Hazara Blues - Téhéran, Kaboul, Paris
Yann Damezin (Dessin,Couleurs)
Parution 20 août 2025
Pages 240
Format Couverture rigide
Genre BD Documentaire
Éditeur Sarbacane
Résumé
Quand il arrive en France à 28 ans, Reza comprend qu'il doit apprendre par coeur sa date de naissance, car c'est vital si l'on veut s'insérer de ce côté du monde. Né en 1980 à Mashhad, il est en réalité afghan car il appartient à l'ethnie Hazara, paria en Iran comme en Afghanistan. Enfant, il intègre vite que lui et les siens ne sont pas les bienvenus, qu'on n'aime pas son petit nez et ses yeux en amande. La maîtresse l'oblige à déclarer devant toute la classe qu'il est afghan, et en rentrant de l'école, il peut lire sur des affiches dans la rue « Ce pays est beau mais ce n'est pas le vôtre ». À 10 ans, il commence à travailler et il accompagne sa mère rendre visite dans les geôles du pays à son frère, prisonnier politique. En grandissant, il découvre le cinéma en achetant des cassettes VHS sur le marché noir, qu'il cache sous son manteau. À 26 ans, après être tombé dans l'opium, il se déguise en imam pour échapper aux contrôles de police et suivre à Téhéran les cours d'un grand réalisateur. Alors, quand il est invité au Vatican pour y recevoir un prix pour son premier film, il fait une promesse à son frère. Ne jamais revenir dans un pays où on risque sa vie pour être né Hazara. Commence alors un parcours migratoire semé d'embûches, entre les campements à Stalingrad et la demande d'asile politique... avec toujours, l'amour du cinéma en toile de fond.
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Hazara Blues - Téhéran, Kaboul, Paris
Réf. 9782377319855
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BDCAF'mag
Publié le
Quand Reza pose le pied en France à 28 ans, il comprend une chose : ici, il faut savoir réciter sa date de naissance comme un mantra. Une formalité anodine pour les uns, un sésame vital pour les autres. Né en 1980 à Mashhad, en Iran, Reza n’est pourtant pas iranien. Il est Hazara, une ethnie afghane méprisée des deux côtés de la frontière, étrangère partout, même dans sa terre d’origine. Dès l’enfance, les stigmates s'impriment. Son nez, ses yeux, ses origines font de lui un « indésirable ». À l’école, l’humiliation est publique : on l’oblige à déclarer son identité afghane devant ses camarades. À 10 ans, il travaille déjà et rend visite, avec sa mère, à son frère enfermé dans les geôles du régime. Un quotidien tissé d’exclusions, de luttes silencieuses, et de résistances discrètes. Et puis, il y a le cinéma. Des cassettes VHS achetées en cachette, glissées sous son manteau comme des trésors interdits. Une passion clandestine, une échappatoire aussi. À 26 ans, rongé par l’opium, il se grime en Imam pour déjouer les contrôles et suivre à Téhéran les cours d’un maître du septième art. Quand son premier film est couronné au Vatican, c’est moins un triomphe qu’un serment intime qu’il prononce : il ne retournera jamais là où être Hazara condamne à la peur. Commence alors l’errance d’un exilé : campements de fortune à Stalingrad, démarches d’asile, les limbes administratives… mais toujours, en filigrane, la lumière du cinéma. Plus qu’un album, ce récit poignant récit est un cri.
Quand Reza pose le pied en France à 28 ans, il comprend une chose : ici, il faut savoir réciter sa date de naissance comme un mantra. Une formalité anodine pour les uns, un sésame vital pour les autres. Né en 1980 à Mashhad, en Iran, R…

Benoît Cassel de PlanèteBD
Publié le
Émouvant, bouleversant et riche récit d'un immigré afghan, de son départ forcé, enfant, de son pays d'origine, jusqu'à Paris, en passant par l'Iran, à l'aube des années 2000.

Blue boy de BDthèque
Publié le
On est loin du feu d’artifice de son conte oriental… Objectivement, « Hazara Blues » n’est bien sûr pas à jeter aux orties. Certes, Yann Damezin avait mis la barre très très haute avec son précédent opus, mais celui-ci tient difficilement la comparaison, quand bien même il pourra toucher la frange du public la plus sensible au sort des personnes dans cette situation. (Note réelle 2,5)
On est loin du feu d’artifice de son conte oriental… Objectivement, « Hazara Blues » n’est bien sûr pas à jeter aux orties. Certes, Yann Damezin avait mis la barre très très haute avec son précédent opus, mais celui-ci tient difficil…
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