The strange house tome 5
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Avis et notes

Et pourtant, contre toute attente, le dénouement tient plutôt bien debout.
La mère de Yuzuki finit par raconter ce qui s’est réellement joué autour de la maison.
La fameuse « offrande de la main gauche » prend alors une dimension franchement glaçante.
Ce qui ressemblait à une étrange superstition devient le symptôme d’une véritable mécanique familiale.
Une mécanique qui broie les générations les unes après les autres.
Le cas d’Ayano et de Keita apporte surtout une dimension tragiquement humaine à cette histoire.
Keita n’est plus seulement une pièce du puzzle : il devient celui qui tente désespérément d’en sortir.
Son plan pour protéger Ayano donne enfin un sens à plusieurs éléments restés jusque-là particulièrement opaques.
Et c’est là que le manga devient intéressant : il ne cherche plus seulement à nous faire trouver le « coupable ».
Il faut comprendre pourquoi chacun a fini par agir comme il l’a fait.
La famille Katabuchi apparaît alors moins comme une succession de monstres que comme une machine à fabriquer des victimes.
Même les enfants se retrouvent enfermés dans des rôles qui les dépassent complètement.
Le fameux enfant privé de sa main prend ainsi une place particulièrement sinister dans l’ensemble.
Mais le manga garde toujours cette volonté de nous faire douter de ce que l’on croit avoir compris.
Certaines révélations semblent refermer une porte avant qu’une autre ne s’entrouvre aussitôt.
C’est parfois un peu chargé, voire franchement alambiqué.
Il faut accepter de se perdre dans les liens familiaux, les mensonges et les versions contradictoires.
Mais cette complexité participe aussi au malaise général.
Et surtout, Ayano et Keita donnent enfin une véritable épaisseur émotionnelle à cette histoire de maison bizarre.
Le dessin d’Ayano Akira accompagne très bien cette bascule vers quelque chose de plus sombre et oppressant.
Les espaces, les silences et les visages racontent souvent autant que les explications.
La conclusion de l’arc Katabuchi laisse donc une impression assez étrange : satisfaisante, mais pas totalement rassurante.
Car évidemment, une dernière petite graine de doute est soigneusement plantée avant de tourner la page.
Et maintenant que cette première maison a livré ses secrets, je suis curieux de voir jusqu’où la suivante nous emmènera.
Et pourtant, contre toute attente, le dénouement tient plutôt bien debout.
La mère de Yuzuki finit par raconter ce qui s’est réellement joué autou…
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