À présent capable de voir les esprits accrochés à l'âme de chacun, le jeune Sô est pris pour cible par une entité malveillante et se retrouve entre la vie et la mort. Désormais accroché à la jeune Miyoko, le démon nourrit les rêves de gloire de cette dernière, au prix de la vie de tous ceux se mettant en travers de son chemin...
Les proches de Sô parviendront-ils à éliminer cette créature et à sauver son âme ?
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Dès les premières pages, l’auteur installe une tension sourde autour du jeune protagoniste et de cette présence insaisissable qui semble le suivre comme une seconde silhouette. L’intrigue ne repose pas sur des monstres spectaculaires, mais sur une inquiétude progressive, presque domestique, qui s’infiltre dans le quotidien. La maison familiale devient un espace mental, traversé de couloirs étroits et d’ombres qui paraissent respirer. Umezz excelle à dessiner des regards exorbités, des visages figés dans une stupeur quasi théâtrale, signature graphique qui marquera durablement le genre. L’ombre en question n’est pas qu’un artifice fantastique : elle agit comme le révélateur d’une culpabilité et d’une peur enfantine difficile à formuler. Le mangaka joue sur l’ambiguïté constante entre hallucination et phénomène surnaturel avéré. Cette hésitation nourrit une lecture anxieuse, où chaque case semble pouvoir basculer dans l’irréparable. Contrairement à d’autres récits plus ouvertement macabres de l’auteur, celui-ci privilégie l’attente et la suggestion. Les silences entre les dialogues pèsent autant que les cris. On retrouve ce goût pour la cruauté psychologique : l’enfant isolé, incompris, devient la proie d’une force qui le dépasse. La figure maternelle, loin d’être rassurante, apparaît parfois démunie, accentuant le sentiment d’abandon. Graphiquement, le contraste entre les aplats noirs et les visages pâles accentue la matérialité de cette « ombre » omniprésente. Certaines planches, presque abstraites, fragmentent l’espace pour traduire la panique intérieure. Les critiques japonais ont souvent souligné la modernité de cette mise en scène, qui rompt avec la linéarité rassurante des mangas pour enfants de l’époque. Umezz s’adresse ici à un lectorat jeune, mais refuse toute condescendance : la peur est frontale, dérangeante. La montée dramatique culmine dans une confrontation où la frontière entre soi et l’ombre se brouille dangereusement. Ce dédoublement identitaire renvoie à une angoisse plus large, celle de la perte de contrôle. L’auteur ne livre pas de résolution confortable ; il laisse subsister un doute persistant. C’est précisément ce flottement final qui donne au récit sa force durable. On peut y lire l’influence des contes moraux japonais, où la faute intime prend la forme d’une malédiction. Mais Umezz dépasse le simple didactisme pour proposer une véritable exploration de la psyché enfantine. La narration, concise, évite les digressions inutiles et concentre l’effroi dans des scènes clés. L’ouvrage témoigne déjà du sens aigu du rythme.
Dès les premières pages, l’auteur installe une tension sourde autour du jeune protagoniste et de cette présence insaisissable qui semble le suivre comme une seconde silhouette. L’intrigue ne repose pas sur des monstres spectaculaires, …
Nchaa
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5/5
Un tome exceptionnel qui dépasse toutes les attentes. Chaque page est intense, entre drame et tension. Une lecture addictive qui confirme le génie de cette série.
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Nchaa
Publié le
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5/5
Un tome exceptionnel qui dépasse toutes les attentes. Chaque page est intense, entre drame et tension. Une lecture addictive qui confirme le génie de cette série.
Adesio
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Achat vérifié
4/5
Dès les premières pages, l’auteur installe une tension sourde autour du jeune protagoniste et de cette présence insaisissable qui semble le suivre comme une seconde silhouette. L’intrigue ne repose pas sur des monstres spectaculaires, mais sur une inquiétude progressive, presque domestique, qui s’infiltre dans le quotidien. La maison familiale devient un espace mental, traversé de couloirs étroits et d’ombres qui paraissent respirer. Umezz excelle à dessiner des regards exorbités, des visages figés dans une stupeur quasi théâtrale, signature graphique qui marquera durablement le genre. L’ombre en question n’est pas qu’un artifice fantastique : elle agit comme le révélateur d’une culpabilité et d’une peur enfantine difficile à formuler. Le mangaka joue sur l’ambiguïté constante entre hallucination et phénomène surnaturel avéré. Cette hésitation nourrit une lecture anxieuse, où chaque case semble pouvoir basculer dans l’irréparable. Contrairement à d’autres récits plus ouvertement macabres de l’auteur, celui-ci privilégie l’attente et la suggestion. Les silences entre les dialogues pèsent autant que les cris. On retrouve ce goût pour la cruauté psychologique : l’enfant isolé, incompris, devient la proie d’une force qui le dépasse. La figure maternelle, loin d’être rassurante, apparaît parfois démunie, accentuant le sentiment d’abandon. Graphiquement, le contraste entre les aplats noirs et les visages pâles accentue la matérialité de cette « ombre » omniprésente. Certaines planches, presque abstraites, fragmentent l’espace pour traduire la panique intérieure. Les critiques japonais ont souvent souligné la modernité de cette mise en scène, qui rompt avec la linéarité rassurante des mangas pour enfants de l’époque. Umezz s’adresse ici à un lectorat jeune, mais refuse toute condescendance : la peur est frontale, dérangeante. La montée dramatique culmine dans une confrontation où la frontière entre soi et l’ombre se brouille dangereusement. Ce dédoublement identitaire renvoie à une angoisse plus large, celle de la perte de contrôle. L’auteur ne livre pas de résolution confortable ; il laisse subsister un doute persistant. C’est précisément ce flottement final qui donne au récit sa force durable. On peut y lire l’influence des contes moraux japonais, où la faute intime prend la forme d’une malédiction. Mais Umezz dépasse le simple didactisme pour proposer une véritable exploration de la psyché enfantine. La narration, concise, évite les digressions inutiles et concentre l’effroi dans des scènes clés. L’ouvrage témoigne déjà du sens aigu du rythme.
Dès les premières pages, l’auteur installe une tension sourde autour du jeune protagoniste et de cette présence insaisissable qui semble le suivre comme une seconde silhouette. L’intrigue ne repose pas sur des monstres spectaculaires, …
La loi impose 3€ minimum de frais de port pour les commandes de livres neufs de moins de 35€. Au delà, les frais de port ne peuvent être gratuits. Comme nous ne pouvons pas vous offrir les frais de port, nous les offrons à l'association Enfance & Partage qui défend les enfants maltraités.