Pumpkin night tome 8
Masaya Hokazono (Scénario) |
Seima Taniguchi (Dessin)
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Avis et notes

Le rythme, toujours tendu, ne laisse aucun répit. Pourtant, au milieu de cette course macabre, le récit prend le temps de ralentir. Dans ces instants, Pumpkin Night révèle sa véritable nature : celle d’un conte de vengeance déformé, où le réel se fissure sous la pression de la douleur refoulée.
Les dessins gagnent en subtilité. Là où l’horreur était auparavant viscérale, elle devient ici plus psychologique. Les yeux écarquillés, les sourires figés, les postures distordues parlent autant que les éclaboussures de sang. La mise en page adopte un découpage qui évoque le cinéma d’horreur japonais : lent, oppressant, presque cérémoniel.
Le personnage de Naoko, loin de s’éroder, gagne en profondeur. Ce n’est plus la simple figure vengeresse du trauma, mais une entité instable, vacillant entre humanité brisée et entité surnaturelle. Sa présence dans chaque case semble altérer l’espace même du récit, comme si le manga tout entier se tordait sous son influence.
Les victimes, loin d’être innocentes, portent toutes une part d’ombre. Ce flou moral, récurrent dans les récits japonais d’horreur, renforce l’ambiguïté : qui mérite d’être sauvé ? Qui mérite d’être puni ? Le tome 8 joue avec ces questions sans jamais imposer de réponse claire — et c’est ce qui le rend dérangeant.
Ce volume agit comme une chambre d’écho où l’horreur n’est plus un simple spectacle, mais un miroir brisé tendu au lecteur. À mesure que le sang coule, c’est une autre vérité qui suinte : celle d’une société qui crée ses monstres, puis les pourchasse pour mieux oublier ses fautes.
Pumpkin Night, loin d’être une simple série de slasher, continue donc de muter. Le tome 8 confirme cette évolution : moins frontal, mais plus venimeux. Ce n’est plus seulement un récit de vengeance — c’est un cri. Et sous le masque, ce n’est pas un monstre que l’on découvre, mais un abîme.

L’ambiance horrifique est bien présente, mais le récit se répète.
Le dessin, très sombre, favorise l’atmosphère glauque et le trait est toujours aussi précis.
Intense, certes, mais ce tome manque de renouvellement scénaristique. À voir comment cela va évoluer.
L’ambiance horrifique est bien présente, mais le récit se répète.
Le dessin, très sombre, favorise l’atmosphère glauque et le trait est toujours aussi précis.
Intense, certes, mais ce to…

La loi impose 3€ minimum de frais de port pour les commandes de livres neufs de moins de 35€.
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