Shibatarian tome 5

Katsuya Iwamuro (Scénario,Dessin)

4/5
Parution 29 oct. 2025
Format Couverture souple
Genre Shonen
Éditeur Panini
Résumé
Plusieurs semaines se sont écoulées depuis la sortie du film SHIBATARIAN. Depuis, les Shibata se sont secrètement multipliés et ont réussi à s'infiltrer au coeur de la société japonaise. Leur nouvel objectif : détruire le Japon pour laisser leur empreinte dans l'histoire. Pour y parvenir, ils déclenchent un plan insensé : transformer chaque citoyen en Shibata. Face à cette menace grandissante, une seule personne peut encore les arrêter : Satô. C'est ici que s'achève le film que Shibata et Satô avaient imaginé ensemble. Katsuya Iwamuro est un jeune auteur très prometteur du JUMP+. Après un premier one shot (Armageddon wa Mata Ashita) en 2020, il créé en 2023 Shibatarian, son premier récit sérialisé. Publiée sur Manga plus en anglais, cette oeuvre est devenue virale, de nombreuses vidéos commentant le titre circulent sur Internet. Les lecteurs sont enthousiastes et dithyrambiques, et c'est sans aucun doute grâce au trait si particulier de l'artiste et à une intrigue envoûtante mêlant surnaturel et horreur.

Détails

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Avis et notes

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4/5
Ce cinquième tome, qui marque la conclusion annoncée de la série, frappe d’abord par sa tension constante : l’infiltration silencieuse des « Shibata » dans la société japonaise se mue en apocalypse latente, et la trajectoire s’accélère sans crier gare. Dès les premières pages, l’auteur ne ménage pas ses efforts pour porter l’intrigue vers un affrontement inévitable, et cette montée dramatique trouve un angle plus large que les arcs précédents : ce n’est plus seulement une amitié étrange ou une horreur individuelle, mais une menace systémique et culturelle.
L'œuvre est une horreur qui ne se contente pas d’effrayer, mais questionne la contamination de l’identité collective.

Le scénario se révèle globalement satisfaisant, mais présente également quelques faiblesses : certains développements sont trop rapides, voire expédiés. Il est vrai que l’auteur concentre la résolution sur un nombre limité de chapitres—on sent la volonté d’un final compact—et cela donne l’impression que certains enjeux secondaires ne reçoivent pas toute l’attention qu’ils méritaient. Toutefois, ce compromis se justifie par une cohérence de ton : la série a toujours revendiqué une forme d’épure cauchemardesque.

Dans ce volume final, les plans de foule et d'invasion prennent une ampleur visuelle impressionnante ; certains critiques japonais saluent cette montée en « échelle visuelle », même s’ils regrettent l’absence de scènes réellement longues ou contemplatives. Le rythme reste vif, à l’image d’un film d’horreur efficace plutôt que d’un drame lent et psychologique.

La relation entre Sato et Shibata, cœur de la série, a droit à un dernier tour poignant : l’auteur choisit de placer leur amitié au centre de l’apocalypse, comme s’il s’agissait non seulement de survie, mais de l’affrontement entre deux visions du monde. Cela donne une belle charge émotionnelle — d’autant plus que la série n’avait pas toujours mis l’émotion au premier plan.

Concernant la fin elle-même, on peut dire qu’elle est audacieuse : pas vraiment un happy end conventionnel, mais une conclusion qui parle de résilience et de sacrifice, tout en laissant quelques zones d’ombre. Cela reflète bien l’esprit des mangas d’horreur japonais qui n’apportent pas toutes les réponses. Toutefois, quelques lecteurs regrettent que certains fils narratifs – notamment les origines des Shibata ou le comment du plan global – restent partiellement voilés. Cela ne nuit pas à l’expérience, mais peut laisser un sentiment de « fin ouverte ».

Enfin, sur le plan de l’impact global : ce tome 5 donne l’impression que l’œuvre a trouvé son triangle d’efficacité — horreur, métaphore sociale, et interrelation humaine. Si l’on a critiqué les volumes précédents pour des passages « brouillons », ici l’auteur semble avoir tiré pleinement parti de son concept. Néanmoins, on peut regretter que l’ambition n’ait pas été poussée davantage, que certaines scènes « pivots » ne soient pas plus étendues, ou que certains personnages secondaires ne soient pas développés plus profondément.

Ce dernier volume est un final solide, un peu inégal sur certains détails, mais globalement satisfaisant pour quiconque apprécie les récits d’horreur au ton sombre et métaphorique. Il conclut la série avec panache, tout en conservant ce petit je-ne-sais-quoi de perturbant.
Ce cinquième tome, qui marque la conclusion annoncée de la série, frappe d’abord par sa tension constante : l’infiltration silencieuse des « Shibata » dans la société japonaise se mue en apocalypse latente, et la trajectoire s’accélère…
Koiwai de Manga News
Koiwai de Manga News Publié le
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4/5
Si vous cherchez un bon manga horrifique où l'auteur va vraiment au bout de son délire en plus d'offrir un joli cri d'amour envers le cinéma, et si vous n'avez pas peur d'être régulièrement sortis de votre zone de confort au vu du côté assez imprévisible du récit, ne passez pas à côté de Shibatarian.
Si vous cherchez un bon manga horrifique où l'auteur va vraiment au bout de son délire en plus d'offrir un joli cri d'amour envers le cinéma, et si vous n'avez pas peur d'être régulièrement sortis de votre zone de confort au vu du côté…

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