Who's next ? tome 5
Kiminori Wakasugi (Scénario,Dessin)
Parution 13 août 2025
Pages 192
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Delcourt
Résumé
Coincé dans leur lycée après une attaque mondiale de monstres, un groupe formé des élèves les plus forts, décide de sacrifier un survivant par jour pour apaiser la créature qui les empêche de sortir. Mais alors qu'ils ne sont plus que sept, les rapports de force commencent à changer. La loi du plus fort s'applique-t-elle vraiment ici ?
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Who's next ? tome 5
Réf. 9782413079262
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Après l’oppression scolaire des débuts, l’intrigue se déploie désormais depuis le précédent tome dans un nouvel espace, à la fois grotesque et inquiétant : un parc d’attractions reconverti en micro-dictature. Le général Tao incarne une autorité paradoxale. Charismatique et ridicule à la fois, il impose un régime fondé sur l’adhésion forcée et l’illusion de sécurité. Ce choix narratif déplace la peur : elle n’est plus seulement incarnée par les créatures mais par un pouvoir qui manipule, promet et dévore symboliquement ses sujets.
Le ton oscille entre comédie noire et satire politique. L’auteur joue avec le grotesque, offrant des situations absurdes où les rires naissent du malaise. Ce mélange de registres fait la singularité du volume (mais aussi de cet auteur à l'empreinte subversive) : on sourit devant l’inventivité ridicule des stratagèmes de Tao, mais ce rire s’étrangle aussitôt face à la violence implicite qui structure son univers. Le lecteur devient complice malgré lui, pris dans la même logique de séduction que les personnages.
Sur le plan visuel, la mise en scène renforce cette ambivalence. Les décors colorés, faussement festifs, contrastent avec la noirceur des rapports de pouvoir. Le trait caricatural des personnages accentue le ridicule des postures de domination, sans pour autant atténuer leur cruauté. Le résultat est dérangeant : l’univers paraît à la fois exubérant et étouffant, drôle et sinistre.
L’histoire ne se réduit plus à une lutte pour échapper à un prédateur ; elle devient une réflexion ironique sur la soumission collective et les dangers du pouvoir absolu.
Loin de répéter la mécanique du survival, ce volume ouvre un espace narratif inédit, à mi-chemin entre farce tragique et critique sociale. C’est ce décalage permanent, cette tension entre rire et effroi, qui donne à Who’s next ? sa saveur unique.
Il ne sort qu'un seul tome par an mais c'est à chaque fois un pure plaisir de lecture !
Le ton oscille entre comédie noire et satire politique. L’auteur joue avec le grotesque, offrant des situations absurdes où les rires naissent du malaise. Ce mélange de registres fait la singularité du volume (mais aussi de cet auteur à l'empreinte subversive) : on sourit devant l’inventivité ridicule des stratagèmes de Tao, mais ce rire s’étrangle aussitôt face à la violence implicite qui structure son univers. Le lecteur devient complice malgré lui, pris dans la même logique de séduction que les personnages.
Sur le plan visuel, la mise en scène renforce cette ambivalence. Les décors colorés, faussement festifs, contrastent avec la noirceur des rapports de pouvoir. Le trait caricatural des personnages accentue le ridicule des postures de domination, sans pour autant atténuer leur cruauté. Le résultat est dérangeant : l’univers paraît à la fois exubérant et étouffant, drôle et sinistre.
L’histoire ne se réduit plus à une lutte pour échapper à un prédateur ; elle devient une réflexion ironique sur la soumission collective et les dangers du pouvoir absolu.
Loin de répéter la mécanique du survival, ce volume ouvre un espace narratif inédit, à mi-chemin entre farce tragique et critique sociale. C’est ce décalage permanent, cette tension entre rire et effroi, qui donne à Who’s next ? sa saveur unique.
Il ne sort qu'un seul tome par an mais c'est à chaque fois un pure plaisir de lecture !
Après l’oppression scolaire des débuts, l’intrigue se déploie désormais depuis le précédent tome dans un nouvel espace, à la fois grotesque et inquiétant : un parc d’attractions reconverti en micro-dictature. Le général Tao incarne une…




















