En 1967, le destin des Vengeurs est entre les mains de Roy Thomas, un des piliers de l'histoire des comics (il a écrit plus de 1000 scénarii, essentiellement pour Marvel). Dans cet album riche en aventures, le fait le plus marquant est l'arrivée dans l'équipe du demi-dieu Hercule et son combat mémorable contre le Prince des Mers. À savourer aussi : le duel entre Captain America et son pendant soviétique, et le premier Avengers Annual, dans lequel tous les membres anciens et actuels de l'équipe affrontent le Mandarin. Les dessins sont assurés par les deux artistes incontournables de cette période : Don Heck (Iron Man) et John Buscema (Incredible Hulk, Fantastic Four, Uncanny X-Men...).
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Fin 1966, Stan Lee a quitté le poste de scénariste de la série Avengers, en laissant à son successeur Roy Thomas le soin de terminer le court arc avec le Laser Vivant. 1967 marque donc la première année complète de Roy Thomas sur le titre, un début de prestation assez poussif malgré des choses intéressantes. Ce qui n'est pas le cas des #36 et 37 qui voient le retour de Vif-Argent et la Sorcière Rouge dans une intrigue très oubliable d'invasion extraterrestre comme il pouvait y en avoir beaucoup à l'époque. Parce que Stan ne souhaitait pas (pour le moment) que Thor réintègre l'équipe, Roy Thomas a amené un autre Mr Muscles en la personne d'Hercule. Manipulé par l'Enchanteresse, le fils de Zeus affronte dans un premier temps les Avengers avant d'échapper au sort lancé par l'Asgardienne. Parce qu'il n'avait pas le droit de se rendre sur Terre sans autorisation, Hercule est exilé sur le monde des mortels pendant un an par son paternel (aussi peu compréhensif qu'Odin, ce nom de Zeus). Hercule est d'abord l'invité des Avengers avant de devenir membre officiel quelques mois plus tard. Avec Hercule, Roy Thomas anime une dynamique différente, le demi-dieu passant de l'enthousiasme des combats (dans lesquels ils n'est pas à l'abri de quelques erreurs) à de profondes mélancolies. Il arrive également à une période un peu compliquée pour les Avengers, entre les efforts de Hawkeye pour faire accepter Black Widow, les doutes de Captain America (qui font écho à ce qui se déroule dans ses aventures solo) et la colère de Pietro face au sentiment anti-mutant grandissant. Bon, entre Stan et Roy, la Guêpe était toujours aussi mal écrite...Certaines de ces intrigues sont traitées de façon plus ou moins convaincante, comme par exemple tout ce qui concerne Black Widow qui n'en finit plus de jouer l'agent double ou triple (et il y a aussi quelques problèmes de temporalité avec sa mission). Pour les ennemis, le scénariste continue de piocher dans les galeries de vilains des autres séries, avec le Penseur Fou pour le #39, Diablo et l'Homme-Dragon dans les #41 et 42 et même Magneto et le Crapaud en fin d'année pour poursuivre les histoires débutées dans X-Men. Une fournée d'épisodes inégaux...Roy Thomas balance pas mal de choses, étoffe le passé de Natasha Romanoff avec la première apparition du Red Guardian, il y a du rythme, de l'action mais aussi quelques conclusions un peu trop expédiées (comme le Guardian qui se retourne un peu trop facilement contre ses maîtres communistes). Dans le numéro de décembre, Thomas orchestre même la première apparition d'un certain Dane Whitman, appelé à devenir le nouveau Black Knight (mais j'y reviendrai dans un prochain billet).Graphiquement, ce n'est également pas la meilleure année de la série. Don Heck terminait sa prestation sans éclats (il dépendait souvent d'un bon encreur, ce qui n'était pas le cas ici) avec sept épisodes, dont un ennuyeux annual, et Big John Buscema allait mettre un peu de temps avant de trouver ses marques (en redécouvrant ces numéros, j'ai même eu un peu de mal à la reconnaître). Il n'était lui aussi pas très bien servi à l'encrage (entre George Roussos, Vince Colletta et George Tuska...je préfère ce dernier en dessinateur) et il fallait attendre George Klein (décédé prématurément en 1969)...et un peu plus tard Tom Palmer...pour former de très bons duos et que les planches redeviennent agréables pour les mirettes.
