Pucelle tome 1 - Débutante
Florence Dupré la Tour (Scénario,Dessin,Couleurs)
Parution 15 mai 2020
Pages 184
Format Couverture rigide
Genre Humour BD
Éditeur Dargaud
Résumé
Depuis sa plus tendre enfance, Florence ignore tout ce qui se passe... en-dessous de la ceinture. Elle imagine que le papa met la petite graine dans le nombril de la maman, et puis de toute façon, il est tacitement interdit, dans la famille, de parler de « la chose qui ne doit pas être dite ».
Alors... Florence imagine des scénarii terribles, parfois idiots ; Florence s'angoisse devant le poids de la tradition qui place inéluctablement la femme dans une position inférieure ; Florence, à sa façon, résiste pour ne pas sombrer.
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Retrait en librairie

Pucelle tome 1
Réf. 9782205076493
Détails
Avis et notes
4,65
8 notes
5 étoiles
63%
4 étoiles
38%
3 étoiles
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2 étoiles
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Benco
Publié le
Achat vérifié
Un récit auto-biographique d'une autrice/dessinatrice que je ne connaissais pas. On découvre l'enfance soi-disant dorée d'une fille de famille de la haute bourgeoisie, et on découvre de l'intérieur les préjugés sexistes et le puritanisme de ce milieu, et les dégâts qu'ils font, notamment sur les jeunes filles. C'est le genre de récit qui suscite immédiatement une certaine colère. Et puis, le tempérament de l'autrice apparait rapidement, et on devine que l'oppression est encore plus dure à vivre lorsqu'on a un caractère bien trempé.
Le dessin est d'un style naïf maitrisé. S'il ne me parle pas trop (les gouts et les couleurs), il transporte bien le récit.
Une lecture essentielle dans ces temps de régression puritaine.
Le dessin est d'un style naïf maitrisé. S'il ne me parle pas trop (les gouts et les couleurs), il transporte bien le récit.
Une lecture essentielle dans ces temps de régression puritaine.
Un récit auto-biographique d'une autrice/dessinatrice que je ne connaissais pas. On découvre l'enfance soi-disant dorée d'une fille de famille de la haute bourgeoisie, et on découvre de l'intérieur les préjugés sexistes et le puritanis…

