Starving revelation tome 5
Yû Kuraishi (Scénario) |
Kazu Inabe (Dessin)
Parution 19 nov. 2025
Pages 192
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Pika Édition
Résumé
Dans ce monde, l'humanité est réduite à la condition de bétail... Matchiné fait partie de ceux qui doutent du bien-fondé de cette société, mais Amazawa, ses amis et lui ont été vaincus par Tsuji, un Gérant particulièrement fort. À leur réveil, ils constatent à leur grande surprise qu'ils sont tous chez Tsuji lui-même, et ce dernier leur raconte alors son histoire. Ils découvrent la terrible vérité sur cet homme qui s'échine à défendre un monde totalement fou !
Voici le cinquième tome du nouveau manga horrififique des auteurs de Fortress of Apocalypse et de Starving Anonymous.
Disponible chez l'éditeur
Toutes les éditions
EDITIONS
Retrait en librairie

Starving revelation tome 5
Réf. 9782811697655
Détails
Avis et notes
4,00
1 note
5 étoiles
0%
4 étoiles
100%
3 étoiles
0%
2 étoiles
0%
1 étoile
0%

Adesio
Publié le
Achat vérifié
Alors que Tsuji, l’un des personnages les plus puissants, révèle toute l’étendue de son ambition et du poids de son passé. Après la défaite d’Amazawa et de ses compagnons, ce volume les amène dans le manoir de Tsuji, un cadre à la fois calme et menaçant, qui contraste fortement avec l’horreur brute des premiers volumes. Cette maison silencieuse cache pourtant des vérités terribles.
C’est ici que Tsuji présente à ses captifs ce qu’il décrit comme son “fils”, une créature difforme, incarnation d’un passé traumatique. Cette relation père-fils n’est pas seulement une révélation physique : elle cristallise le thème du sacrifice et de la manipulation biologique, qui traverse la série. Le volume explore comment les liens familiaux peuvent être plus destructeurs qu’on ne l’imagine, et comment le pouvoir peut être transmis comme un fardeau contaminé.
Narrativement, ce tome fonctionne comme une pièce charnière : il développe l’histoire politique du “monde des gestionnaires” (les “Managers” ou “Gérants”) tout en donnant une profondeur psychologique à Tsuji. On découvre que ses motivations ne sont pas purement cruelles ; elles proviennent d’un traumatisme ancien, d’une perte et d’un désir presque messianique de “réparer” ou de “changer” le système. Cette ambivalence transforme Tsuji en antagoniste plus nuancé qu’un simple tyran sadique : il apparaît comme un idéaliste brisé, prêt à tout pour créer une utopie, même si cela passe par des sacrifices extrêmes.
Graphiquement, Kazu Inabe livre encore des planches puissantes : les scènes au manoir sont dessinées avec un soin particulier pour les ombres et les espaces “confortables mais perturbants”, tandis que les moments de révélation familiale oscillent entre tendresse morbide et cruauté. Les visages, les corps, les attitudes — tout est exprimé avec un réalisme sombre qui renforce la tension émotionnelle.
Le rythme de ce cinquième volume est très bien maîtrisé : les chapitres alternent entre exposition (révélations sur le passé de Tsuji) et montée de tension (les héros cherchent un moyen d’échapper ou de résister). L’écriture est économe : pas de longues digressions, mais des dialogues choisis, des silences lourds, des confrontations qui font sens. Cette économie narrative permet de garder le lecteur sous pression tout en lui prodiguant des informations cruciales.
Un point particulièrement réussi est l’équilibre entre horreur et réflexion. L’horreur corporelle — incarnée par la “créature-fils” de Tsuji — n’est pas un simple procédé gore : elle interroge l’identité humaine, la mémoire et la monstruosité comme conséquence d’un passé familial. Le tome 5 ne cherche pas seulement à choquer : il pousse à la réflexion sur ce que devient l’humanité quand elle est manipulée de l’intérieur.
Certains personnages secondaires, notamment parmi les “amis d’Amazawa”, restent sous-développés : leurs réactions face aux révélations sont parfois survolées, ce qui peut donner une impression de déséquilibre dans la profondeur psychologique. De plus, la densité des informations dévoilées (sur Tsuji, sur ses motivations, sur sa “filiation”) peut parfois submerger, laissant le lecteur face à sa frustration.
