Kujô l'implacable tome 13
Shôhei Manabe (Scénario,Dessin)
Parution 5 juin 2026
Pages 192
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Kana
Résumé
Bien que monsieur Ikeo ait décidé de faire confiance à Kujô, maître Sôraku continue de faire pression sur lui. De son côté, Arima, le fixer, compte bien obtenir tout ce qu'il peut de monsieur Shiba. La crise autour de la gestion de l'hôpital général de Shirasu touche à sa fin... mais qui ressortira gagnant de cette affaire, et quelles en seront les conséquences pour les personnes impliquées dans sa gestion.
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Kujô l'implacable tome 13
Réf. 9782505142171
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Avec ce treizième tome, Kujô l'implacable atteint l'un des sommets de son long arc consacré au rachat de l'hôpital Shirasu. Là où beaucoup de mangas judiciaires s'arrêtent aux responsabilités individuelles, Shōhei Manabe poursuit son autopsie des mécanismes qui permettent à la corruption de prospérer.
L'établissement médical est désormais au bord de l'effondrement. Arrestations, scandales et manipulations financières se succèdent tandis qu'une multitude d'acteurs gravitent autour de cette carcasse encore lucrative. Chacun prétend défendre l'avenir de l'hôpital, mais tous semblent surtout préoccupés par les bénéfices qu'ils peuvent en tirer.
Le grand mérite de ce volume est de montrer que les véritables prédateurs ne sont pas toujours les criminels les plus visibles. Entre l'avocat-conseil qui cherche à monnayer son influence, les intermédiaires opportunistes et les délinquants qui flairent la bonne affaire, Manabe compose une galerie de personnages où la cupidité revêt des formes multiples.
Au milieu de ce chaos évolue Kujô. Fidèle à lui-même, il refuse les postures héroïques. Pourtant, sa manière d'intervenir donne l'impression qu'il est le seul à encore considérer l'hôpital comme autre chose qu'un actif à exploiter. Son action n'a rien d'idéaliste : elle ressemble davantage à une opération chirurgicale brutale destinée à sauver ce qui peut encore l'être.
Le récit impressionne également par sa maîtrise de la tension. Les révélations ne cherchent pas l'effet spectaculaire immédiat ; elles dévoilent progressivement un système où chaque acteur profite des failles créées par les autres. Cette mécanique implacable donne au volume une dimension presque documentaire.
La seconde partie, plus courte et centrée sur une affaire de harcèlement sexuel, agit comme un contrepoint efficace. Après les enjeux financiers colossaux de l'arc hospitalier, le manga rappelle que l'injustice se manifeste aussi dans des situations plus ordinaires, mais tout aussi destructrices.
Graphiquement, Manabe conserve son trait sec et réaliste, particulièrement adapté aux regards calculateurs et aux sourires de circonstance qui peuplent ce tome. Chaque expression semble révéler une intention cachée.
Un tome dense, sombre et remarquablement construit, qui conclut l'arc hospitalier avec une froide lucidité. Plus que jamais, Kujô l'implacable s'intéresse aux zones grises où le droit, l'argent et la morale cessent de suivre les mêmes règles.
L'établissement médical est désormais au bord de l'effondrement. Arrestations, scandales et manipulations financières se succèdent tandis qu'une multitude d'acteurs gravitent autour de cette carcasse encore lucrative. Chacun prétend défendre l'avenir de l'hôpital, mais tous semblent surtout préoccupés par les bénéfices qu'ils peuvent en tirer.
Le grand mérite de ce volume est de montrer que les véritables prédateurs ne sont pas toujours les criminels les plus visibles. Entre l'avocat-conseil qui cherche à monnayer son influence, les intermédiaires opportunistes et les délinquants qui flairent la bonne affaire, Manabe compose une galerie de personnages où la cupidité revêt des formes multiples.
Au milieu de ce chaos évolue Kujô. Fidèle à lui-même, il refuse les postures héroïques. Pourtant, sa manière d'intervenir donne l'impression qu'il est le seul à encore considérer l'hôpital comme autre chose qu'un actif à exploiter. Son action n'a rien d'idéaliste : elle ressemble davantage à une opération chirurgicale brutale destinée à sauver ce qui peut encore l'être.
Le récit impressionne également par sa maîtrise de la tension. Les révélations ne cherchent pas l'effet spectaculaire immédiat ; elles dévoilent progressivement un système où chaque acteur profite des failles créées par les autres. Cette mécanique implacable donne au volume une dimension presque documentaire.
La seconde partie, plus courte et centrée sur une affaire de harcèlement sexuel, agit comme un contrepoint efficace. Après les enjeux financiers colossaux de l'arc hospitalier, le manga rappelle que l'injustice se manifeste aussi dans des situations plus ordinaires, mais tout aussi destructrices.
Graphiquement, Manabe conserve son trait sec et réaliste, particulièrement adapté aux regards calculateurs et aux sourires de circonstance qui peuplent ce tome. Chaque expression semble révéler une intention cachée.
Un tome dense, sombre et remarquablement construit, qui conclut l'arc hospitalier avec une froide lucidité. Plus que jamais, Kujô l'implacable s'intéresse aux zones grises où le droit, l'argent et la morale cessent de suivre les mêmes règles.
Avec ce treizième tome, Kujô l'implacable atteint l'un des sommets de son long arc consacré au rachat de l'hôpital Shirasu. Là où beaucoup de mangas judiciaires s'arrêtent aux responsabilités individuelles, Shōhei Manabe poursuit son a…
























