Deux amis de 17 et 18 ans, le narrateur et son ami Luo, qui se connaissent depuis l'enfance, sont envoyés en rééducation dans la province du Sichuan, car ils sont considérés comme des « intellectuels ». Nous sommes en pleine période de la Révolution culturelle lancée par Mao Zedong, en 1971. Le narrateur est plutôt réservé et joue du violon. Luo, son meilleur ami, était son voisin de palier avant leur départ pour la rééducation. Il est beaucoup moins timide, il est même un bon conteur. Il raconte toutes sortes d'histoires au chef du village, et surtout les films que ce dernier leur demande d'aller voir en ville. Les deux amis rencontrent la fille du tailleur du village voisin. Elle est considérée comme la plus belle de la montagne, pleine de vie, mais sans aucune instruction. Tous deux en tombent immédiatement amoureux. Luo devient l'amant de la petite tailleuse. Pour service rendu, le Binoclard, un autre garçon lui aussi en rééducation dans un village voisin, prête aux deux amis Ursule Mirouët, un roman de Balzac. Fascinés, les deux amis volent toute la valise de livres interdits du Binoclard, valise contenant les romans des plus grands auteurs occidentaux du XIXe siècle. Luo fait alors un serment : « Avec ces livres, je transformerai la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde ».
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Ma et Luo travaillent tous les jours dans les mines et ne tiennent que par les livres et le rêve de l'amour. Une adaptation littéraire et poétique taillée dans le vif et l'émotion forte.
vedge
Publié le
4/5
Ce livre épais est comme un poème d'images sensibles décrivant un monde dur.En rééducation politique, deux adolescents chinois découvrent une valise de livres interdits.Avec eux, ils apprennent la lecture et éveillent l'esprit d'une jeune couturière chinoise.Mais avec la culture vient aussi le besoin d'émancipation et le désir de se réaliser par et pour soi-même, donc loin de ce et de ceux qu'elle connait.Car les autres, peut-être, sont autant de chaînes.Des dessins précis agrémentent, par petites touches, la lenteur du récit, de leurs traits fins et leurs couleurs romantiques, un peu passées.Fragments de vie, kaléidoscope, parfois ombres chinoises, ils content plus qu'ils ne racontent, avec le recul qui sied au conteur, pour que le lecteur deviennent acteur de sa lecture.Remplissant les blancs nombreux, marchant sur les sentiers que bordent les rizières, le lecteur est happé, doucement subjugué par ce qui se joue dans ce trio d'adolescents.Une superbe interprétation et une artistique mise en image d'un roman dont Poustochkine a extrait la substantifique moelle qu'il convie le lecteur à partager.
Ce livre épais est comme un poème d'images sensibles décrivant un monde dur.En rééducation politique, deux adolescents chinois découvrent une valise de livres interdits.Avec eux, ils apprennent la lecture et éveillent l'esprit d'une je…
Mathilde Gueguan
Publié le
4/5
C’est la première pensée que l’on a quand on fini la bande dessinée : « comment cette histoire est-elle racontée dans le texte d’origine? » La littérature, qui est un des personnages à part entière, se déploie-elle plus largement dans le roman que dans la bande dessinée ? Il faudra retourner au livre de Dai Sijie pour le savoir.
C’est la première pensée que l’on a quand on fini la bande dessinée : « comment cette histoire est-elle racontée dans le texte d’origine? » La littérature, qui est un des personnages à part entière, se déploie-elle plus largement dans …
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Mathilde Gueguan
Publié le
4/5
C’est la première pensée que l’on a quand on fini la bande dessinée : « comment cette histoire est-elle racontée dans le texte d’origine? » La littérature, qui est un des personnages à part entière, se déploie-elle plus largement dans le roman que dans la bande dessinée ? Il faudra retourner au livre de Dai Sijie pour le savoir.
C’est la première pensée que l’on a quand on fini la bande dessinée : « comment cette histoire est-elle racontée dans le texte d’origine? » La littérature, qui est un des personnages à part entière, se déploie-elle plus largement dans …
vedge
Publié le
4/5
Ce livre épais est comme un poème d'images sensibles décrivant un monde dur.En rééducation politique, deux adolescents chinois découvrent une valise de livres interdits.Avec eux, ils apprennent la lecture et éveillent l'esprit d'une jeune couturière chinoise.Mais avec la culture vient aussi le besoin d'émancipation et le désir de se réaliser par et pour soi-même, donc loin de ce et de ceux qu'elle connait.Car les autres, peut-être, sont autant de chaînes.Des dessins précis agrémentent, par petites touches, la lenteur du récit, de leurs traits fins et leurs couleurs romantiques, un peu passées.Fragments de vie, kaléidoscope, parfois ombres chinoises, ils content plus qu'ils ne racontent, avec le recul qui sied au conteur, pour que le lecteur deviennent acteur de sa lecture.Remplissant les blancs nombreux, marchant sur les sentiers que bordent les rizières, le lecteur est happé, doucement subjugué par ce qui se joue dans ce trio d'adolescents.Une superbe interprétation et une artistique mise en image d'un roman dont Poustochkine a extrait la substantifique moelle qu'il convie le lecteur à partager.
Ce livre épais est comme un poème d'images sensibles décrivant un monde dur.En rééducation politique, deux adolescents chinois découvrent une valise de livres interdits.Avec eux, ils apprennent la lecture et éveillent l'esprit d'une je…
Benoît Cassel
Publié le
4/5
Ma et Luo travaillent tous les jours dans les mines et ne tiennent que par les livres et le rêve de l'amour. Une adaptation littéraire et poétique taillée dans le vif et l'émotion forte.