Immortalité et châtiment tome 5
Kentarô Satô (Scénario,Dessin)
Parution 28 août 2025
Pages 184
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Akata
Résumé
Avec Immortalité et Châtiment, Kentarô Satô revisite l'apocalypse zombie comme peu savent le faire. De manière aussi froide que clinique, il décrit la descente aux enfers d'une humanité qui semble déjà avoir perdu son âme, dans un monde où vivre est synonyme de punition...
Des hordes de zombies sillonnent les rues, si bien que même les Forces d'autodéfense sont incapable de les contenir. Kazahari, le yakuza qui a sauvé le groupe de Fumito, expose à ses nouveaux camarades son plan pour s'enfuir de l'hôtel et rejoindre un endroit sûr dont lui seul connaît l'emplacement exact. Mais celui-ci semble impliquer le sacrifice de tous les autres résidents de l'hôtel...
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Immortalité et châtiment tome 5
Réf. 9782385690106
Détails
Avis et notes
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Adesio
Publié le
Achat vérifié
Kentarō Satō intensifie la dynamique de huis clos en déplaçant subtilement l’équilibre du refuge vers la menace intérieure. L’auteur développe avec une froideur clinique les fractures psychologiques entre les personnages, révélant leurs doutes et leurs peurs, jusqu’à rendre la tension plus inquiétante que les zombies eux-mêmes. Par une succession de scènes silencieuses – un regard qui fuit, un geste hésitant – il insuffle un malaise croissant : l’ennemi ne vient plus seulement de l’extérieur, il surgit désormais du cœur même du groupe. La lecture devient oppressante, chaque respiration semble une menace prête à éclater.
La construction narrative repose sur des ruptures sèches et des ellipses visuelles qui imposent un rythme haletant, presque brutal, en parfaite résonance avec l’apocalypse qui engloutit les protagonistes. Graphiquement, Satō exploite magistralement les contrastes du noir et blanc, transformant les ombres en acteurs à part entière, brouillant sans cesse la frontière entre humanité et monstruosité. Le stratagème de fuite évoqué par le yakuza Kazahari catalyse les tensions, cristallisant les désirs divergents : certains ne songent qu’à survivre, d’autres à préserver une morale fragile. Le fait qu’un seul détienne la clé du salut renforce l’impression d’un équilibre précaire, toujours sur le point de s’effondrer.
Au-delà de l’horreur zombie, ce volume creuse l’étude des pulsions humaines : culpabilité, vengeance, solidarité et égoïsme se mêlent dans une fresque sans concession. Fumito, moins héros que témoin, devient le miroir des contradictions de chacun, piégé dans une responsabilité qu’il n’a pas choisie. Sa fragilité psychologique illustre la difficulté d’agir quand toute valeur s’écroule. Les dialogues, rares mais incisifs, suffisent à fissurer les alliances et à faire vaciller la confiance. Chaque mot pèse comme une arme.
La progression du récit est percussive, alternant fulgurances violentes et instants suspendus, jusqu’à enfermer lecteur et personnages dans une spirale étouffante. Les zombies, relégués à l’arrière-plan, ne sont plus que le décor d’une horreur plus insidieuse : celle que les vivants s’infligent entre eux. Satō ne propose aucune échappatoire, et le malaise s’installe durablement.
La construction narrative repose sur des ruptures sèches et des ellipses visuelles qui imposent un rythme haletant, presque brutal, en parfaite résonance avec l’apocalypse qui engloutit les protagonistes. Graphiquement, Satō exploite magistralement les contrastes du noir et blanc, transformant les ombres en acteurs à part entière, brouillant sans cesse la frontière entre humanité et monstruosité. Le stratagème de fuite évoqué par le yakuza Kazahari catalyse les tensions, cristallisant les désirs divergents : certains ne songent qu’à survivre, d’autres à préserver une morale fragile. Le fait qu’un seul détienne la clé du salut renforce l’impression d’un équilibre précaire, toujours sur le point de s’effondrer.
Au-delà de l’horreur zombie, ce volume creuse l’étude des pulsions humaines : culpabilité, vengeance, solidarité et égoïsme se mêlent dans une fresque sans concession. Fumito, moins héros que témoin, devient le miroir des contradictions de chacun, piégé dans une responsabilité qu’il n’a pas choisie. Sa fragilité psychologique illustre la difficulté d’agir quand toute valeur s’écroule. Les dialogues, rares mais incisifs, suffisent à fissurer les alliances et à faire vaciller la confiance. Chaque mot pèse comme une arme.
La progression du récit est percussive, alternant fulgurances violentes et instants suspendus, jusqu’à enfermer lecteur et personnages dans une spirale étouffante. Les zombies, relégués à l’arrière-plan, ne sont plus que le décor d’une horreur plus insidieuse : celle que les vivants s’infligent entre eux. Satō ne propose aucune échappatoire, et le malaise s’installe durablement.
Kentarō Satō intensifie la dynamique de huis clos en déplaçant subtilement l’équilibre du refuge vers la menace intérieure. L’auteur développe avec une froideur clinique les fractures psychologiques entre les personnages, révélant leur…

Squalex
Publié le
Achat vérifié
Un bon tome sur la lignée du précédent. On s’écarte un peu de la menace zombie pour une menace interne au groupe. Le développement des personnages est bien meilleur et le puzzle commence à prendre forme pour mon plus grand plaisir, curieux de voir ce que donnera la suite !
Un bon tome sur la lignée du précédent. On s’écarte un peu de la menace zombie pour une menace interne au groupe. Le développement des personnages est bien meilleur et le puzzle commence à prendre forme pour mon plus grand plaisir, cur…






















