Ces lignes qui tracent mon corps

Mansoureh Kamari (Scénario,Dessin,Couleurs,Traduction)

4.5/5
Parution 10 sept. 2025
Pages 200
Format Couverture souple
Genre Roman graphique
Éditeur Casterman
Résumé
En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté.
Promotion
Image Mythique : Casterman

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Détails

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Avis et notes

4,50 6 notes
5 étoiles 67%
4 étoiles 17%
3 étoiles 17%
2 étoiles 0%
1 étoile 0%
BDCAF'mag
BDCAF'mag Publié le
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5/5
Mansoureh Kamari est née en Iran, elle a quitté son pays en 2013, ce pays qui lui rappelle son enfance et la chaleur de sa mère, ce pays qu’elle devrait considérer comme « son foyer » mais dans lequel elle ne s’est jamais sentie libre et en sécurité. N’être « qu’une femme » en Iran voilà ce que ce récit autobiographique raconte car « naître qu’une femme » dans ce pays c’est vivre sous le joug des puissants : les hommes. Il y a d’abord les pères, qui, selon la loi islamique, son « propriétaires » du sang de leurs enfants et ont droit de vie ou de mort sur eux. Puis les hommes en général : ceux qui violent, ceux qui aimeraient violer et ne le font pas car ils la renvoient de son premier stage professionnel au motif que Mansoureh « n’a pas écarté ses jambes » comme ils l’exigeaient, ou cet autre lors qui refusent de publier ses dessins qu’il juge « trop féminins et trop faibles ». Quel que soit l’endroit où elles se trouvent, l’horizon des femmes iraniennes est bouché, elles ne peuvent rire, chanter, danser, aimer car « l’amour n’existe pas ». Avec ce récit, Mansoureh Kamari nous livre un témoignage poignant, d’une artiste et d’une femme qui n’est plus sous influence.
Mansoureh Kamari est née en Iran, elle a quitté son pays en 2013, ce pays qui lui rappelle son enfance et la chaleur de sa mère, ce pays qu’elle devrait considérer comme « son foyer » mais dans lequel elle ne s’est jamais sentie libre …
Rémi I. de Bodoi
Rémi I. de Bodoi Publié le
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5/5
Ces lignes qui tracent mon corps est de ces témoignages autobiographiques forts et importants, qui, bien que racontés à la première personne, expriment l’oppression de manière universelle. Dérangeant comme nécessaire.
Benoît Cassel de PlanèteBD
Benoît Cassel de PlanèteBD Publié le
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5/5
Témoignage d'une enfance à Téhéran, le récit oppose une enfance volée à la liberté retrouvée, du noir et blanc vers la couleur.

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