Froid glacial
Junji Ito (Scénario,Dessin)
Parution 22 oct. 2025
Pages 400
Format Couverture rigide
Genre Seinen
Éditeur Mangetsu
Résumé
Un nouvel élève aux étranges aptitudes qui vient semer la discorde dans le club des adeptes de phénomènes paranormaux, des canalisations dont s'échappent de déchirants râles d'agonie, une forêt aux fruits gorgés de sang, de sinistres ballons arborant des visages humains qui flottent comme des pendus, des pantins aux allures maléfiques, un avion de ligne qui disparaît dans le ciel avec tous ses passagers...
Pressentez-vous déjà le glaçant frisson qui parcourra votre colonne vertébrale à mesure que vous tournerez les pages de ces huit effroyables nouvelles signées par le maître de l'horreur ?
Cette édition bénéficie d'une analyse en fin d'ouvrage par Morolian, spécialiste francophone de l'auteur.
Disponible chez l'éditeur
Ouverture des précommandes le : 8 oct. 2025
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Froid glacial
Réf. 9782382817315
Détails
Avis et notes
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Adesio
Publié le
Achat vérifié
Froid Glacial est un recueil qui fait mordre la glace plutôt que le cœur, une œuvre où Ito joue avec le frisson et la froideur du quotidien.
Dès la première nouvelle, l'auteur installe une atmosphère glaciale où le banal se fissure sous la pression du surnaturel.
Le dessin, d'une précision presque chirurgicale, transforme les détails les plus anodins en instruments d'angoisse.
Ito excelle à doser l'attente : il laisse le silence s'étendre avant d'imposer des images qui restent collées à la rétine.
Les personnages, volontairement ordinaires, servent de miroirs aux obsessions collectives et individuelles.
L'humour noir, discret, fonctionne comme une respiration malveillante qui relance la tension.
Certaines histoires misent sur une montée progressive, d'autres assènent des chocs viscéraux — cette variété évite la routine.
La thématique récurrente de la perte de contrôle renvoie autant à la fragilité humaine qu'à une critique déguisée des conformismes.
Techniquement, les compositions de cases sont pensées pour exploiter l'espace blanc comme source d'effroi.
Le trait d'Ito sait être délicat et, dans le plan suivant, se faire déformant jusqu'à l'hallucination.
La traduction française conserve l'économie du texte tout en rendant justice au rythme visuel — un équilibre délicat.
Parfois, le récit flirte avec l'absurde au point de déconcerter ; c'est là une force plus qu'une faiblesse.
Les motifs récurrents — ballons, marionnettes, canalisations — gagnent en charge symbolique au fil des pages.
Là où d'autres décriraient l'horreur, Ito la cajole jusqu'à la rendre plausible, presque intime.
Le ton change selon les nouvelles : de la terreur frontale à l'effroi sourd, l'album explore tous les registres.
Le lecteur est souvent placé en voyeur complice, observateur impuissant d'une déchéance lente et méthodique.
Les fins oscillent entre coup de théâtre et claquement discret ; elles privilégient souvent l'écho plutôt que l'explication.
Cette préférence pour l'énigme rappelle certaines sensibilités critiques japonaises qui valorisent l'atmosphère sur la morale.
L'œuvre peut déconcerter les néophytes par son refus d'expliciter les mécanismes surnaturels.
Mais c'est précisément ce manque de solution qui installe un malaise durable, signature de l'auteur.
Visuellement, l'album est un festival de métaphores graphiques qui prolongent le récit au-delà des mots.
Le sens du détail d'Ito transforme chaque planche en chambre d'échos où se répondent peur et fascination.
Froid Glacial n'est pas un recueil confortable : il exige du lecteur une ouverture au grotesque et à l'incongru.
Pour qui accepte ce pacte, l'ouvrage livre des images qui hantent longtemps après la dernière page.
En somme, Junji Ito signe ici un manifeste de l'effroi minimaliste, où la froideur devient une arme narrative redoutable.
Dès la première nouvelle, l'auteur installe une atmosphère glaciale où le banal se fissure sous la pression du surnaturel.
Le dessin, d'une précision presque chirurgicale, transforme les détails les plus anodins en instruments d'angoisse.
Ito excelle à doser l'attente : il laisse le silence s'étendre avant d'imposer des images qui restent collées à la rétine.
Les personnages, volontairement ordinaires, servent de miroirs aux obsessions collectives et individuelles.
L'humour noir, discret, fonctionne comme une respiration malveillante qui relance la tension.
Certaines histoires misent sur une montée progressive, d'autres assènent des chocs viscéraux — cette variété évite la routine.
La thématique récurrente de la perte de contrôle renvoie autant à la fragilité humaine qu'à une critique déguisée des conformismes.
Techniquement, les compositions de cases sont pensées pour exploiter l'espace blanc comme source d'effroi.
Le trait d'Ito sait être délicat et, dans le plan suivant, se faire déformant jusqu'à l'hallucination.
La traduction française conserve l'économie du texte tout en rendant justice au rythme visuel — un équilibre délicat.
Parfois, le récit flirte avec l'absurde au point de déconcerter ; c'est là une force plus qu'une faiblesse.
Les motifs récurrents — ballons, marionnettes, canalisations — gagnent en charge symbolique au fil des pages.
Là où d'autres décriraient l'horreur, Ito la cajole jusqu'à la rendre plausible, presque intime.
Le ton change selon les nouvelles : de la terreur frontale à l'effroi sourd, l'album explore tous les registres.
Le lecteur est souvent placé en voyeur complice, observateur impuissant d'une déchéance lente et méthodique.
Les fins oscillent entre coup de théâtre et claquement discret ; elles privilégient souvent l'écho plutôt que l'explication.
Cette préférence pour l'énigme rappelle certaines sensibilités critiques japonaises qui valorisent l'atmosphère sur la morale.
L'œuvre peut déconcerter les néophytes par son refus d'expliciter les mécanismes surnaturels.
Mais c'est précisément ce manque de solution qui installe un malaise durable, signature de l'auteur.
Visuellement, l'album est un festival de métaphores graphiques qui prolongent le récit au-delà des mots.
Le sens du détail d'Ito transforme chaque planche en chambre d'échos où se répondent peur et fascination.
Froid Glacial n'est pas un recueil confortable : il exige du lecteur une ouverture au grotesque et à l'incongru.
Pour qui accepte ce pacte, l'ouvrage livre des images qui hantent longtemps après la dernière page.
En somme, Junji Ito signe ici un manifeste de l'effroi minimaliste, où la froideur devient une arme narrative redoutable.
Froid Glacial est un recueil qui fait mordre la glace plutôt que le cœur, une œuvre où Ito joue avec le frisson et la froideur du quotidien.
Dès la première nouvelle, l'auteur installe une atmosphère glaciale où le banal se fissure so…
Dès la première nouvelle, l'auteur installe une atmosphère glaciale où le banal se fissure so…

Nicolas Demay de PlanèteBD
Publié le
Certaines rencontres peuvent se révéler bien plus terribles qu'elles en ont l'air. Des récits bien glaçants.

Koiwai de Manga News
Publié le
En somme, difficile de mieux achever la vaste anthologie d'histoires courtes de Junji Ito, tant Froid Glacial regroupe un bon paquet des aspects étranges, angoissants et horrifiques que l'on peut aimer chez Junji Ito.
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