Fin 1966, Stan Lee a quitté le poste de scénariste de la série Avengers, en laissant à son successeur Roy Thomas le soin de terminer le court arc avec le Laser Vivant. 1967 marque donc la première année complète de Roy Thomas sur le ti…
TDH75
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« Avengers, l'intégrale, 1967 » est une intégrale riche en rebondissements et combats dantesques…L'arrivée d'Hercule dont les traits ont été copiés sur le célèbre culturiste et acteur de péplum Steve Reeves, contribue pour beaucoup à donner plus d'envergure aux histoires et aventures de la super équipe.Le Prince des mers, le Mandarin ou Magnéto sont des super stars du Monde marvel mais le Penseur fou ou Diablo ne sont pas à dédaigner non plus.Si certaines dérives anti-communistes primaires existent bel et bien avec les caricatures de chinois et de russes, on se régale davantage de combats épiques contres des colosses comme Dragon man, le Super adaptoide ou Ultimo.Du coté psychologique, le tapis rouge est déplié pour Hercule, ce qui place Captain america en retrait par rapport à ŧil de Faucon, forte tête tenu par son amour pour une espionne russe et Goliath l'héroïque géant n'hésitant à monter en première ligne dans tous les coups durs.Seul bémol, le style graphique de Buscema, très pauvre et rudimentaire, qui ne met pas particulièrement en valeur nos héros.Plus d'informations sur ce lien :https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2023/06/avengers-lintegrale-1967-roy-thomas-don.html
« Avengers, l'intégrale, 1967 » est une intégrale riche en rebondissements et combats dantesques…L'arrivée d'Hercule dont les traits ont été copiés sur le célèbre culturiste et acteur de péplum Steve Reeves, contribue pour beaucoup à d…
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« Avengers, l'intégrale, 1967 » est une intégrale riche en rebondissements et combats dantesques…L'arrivée d'Hercule dont les traits ont été copiés sur le célèbre culturiste et acteur de péplum Steve Reeves, contribue pour beaucoup à donner plus d'envergure aux histoires et aventures de la super équipe.Le Prince des mers, le Mandarin ou Magnéto sont des super stars du Monde marvel mais le Penseur fou ou Diablo ne sont pas à dédaigner non plus.Si certaines dérives anti-communistes primaires existent bel et bien avec les caricatures de chinois et de russes, on se régale davantage de combats épiques contres des colosses comme Dragon man, le Super adaptoide ou Ultimo.Du coté psychologique, le tapis rouge est déplié pour Hercule, ce qui place Captain america en retrait par rapport à ŧil de Faucon, forte tête tenu par son amour pour une espionne russe et Goliath l'héroïque géant n'hésitant à monter en première ligne dans tous les coups durs.Seul bémol, le style graphique de Buscema, très pauvre et rudimentaire, qui ne met pas particulièrement en valeur nos héros.Plus d'informations sur ce lien :https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2023/06/avengers-lintegrale-1967-roy-thomas-don.html
« Avengers, l'intégrale, 1967 » est une intégrale riche en rebondissements et combats dantesques…L'arrivée d'Hercule dont les traits ont été copiés sur le célèbre culturiste et acteur de péplum Steve Reeves, contribue pour beaucoup à d…
Le Doc
