Choujin X tome 11
Sui Ishida (Scénario,Dessin)
Parution 1 oct. 2025
Pages 228
Format Couverture souple
Genre Shonen
Éditeur Glénat
Résumé
Grâce au succès de l'opération Old Market, Yamatomori a réussi à affaiblir Zora, la souveraine de la tour du deuil. Une bataille décisive commence contre Zora. Son issue changera le cours de l'Histoire. Toutes les équipes sont mobilisées pour envahir les étages supérieurs de la tour. Mais la structure de l'édifice s'altère soudainement et les troupes sont divisées en quatre groupes.Chaque escouade doit faire face à des choujin hostiles...
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Choujin X tome 11
Réf. 9782344070192
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Bienvenue dans une escalade narrative qui transforme les enjeux précédents en enjeux de survie — non seulement pour les personnages, mais pour l’équilibre même de l’univers construit par Sui Ishida. Dès les premières pages, la tension atmosphérique est palpable : l’« Opération Old Market » aboutit enfin, Yamatomori affaiblit Zora, la souveraine de la Tour du Deuil. Pourtant, cette victoire annoncée ne fournit aucun répit — au contraire, elle déclenche une série de configurations alarmantes. L’arrivée dans les étages supérieurs de la tour est mêlée de chaos, et Ishida use ici d’une stratégie narrative qu’il manie depuis Tokyo Ghoul : la structure même de l’environnement devient un adversaire.
Ce volume se distingue aussi par sa fragmentation : les troupes sont divisées en quatre groupes, chacune devant faire face à des choujin hostiles dans des cadres différents. Cette division impose au lecteur un rythme plus nerveux, des angles multiples d’attaque, des temps morts presque inexistants. Ishida joue avec l’espace, tant physique (la tour, les étages, les escouades dispersées) que psychologique (la peur, le doute, la séparation).
Graphiquement, comme toujours, Chōjin X brille. Les dessins sont viscéraux, l’anatomie des choujin continue de surprendre, de déranger, mais dans le bon sens : plus les combats s’intensifient, plus les scènes paraissent brutales, presque sauvages. Les cases s’agencent pour transmettre non seulement l’action, mais aussi l’épuisement, la douleur, la crainte. Ce tome ne ménage pas ses personnages.
Côté narration, plusieurs arcs secondaires gagnent en profondeur. Ce ne sont plus seulement les héros qui souffrent : les antagonistes eux aussi semblent porteurs de fêlures. Leurs motivations apparaissent plus claires, plus désespérées, ce qui les rend moins caricaturaux, plus humains malgré le surnaturel. Le personnage de Zora, notamment, bien qu’ennemi, est ici moins une figure de tyran omnipotent qu’un catalyseur de conflits intérieurs chez ceux qui s’opposent à elle.
La multiplication des fronts scénaristiques rend parfois l’intrigue difficile à suivre — certains passages manquent de respiration, et le lecteur peut se sentir perdu entre les changements d’escouades, les allers-retours entre les combats et les moments plus introspectifs. On regrette aussi que certains personnages secondaires restent en retrait, sans que leur sort soit vraiment exploré. Ce déséquilibre peut frustrer ceux qui espèrent une progression uniforme de tous les protagonistes.
L'auteur oscille entre horreur, action, tragédie et moments d’humanité. Le sang, la peur, le sacrifice ne sont pas là pour le simple effet choc, mais pour donner du poids à chaque scène. À la fin du tome, on ne doute plus que ce qui suivra sera déterminant : ce volume invite à la fois à l’effroi et à l’espoir — espérer que les personnages puissent dépasser leurs limites, même quand tout semble les écraser.
Ce tome 11 est plus sombre, plus complexe et plus risqué aussi, mais c’est précisément ce qui le rend captivant.
Ce volume se distingue aussi par sa fragmentation : les troupes sont divisées en quatre groupes, chacune devant faire face à des choujin hostiles dans des cadres différents. Cette division impose au lecteur un rythme plus nerveux, des angles multiples d’attaque, des temps morts presque inexistants. Ishida joue avec l’espace, tant physique (la tour, les étages, les escouades dispersées) que psychologique (la peur, le doute, la séparation).
Graphiquement, comme toujours, Chōjin X brille. Les dessins sont viscéraux, l’anatomie des choujin continue de surprendre, de déranger, mais dans le bon sens : plus les combats s’intensifient, plus les scènes paraissent brutales, presque sauvages. Les cases s’agencent pour transmettre non seulement l’action, mais aussi l’épuisement, la douleur, la crainte. Ce tome ne ménage pas ses personnages.
Côté narration, plusieurs arcs secondaires gagnent en profondeur. Ce ne sont plus seulement les héros qui souffrent : les antagonistes eux aussi semblent porteurs de fêlures. Leurs motivations apparaissent plus claires, plus désespérées, ce qui les rend moins caricaturaux, plus humains malgré le surnaturel. Le personnage de Zora, notamment, bien qu’ennemi, est ici moins une figure de tyran omnipotent qu’un catalyseur de conflits intérieurs chez ceux qui s’opposent à elle.
La multiplication des fronts scénaristiques rend parfois l’intrigue difficile à suivre — certains passages manquent de respiration, et le lecteur peut se sentir perdu entre les changements d’escouades, les allers-retours entre les combats et les moments plus introspectifs. On regrette aussi que certains personnages secondaires restent en retrait, sans que leur sort soit vraiment exploré. Ce déséquilibre peut frustrer ceux qui espèrent une progression uniforme de tous les protagonistes.
L'auteur oscille entre horreur, action, tragédie et moments d’humanité. Le sang, la peur, le sacrifice ne sont pas là pour le simple effet choc, mais pour donner du poids à chaque scène. À la fin du tome, on ne doute plus que ce qui suivra sera déterminant : ce volume invite à la fois à l’effroi et à l’espoir — espérer que les personnages puissent dépasser leurs limites, même quand tout semble les écraser.
Ce tome 11 est plus sombre, plus complexe et plus risqué aussi, mais c’est précisément ce qui le rend captivant.
Bienvenue dans une escalade narrative qui transforme les enjeux précédents en enjeux de survie — non seulement pour les personnages, mais pour l’équilibre même de l’univers construit par Sui Ishida. Dès les premières pages, la tension …
























