Les chefs-d'oeuvre de Lovecraft - L'Indicible
Gou Tanabe (Scénario,Dessin)
Parution 4 sept. 2025
Pages 264
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Ki-oon
Résumé
La clé des rêves est à votre portée... oserez-vous l'utiliser ?
L'étoile Polaris guide le dormeur dans le monde des rêves, mais peut aussi l'y retenir prisonnier et lui faire perdre tout repère... Seulement, la réalité aussi contient sa part d'irréel, cachée là où on ne l'attend pas.
Les voleurs qui tentent de s'attaquer à la fortune du Terrible Vieillard l'apprendront à leurs dépens... Et pourtant, même les vieux briscards dans son genre ne peuvent rien face aux forces anciennes qui hantent certains lieux, comme l'étrange maison haute dans la brume. Il le sait, parfois, quand plus rien ne fait sens, mieux vaut abandonner toute logique.
Finalement, ne seraient-ce pas les rêveurs comme Randolph Carter qui détiennent la clé du mystère de cet indicible qui effraie autant qu'il fascine ? Loin de le fuir, il tente de s'en approcher, peut-être trop...
Enfoncez-vous dans les contrées du Rêve pour un voyage sans retour ! Gou Tanabe donne corps avec brio à Randolph Carter, alter ego de H. P. Lovecraft... À travers lui s'expriment les pensées et les peurs de l'inventeur de l'horreur cosmique.
Disponible chez l'éditeur
Toutes les éditions
EDITIONS
Retrait en librairie

Les chefs-d'oeuvre de Lovecraft - L'Indicible
Réf. 9791032721292
Détails
Avis et notes
4,40
10 notes
5 étoiles
50%
4 étoiles
40%
3 étoiles
10%
2 étoiles
0%
1 étoile
0%

Nicolas BDfugue
Publié le
Le trait reconnaissable de Gou Tanabe nous transporte immédiatement dans l'ambiance inquiétante de ces nouvelles histoires étranges. Toujours fan !

Adesio
Publié le
Achat vérifié
Lire ce manga revient à franchir un seuil invisible où l’œil n’est plus simple spectateur mais témoin d’un vertige. Le dessinateur parvient à condenser l’essence d’un texte réputé insaisissable dans une suite d’images qui respirent le malaise. Le trait, tour à tour précis et chaotique, semble refuser la stabilité, comme si la page elle-même tremblait sous l’indicible. Chaque case distille une inquiétude subtile, davantage psychologique que graphique, et l’utilisation des noirs profonds imprime une atmosphère lourde, presque étouffante, semblable au poids d’un silence qui s’éternise.
Là où d’autres adaptations cèdent à la tentation du monstrueux, celle-ci préserve le voile, laissant le lecteur imaginer ce qui se dérobe. Ce vide à combler avec ses propres peurs devient le moteur même de la lecture. Les visages, figés ou déformés par l’angoisse, traduisent la lutte intérieure des personnages, et c’est ce contraste entre l’ordinaire et l’étrange qui donne au récit sa force. Le découpage des planches épouse un rythme respiratoire : resserrement suffocant, relâchement brusque, puis retour de la tension, comme si la narration suivait les battements d’un cœur affolé.
Cette adaptation ne se contente pas de transposer un texte ; elle construit une expérience sensorielle autonome. Les espaces vides, parfois plus éloquents que les pleines pages, deviennent un langage de l’absence, une trace de ce qui échappe. Tout ce qui n’est pas montré s’imprime dans la mémoire du lecteur avec une intensité redoublée. Certains pourraient reprocher à cette approche son abstraction, mais c’est précisément dans cette distance que se trouve la fidélité la plus profonde à Lovecraft. La transposition graphique dialogue avec l’œuvre au lieu de l’illustrer, et c’est dans cette résonance que naît sa puissance.
L’esthétique japonaise de la suggestion trouve ici un terrain naturel : l’invisible, l’inexprimable, le tremblement qui se cache dans les interstices. Le manga se lit comme un rituel de l’effroi, lent, envoûtant, inexorable. Rien n’explose, tout s’infiltre, goutte après goutte, jusqu’à saturer l’imaginaire. En refermant cette œuvre, il demeure une impression paradoxale : un vide qui n’est pas absence, mais excès impossible à nommer. C’est sans doute là que réside le triomphe de l’adaptation : donner forme à ce qui, par nature, se dérobe à toute forme. Plus qu’un hommage, L’Indicible devient ainsi une véritable transmutation graphique de l’univers lovecraftien, un livre qui se lit autant avec les yeux qu’avec les silences qu’il provoque.
Là où d’autres adaptations cèdent à la tentation du monstrueux, celle-ci préserve le voile, laissant le lecteur imaginer ce qui se dérobe. Ce vide à combler avec ses propres peurs devient le moteur même de la lecture. Les visages, figés ou déformés par l’angoisse, traduisent la lutte intérieure des personnages, et c’est ce contraste entre l’ordinaire et l’étrange qui donne au récit sa force. Le découpage des planches épouse un rythme respiratoire : resserrement suffocant, relâchement brusque, puis retour de la tension, comme si la narration suivait les battements d’un cœur affolé.
Cette adaptation ne se contente pas de transposer un texte ; elle construit une expérience sensorielle autonome. Les espaces vides, parfois plus éloquents que les pleines pages, deviennent un langage de l’absence, une trace de ce qui échappe. Tout ce qui n’est pas montré s’imprime dans la mémoire du lecteur avec une intensité redoublée. Certains pourraient reprocher à cette approche son abstraction, mais c’est précisément dans cette distance que se trouve la fidélité la plus profonde à Lovecraft. La transposition graphique dialogue avec l’œuvre au lieu de l’illustrer, et c’est dans cette résonance que naît sa puissance.
L’esthétique japonaise de la suggestion trouve ici un terrain naturel : l’invisible, l’inexprimable, le tremblement qui se cache dans les interstices. Le manga se lit comme un rituel de l’effroi, lent, envoûtant, inexorable. Rien n’explose, tout s’infiltre, goutte après goutte, jusqu’à saturer l’imaginaire. En refermant cette œuvre, il demeure une impression paradoxale : un vide qui n’est pas absence, mais excès impossible à nommer. C’est sans doute là que réside le triomphe de l’adaptation : donner forme à ce qui, par nature, se dérobe à toute forme. Plus qu’un hommage, L’Indicible devient ainsi une véritable transmutation graphique de l’univers lovecraftien, un livre qui se lit autant avec les yeux qu’avec les silences qu’il provoque.
Lire ce manga revient à franchir un seuil invisible où l’œil n’est plus simple spectateur mais témoin d’un vertige. Le dessinateur parvient à condenser l’essence d’un texte réputé insaisissable dans une suite d’images qui respirent le …

Thibault BDfugue
Publié le
Une des meilleures adaptations de Gou Tanabe, après Le Cauchemar d’Innsmouth évidemment. Et Les Montagnes hallucinées. Et Celui qui hantait les ténèbres. Ah, et aussi L’Appel de Cthulhu, forcément.
En fait, c’est toujours trop bien !
J’aime Gou Tanabe.
En fait, c’est toujours trop bien !
J’aime Gou Tanabe.
Une des meilleures adaptations de Gou Tanabe, après Le Cauchemar d’Innsmouth évidemment. Et Les Montagnes hallucinées. Et Celui qui hantait les ténèbres. Ah, et aussi L’Appel de Cthulhu, forcément.
En fait, c’est toujours trop bien !
…
En fait, c’est toujours trop bien !
…
Dans la même serie

Occasion
Du même auteur

Occasion

Dans le même genre