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Fin 1966, Stan Lee a quitté le poste de scénariste de la série Avengers, en laissant à son successeur Roy Thomas le soin de terminer le court arc avec le Laser Vivant. 1967 marque donc la première année complète de Roy Thomas sur le titre, un début de prestation assez poussif malgré des choses intéressantes. Ce qui n'est pas le cas des #36 et 37 qui voient le retour de Vif-Argent et la Sorcière Rouge dans une intrigue très oubliable d'invasion extraterrestre comme il pouvait y en avoir beaucoup à l'époque. Parce que Stan ne souhaitait pas (pour le moment) que Thor réintègre l'équipe, Roy Thomas a amené un autre Mr Muscles en la personne d'Hercule. Manipulé par l'Enchanteresse, le fils de Zeus affronte dans un premier temps les Avengers avant d'échapper au sort lancé par l'Asgardienne. Parce qu'il n'avait pas le droit de se rendre sur Terre sans autorisation, Hercule est exilé sur le monde des mortels pendant un an par son paternel (aussi peu compréhensif qu'Odin, ce nom de Zeus). Hercule est d'abord l'invité des Avengers avant de devenir membre officiel quelques mois plus tard. Avec Hercule, Roy Thomas anime une dynamique différente, le demi-dieu passant de l'enthousiasme des combats (dans lesquels ils n'est pas à l'abri de quelques erreurs) à de profondes mélancolies. Il arrive également à une période un peu compliquée pour les Avengers, entre les efforts de Hawkeye pour faire accepter Black Widow, les doutes de Captain America (qui font écho à ce qui se déroule dans ses aventures solo) et la colère de Pietro face au sentiment anti-mutant grandissant. Bon, entre Stan et Roy, la Guêpe était toujours aussi mal écrite...Certaines de ces intrigues sont traitées de façon plus ou moins convaincante, comme par exemple tout ce qui concerne Black Widow qui n'en finit plus de jouer l'agent double ou triple (et il y a aussi quelques problèmes de temporalité avec sa mission). Pour les ennemis, le scénariste continue de piocher dans les galeries de vilains des autres séries, avec le Penseur Fou pour le #39, Diablo et l'Homme-Dragon dans les #41 et 42 et même Magneto et le Crapaud en fin d'année pour poursuivre les histoires débutées dans X-Men. Une fournée d'épisodes inégaux...Roy Thomas balance pas mal de choses, étoffe le passé de Natasha Romanoff avec la première apparition du Red Guardian, il y a du rythme, de l'action mais aussi quelques conclusions un peu trop expédiées (comme le Guardian qui se retourne un peu trop facilement contre ses maîtres communistes). Dans le numéro de décembre, Thomas orchestre même la première apparition d'un certain Dane Whitman, appelé à devenir le nouveau Black Knight (mais j'y reviendrai dans un prochain billet).Graphiquement, ce n'est également pas la meilleure année de la série. Don Heck terminait sa prestation sans éclats (il dépendait souvent d'un bon encreur, ce qui n'était pas le cas ici) avec sept épisodes, dont un ennuyeux annual, et Big John Buscema allait mettre un peu de temps avant de trouver ses marques (en redécouvrant ces numéros, j'ai même eu un peu de mal à la reconnaître). Il n'était lui aussi pas très bien servi à l'encrage (entre George Roussos, Vince Colletta et George Tuska...je préfère ce dernier en dessinateur) et il fallait attendre George Klein (décédé prématurément en 1969)...et un peu plus tard Tom Palmer...pour former de très bons duos et que les planches redeviennent agréables pour les mirettes.
Fin 1966, Stan Lee a quitté le poste de scénariste de la série Avengers, en laissant à son successeur Roy Thomas le soin de terminer le court arc avec le Laser Vivant. 1967 marque donc la première année complète de Roy Thomas sur le ti…
La loi impose 3€ minimum de frais de port pour les commandes de livres neufs de moins de 35€. Au delà, les frais de port ne peuvent être gratuits. Comme nous ne pouvons pas vous offrir les frais de port, nous les offrons à l'association Enfance & Partage qui défend les enfants maltraités.