Sur le plan moral, l’ouvrage évite les jugements manichéens : Tsuji n’est ni simplement un méchant, ni un héros. Le récit pousse le lecteur à s’interroger sur les moyens qu’on est prêt à employer pour “changer le système” — et si la fin justifie vraiment les moyens. Cette ambiguïté morale est une des forces majeures du tome.
Ce tome renforce l’ambition de la série : il allie révélations intimes, horreur sociale et biologico-politique. Il pose les jalons d’un conflit plus large, non seulement entre les personnages, mais entre visions du monde radicalement différentes.
C’est ici que Tsuji présente à ses captifs ce qu’il décrit comme son “fils”, une créature difforme, incarnation d’un passé traumatique. Cette relation père-fils n’est pas seulement une révélation physique : elle cristallise le thème du sacrifice et de la manipulation biologique, qui traverse la série. Le volume explore comment les liens familiaux peuvent être plus destructeurs qu’on ne l’imagine, et comment le pouvoir peut être transmis comme un fardeau contaminé.
Narrativement, ce tome fonctionne comme une pièce charnière : il développe l’histoire politique du “monde des gestionnaires” (les “Managers” ou “Gérants”) tout en donnant une profondeur psychologique à Tsuji. On découvre que ses motivations ne sont pas purement cruelles ; elles proviennent d’un traumatisme ancien, d’une perte et d’un désir presque messianique de “réparer” ou de “changer” le système. Cette ambivalence transforme Tsuji en antagoniste plus nuancé qu’un simple tyran sadique : il apparaît comme un idéaliste brisé, prêt à tout pour créer une utopie, même si cela passe par des sacrifices extrêmes.
Graphiquement, Kazu Inabe livre encore des planches puissantes : les scènes au manoir sont dessinées avec un soin particulier pour les ombres et les espaces “confortables mais perturbants”, tandis que les moments de révélation familiale oscillent entre tendresse morbide et cruauté. Les visages, les corps, les attitudes — tout est exprimé avec un réalisme sombre qui renforce la tension émotionnelle.
Le rythme de ce cinquième volume est très bien maîtrisé : les chapitres alternent entre exposition (révélations sur le passé de Tsuji) et montée de tension (les héros cherchent un moyen d’échapper ou de résister). L’écriture est économe : pas de longues digressions, mais des dialogues choisis, des silences lourds, des confrontations qui font sens. Cette économie narrative permet de garder le lecteur sous pression tout en lui prodiguant des informations cruciales.
Un point particulièrement réussi est l’équilibre entre horreur et réflexion. L’horreur corporelle — incarnée par la “créature-fils” de Tsuji — n’est pas un simple procédé gore : elle interroge l’identité humaine, la mémoire et la monstruosité comme conséquence d’un passé familial. Le tome 5 ne cherche pas seulement à choquer : il pousse à la réflexion sur ce que devient l’humanité quand elle est manipulée de l’intérieur.
Certains personnages secondaires, notamment parmi les “amis d’Amazawa”, restent sous-développés : leurs réactions face aux révélations sont parfois survolées, ce qui peut donner une impression de déséquilibre dans la profondeur psychologique. De plus, la densité des informations dévoilées (sur Tsuji, sur ses motivations, sur sa “filiation”) peut parfois submerger, laissant le lecteur face à sa frustration.
Sur le plan moral, l’ouvrage évite les jugements manichéens : Tsuji n’est ni simplement un méchant, ni un héros. Le récit pousse le lecteur à s’interroger sur les moyens qu’on est prêt à employer pour “changer le système” — et si la fin justifie vraiment les moyens. Cette ambiguïté morale est une des forces majeures du tome.
Ce tome renforce l’ambition de la série : il allie révélations intimes, horreur sociale et biologico-politique. Il pose les jalons d’un conflit plus large, non seulement entre les personnages, mais entre visions du monde radicalement différentes.
Alors que Tsuji, l’un des personnages les plus puissants, révèle toute l’étendue de son ambition et du poids de son passé. Après la défaite d’Amazawa et de ses compagnons, ce volume les amène dans le manoir de Tsuji, un cadre à la fois…






















