Nick Carter et André Breton - Une enquête surréaliste

David B. (Scénario, Dessin, Couleurs, Préface)

4/5
Parution 20 nov. 2019
Pages 56
Format Couverture rigide
Genre Fantastique BD
Éditeur SOLEIL
Résumé
André Breton, le fondateur du mouvement, est bien démuni : il n'a plus de femme dans sa vie, ses compagnons surréalistes sont partis ou ont été exclus et surtout, il lui semble qu'il a perdu ce qui faisait l'âme du surréalisme. Il engage donc son ami, le détective Nick Carter, pour enquêter et retrouver cette chose indicible qui lui aurait été volée. Nick Carter va parcourir le temps et l'espace dans un entrelacement de décors fantastiques, de personnages tortueux, de femmes fatales, de situations périlleuses, de crimes et de machines extraordinaires pour remettre la main sur ce qu'André Breton appelait « l'or du temps ».

Détails

Avis et notes

4,00 6 notes
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vedge
vedge Publié le
4/5
Voyage surréaliste dans une dimension auréolée d'étoiles missionnaires accumulant du merveilleux. Quand dessin et récit se font art-nitorinque pour que demain soit plus ensoleillé qu'aujourd'hui. Rêverie en noir et blanc éclatante de mille couleurs de lunes aphrodisiaques.
Voyage surréaliste dans une dimension auréolée d'étoiles missionnaires accumulant du merveilleux. Quand dessin et récit se font art-nitorinque pour que demain soit plus ensoleillé qu'aujourd'hui. Rêverie en noir et blanc éclatante de m…
Laurent
Laurent Publié le
4/5
Depuis le temps que David B. faisait la part belle à l’onirisme à travers son œuvre, il paraissait logique qu’il finisse par produire un ouvrage sur le surréalisme. Et pour parler du surréalisme, quoi de plus normal que de convoquer André Breton, l’un des illustres théoriciens de ce mouvement artistique né au début du XXe siècle.

Pour évoquer l’homme, David B. s’est centré sur la seconde partie de sa vie, à partir de 1930. Il a eu en outre cette idée originale de la raconter sous l’angle de la fiction, en faisant référence à une personnage de roman-feuilleton américain de l’époque, le détective Nick Carter, qui vivait toutes sortes d’aventures échevelées, ce qui plaisait beaucoup aux surréalistes.

C’est donc dans une aventure pareillement échevelée, entre réalité et fiction, que l’on va suivre le détective, engagé par Breton pour retrouver quelque chose qu’on lui a dérobé, sans qu’il puisse le nommer… L’action débute à la période où le groupe surréaliste vient d’exploser, entraînant son lot de querelles et de haines entre les acteurs du mouvement. Carter va ainsi rencontrer entre autres Robert Desnos, Nadja, l’ancienne maîtresse de l’écrivain, Salvador Dali, Gala, Louis Aragon, ainsi qu’un autre personnage fictif issu de la littérature feuilletonnesque comme le diabolique docteur Quartz.

Bien évidemment, on pourra difficilement trouver une quelconque rationalité dans cette histoire à l’imagination débridée, avec la présence récurrente de symboles plus ou moins ésotériques. On tentera au mieux de démêler le vrai du faux, la plupart des faits concernant les artistes étant avérés, telle la rencontre entre Trotsky et Breton au Mexique ou la rupture avec Paul Eluard.

Si le parti pris narratif est original, le point fort de l’ouvrage, qui est une succession de planches pleine page et donc pas vraiment une bande dessinée, demeure sans conteste le dessin de David B., qui rend ainsi un magnifique hommage à ce mouvement artistique, en y injectant sa propre noirceur. Dans un tourbillon incessant, fantômes, squelettes, créatures fantasmagoriques et masques inquiétants viendront peupler cette parabole surréalistico-paranoïaque. Comme d’habitude, le noir et blanc va comme un gant au trait si particulier de l’auteur de « L’Ascension du Haut mal », à la fois rigide, minutieux et foisonnant, venant nous rappeler que le merveilleux peut être aussi fait d’angoisses insondables. L’ouvrage bénéficie en outre d’un tirage splendide au format italien, avec une couverture entièrement toilée, ce qui en fait littéralement un objet d’art, un plaisir de collectionneur.
Depuis le temps que David B. faisait la part belle à l’onirisme à travers son œuvre, il paraissait logique qu’il finisse par produire un ouvrage sur le surréalisme. Et pour parler du surréalisme, quoi de plus normal que de convoquer An…
J. Milette
J. Milette Publié le
4/5
Un projet fascinant dans lequel l’auteur a su s’approprier le fond et la forme du surréalisme, sans oublier sa petite histoire marquée par les turbulences. Certains seront d’ailleurs tentés de tracer un parallèle avec les tensions qui ont longtemps déchiré la maison d’édition fondée par Jean-Christophe Menu et une poignée de bédéistes, dont David B.
Un projet fascinant dans lequel l’auteur a su s’approprier le fond et la forme du surréalisme, sans oublier sa petite histoire marquée par les turbulences. Certains seront d’ailleurs tentés de tracer un parallèle avec les tensions qui …

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