La fin de la fiction
Pierre Maurel (Scénario,Dessin,Couleurs)
Parution 22 mai 2026
Pages 120
Format Couverture rigide
Genre Humour BD
Éditeur Dupuis
Résumé
En panne d'histoire, un enseignant et auteur de bandes dessinées cherche une issue à son blocage créatif. Il est persuadé qu'un détour par le savoir - en l'occurrence la rencontre avec un médiéviste - pourrait relancer la machine, mais cette rencontre ne fait qu'approfondir sa confusion. De ce faux départ naît un récit d'autofiction instable, traversé par le doute, la mauvaise foi et les contradictions de son auteur.
La fin de la fiction se présente comme une mise à l'épreuve de la création elle-même. Jouant avec les formes narratives, brouillant les niveaux de réalité, superposant l'auteur et son double, ce livre interroge frontalement la notion de pureté artistique. En se mettant en scène en défenseur intransigeant d'une écriture « vertueuse », l'auteur démonte pas à pas ses propres postures, révélant combien toute création est faite de compromis, d'arrangements et de renoncements.
Avec son dessin d'une lisibilité folle et son goût pour la critique sociale sous couvert de fiction, Pierre Maurel compose ici un album qui devrait faire date dans son parcours.
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La fin de la fiction
Réf. 9782808516501
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BDCAF'mag
Publié le
Pierre Maurel revient avec un album qui ressemble à ce qu'il fait de mieux : réfléchir à voix haute, en bande dessinée, sur la bande dessinée elle-même. Son narrateur, prof de BD dans une école privée et auteur en manque d'inspiration, tente d'accoucher d'un « gros projet » : une fresque médiévale sur un troubadour itinérant, alter ego commode pour disséquer la société contemporaine. Entre deux cours, deux séances de jardinage et des rencontres de biais, il rumine. Sur la voix off, cette béquille qu'il déteste. Sur le cadrage, le sens de lecture, l'authenticité des personnages… Maurel tisse une œuvre doublement autoréflexive : le livre parle de faire des livres, tout en se permettant des escapades lyriques stupéfiantes, du cosmos étoilé aux prairies rousses du quotidien. Sa palette, tour à tour ocre chaleureux, rose poudré ou brun cosmique, dit autant que les dialogues, vifs et justes. Drôle sans forcer, mélancolique sans appuyer, La fin de la fiction est une méditation sur ce que signifie encore raconter des histoires à l'ère des unboxings viraux.
Pierre Maurel revient avec un album qui ressemble à ce qu'il fait de mieux : réfléchir à voix haute, en bande dessinée, sur la bande dessinée elle-même. Son narrateur, prof de BD dans une école privée et auteur en manque d'inspiration,…