Vincent
Publié le
J'ai découvert Florence Dupré la Tour en 2006 avec le titre Forever Ma Sœur. Florence a une sœur jumelle, Béné, et j'avais adoré passer cette année drôle et rocambolesque avec elles dans cette première bande dessinée inspirée de leur adolescence. Une première base autobiographique qui a depuis été source d'inspiration pour d'autres ouvrages encore : Forever Summer, complémentaire au premier, plus récemment le tome 1 de Cruelle... et désormais Pucelle !
On pourrait penser le titre provocateur, mais il est en réalité extrêmement bien vu car il évoque l'ignorance sexuelle -péjorativement, on n'est pas ici avec Madonna, comme une vierge, touchée pour la très première fois- mais il fait aussi référence à une des seules et uniques femmes héroïques apprises dans les livres d'histoire des écoliers : Jeanne d'Arc, surnommée Jeanne La Pucelle. Car Florence ne se contente pas de raconter son enfance, elle révèle aussi en filigrane l'endoctrinement sociétal de la dominance de l'Homme sur la Femme par la fracture de l'inégalité de leurs places respectives dans l'éducation et l'information. La femme est soumise à l'homme, héros puissant qui a tous les droits, ce qui est normal puisque son rôle quotidien est si important en comparaison à celui du sexe faible qu'il mérite tous les égards, une écoute silencieuse, une dévotion totale... Attention, la femme n'a pas à se plaindre puisqu'elle a la chance de pouvoir s'occuper des enfants, a le plaisir de tenir sa maison, bénéficier parfois même d'un partage amical avec d'autres femmes en surveillant les enfants lors d'une sortie. Mais Florence, aussi jeune qu'elle soit voit bien que quelque chose est déséquilibré... et réagit ! Tout ces tabous, ces non-dits, ces arrangements avec la réalité ne la laissent pas indemne.
Sous couvert du quotidien - certes peu ordinaire d'une famille française expatriée plusieurs années en Argentine, vivant dans les hautes sphères de la bourgeoisie, ensuite repartie vivre dans un domaine près de Troyes, pour finalement tout quitter à nouveau pour la Guadeloupe -, Florence Dupré la Tour nous livre avec une franchise sans concession les conséquences de la méconnaissance, à commencer par "la chose qui ne doit pas être dite".
J'ai adoré cette lecture. J'ai adoré être tout de suite pris dans ce récit, impatient de découvrir chaque nouvelle page, chaque nouvelle frasque, avec des moments tantôt effarants, scandaleux, extrêmement drôles, curieux... mais ô combien bienvenus pour grandir soi-même, réagissant à son histoire, nous interpelant en conséquence sur la nôtre.
Suite à ce tome admirable, je suis allé parler à ma fille, préado de son état, et évoquer avec elle ce qui doit être dit... Une discussion passionnante et certainement nécessaire a découlé de la lecture de cette bande dessinée. Comment ne pas l'aimer très fort ensuite ?
On pourrait penser le titre provocateur, mais il est en réalité extrêmement bien vu car il évoque l'ignorance sexuelle -péjorativement, on n'est pas ici avec Madonna, comme une vierge, touchée pour la très première fois- mais il fait aussi référence à une des seules et uniques femmes héroïques apprises dans les livres d'histoire des écoliers : Jeanne d'Arc, surnommée Jeanne La Pucelle. Car Florence ne se contente pas de raconter son enfance, elle révèle aussi en filigrane l'endoctrinement sociétal de la dominance de l'Homme sur la Femme par la fracture de l'inégalité de leurs places respectives dans l'éducation et l'information. La femme est soumise à l'homme, héros puissant qui a tous les droits, ce qui est normal puisque son rôle quotidien est si important en comparaison à celui du sexe faible qu'il mérite tous les égards, une écoute silencieuse, une dévotion totale... Attention, la femme n'a pas à se plaindre puisqu'elle a la chance de pouvoir s'occuper des enfants, a le plaisir de tenir sa maison, bénéficier parfois même d'un partage amical avec d'autres femmes en surveillant les enfants lors d'une sortie. Mais Florence, aussi jeune qu'elle soit voit bien que quelque chose est déséquilibré... et réagit ! Tout ces tabous, ces non-dits, ces arrangements avec la réalité ne la laissent pas indemne.
Sous couvert du quotidien - certes peu ordinaire d'une famille française expatriée plusieurs années en Argentine, vivant dans les hautes sphères de la bourgeoisie, ensuite repartie vivre dans un domaine près de Troyes, pour finalement tout quitter à nouveau pour la Guadeloupe -, Florence Dupré la Tour nous livre avec une franchise sans concession les conséquences de la méconnaissance, à commencer par "la chose qui ne doit pas être dite".
J'ai adoré cette lecture. J'ai adoré être tout de suite pris dans ce récit, impatient de découvrir chaque nouvelle page, chaque nouvelle frasque, avec des moments tantôt effarants, scandaleux, extrêmement drôles, curieux... mais ô combien bienvenus pour grandir soi-même, réagissant à son histoire, nous interpelant en conséquence sur la nôtre.
Suite à ce tome admirable, je suis allé parler à ma fille, préado de son état, et évoquer avec elle ce qui doit être dit... Une discussion passionnante et certainement nécessaire a découlé de la lecture de cette bande dessinée. Comment ne pas l'aimer très fort ensuite ?
J'ai découvert Florence Dupré la Tour en 2006 avec le titre Forever Ma Sœur. Florence a une sœur jumelle, Béné, et j'avais adoré passer cette année drôle et rocambolesque avec elles dans cette première bande dessinée inspirée de leur a…

Benoît Cassel
Publié le
La petite Florence a grandi dans une famille catholique pratiquante où la sexualité est un tabou. Un récit autobiographique féministe et construit avec intelligence.
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