vient la torture de l'être, hésitant entre poète et simple humain.Le personnage principal prend alors dans les traits l'allure de Rimbaud.Chaque mot est mystère que le coeur du poète résout, dépasse et oublie avant la découverte suivante.Mais la cohabitation du rêveur et des pragmatiques ou fanatiques religieux n'est pas simple. Pourtant le printemps semblent ensuite revêtir les cases des couleurs chaudes de l'amour.Dans cette quête de sens et de dérèglement des sens, le poète, débarrassé du carcan de son enveloppe humaine, accède à un ailleurs où l'écriture est le dernier lien qui le relie au monde.Cette BD est entêtante et voluptueuse comme le parfum prégnant des sous-bois.Récit initiatique et ésotérique, il nous ouvre à une quête vertigineuse d'infini.« Toutes les choses contiennent un mystère. Et la poésie est le mystère qui contient toutes ces choses ».
Hiver 1872. Un journaliste parisien débarque sur les côtes du Yorkshire où d'étranges phénomènes se produisent et où les légendes semblent prendre vie.Dès le début du récit le lecteur est happé par les cases sombres, que n'éclairent nu…
Benoît Cassel
Publié le
5/5
Quand un journaliste parisien de la fin du XIXème siècle débarque dans le Yorkshire pour relater de mystérieux faits... Animabilis se démarque par sa beauté noire et le mystère universel et intemporel qu'il contient en fait une œuvre supérieure.
Quand un journaliste parisien de la fin du XIXème siècle débarque dans le Yorkshire pour relater de mystérieux faits... Animabilis se démarque par sa beauté noire et le mystère universel et intemporel qu'il contient en fait une œuvre s…
Tous les avis
Le Korrigan
Publié le
5/5
Thierry Murat signe avec Animabilis un récit initiatique étrange et déroutant mais indéniablement envoûtant dont l’épilogue donne les clefs, tout en laissant au lecteur les interstices pour qu’il y projette son propre imaginaire. Ecartelé entre songes et réalité, entre un XIXe siècle qui peine à sortir de l’obscurantisme et les croyances anciennes qui ne demandent qu’à renaître, l’album s’abreuve à l’œuvre des écrivains maudits qui ont marqué le siècle de leur empreinte, de Charles Baudelaire à Arthur Rimbaud en passant par Edgard Poe ou Conan Doyle et son inquiétant Chien des Baskerville… Le trait épuré de Thierry Murat donne autant à voir qu’à ressentir alors que son verbe ciselé confère à son récit une dimension éminemment littéraire, faisant de cet album une œuvre unique, pleines de charmes, de magie et de mystères déroutants.
Thierry Murat signe avec Animabilis un récit initiatique étrange et déroutant mais indéniablement envoûtant dont l’épilogue donne les clefs, tout en laissant au lecteur les interstices pour qu’il y projette son propre imaginaire. Ec…
Marc Lamonzie
Publié le
4/5
C’est envoûtant et émouvant, c’est sombre et parsemé d’éclairs lumineux, comme lors de ces rencontres avec la belle Mëy. Débutant comme Le Chien des Baskerville et se terminant comme un poème de Rimbaud, Animabilis est une belle bande dessinée, singulier et onirique.
C’est envoûtant et émouvant, c’est sombre et parsemé d’éclairs lumineux, comme lors de ces rencontres avec la belle Mëy. Débutant comme Le Chien des Baskerville et se terminant comme un poème de Rimbaud, Animabilis est une belle bande …
Sandra
Publié le
5/5
Un dessin puissant d'une noire beauté. Un récit poétique et définitivement romantique.
La Rédaction
Publié le
5/5
Un magnifique récit, extraordinairement poétique et écrit avec une plume qui donne des ailes au lecteur et où s'entremêlent enquête policière, légendes et histoire d'amour. A découvrir
Benoît Cassel
Publié le
5/5
Quand un journaliste parisien de la fin du XIXème siècle débarque dans le Yorkshire pour relater de mystérieux faits... Animabilis se démarque par sa beauté noire et le mystère universel et intemporel qu'il contient en fait une œuvre supérieure.
Quand un journaliste parisien de la fin du XIXème siècle débarque dans le Yorkshire pour relater de mystérieux faits... Animabilis se démarque par sa beauté noire et le mystère universel et intemporel qu'il contient en fait une œuvre s…
vedge
Publié le
3/5
Hiver 1872. Un journaliste parisien débarque sur les côtes du Yorkshire où d'étranges phénomènes se produisent et où les légendes semblent prendre vie.Dès le début du récit le lecteur est happé par les cases sombres, que n'éclairent nul soleil, à peine la réverbération sur la neige.Pas de dialogues ou à peine. Un voix off en haut ou bas des pages. A l'ancienne.Le dessin vous harponne, comme l'atmosphère semble absorber le personnage principal, par magie.Ensuite le récit se fait poème illustré.Les mots frottent l'âme contre l'écorce des troncs noirs. L'homme court et nous courons avec lui sans savoir ni vers où, ni pour quelle raison ; Jusqu'à la rencontre, muse ou chimère, sensuelle, d'une apparition nommée Mëy qui accélère les mots et simplifie les cases.Avec l'exaltation des sens vient la torture de l'être, hésitant entre poète et simple humain.Le personnage principal prend alors dans les traits l'allure de Rimbaud.Chaque mot est mystère que le coeur du poète résout, dépasse et oublie avant la découverte suivante.Mais la cohabitation du rêveur et des pragmatiques ou fanatiques religieux n'est pas simple. Pourtant le printemps semblent ensuite revêtir les cases des couleurs chaudes de l'amour.Dans cette quête de sens et de dérèglement des sens, le poète, débarrassé du carcan de son enveloppe humaine, accède à un ailleurs où l'écriture est le dernier lien qui le relie au monde.Cette BD est entêtante et voluptueuse comme le parfum prégnant des sous-bois.Récit initiatique et ésotérique, il nous ouvre à une quête vertigineuse d'infini.« Toutes les choses contiennent un mystère. Et la poésie est le mystère qui contient toutes ces choses ».
Hiver 1872. Un journaliste parisien débarque sur les côtes du Yorkshire où d'étranges phénomènes se produisent et où les légendes semblent prendre vie.Dès le début du récit le lecteur est happé par les cases sombres, que n'éclairent nu…
dominique
Publié le
5/5
après des albums au découpage graphique implacable (Les Larmes de l'Assassin,Au Vent Mauvais, Le Vieil homme et la Mer, Etunwan...) Thierry Murat nous livre un récit d'une grande beauté. A la puissance de son univers graphique, il ajoute une poésie romantique qui réchauffe l'âme et qui nous fait oublier la dureté des landes du Yorkshire.
après des albums au découpage graphique implacable (Les Larmes de l'Assassin,Au Vent Mauvais, Le Vieil homme et la Mer, Etunwan...) Thierry Murat nous livre un récit d'une grande beauté. A la puissance de son univers graphique, il ajou…