Blood-crawling princess tome 4 (collector)
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Avis et notes

Le manga ouvre alors un arc narratif dominé par la fragilité du corps. Evita, qui incarnait jusque-là une figure presque invincible de vengeance, est désormais suspendue entre la vie et la mort. La traversée devient impossible pour elle : le voyage vers la terre d’accueil la tuerait avant même l’arrivée.
La décision de quitter le navire transforme le sens de la libération. Les femmes qu’elle a sauvées poursuivent leur route vers la liberté, tandis que leur libératrice reste en arrière. Diego choisit de l’accompagner, assumant la responsabilité de sa survie et rompant avec le destin collectif du groupe.
Le récit prend alors une direction inattendue. Au lieu de poursuivre la fuite, Evita est conduite vers un lieu où elle peut être soignée malgré la gravité de ses blessures. Cette période de convalescence, rare moment de pause dans la série, révèle une facette plus vulnérable du personnage.
C’est également dans ce contexte que la relation entre Evita et Diego évolue. L’ancien soldat ne se contente plus de protéger la princesse : il devient celui qui maintient littéralement sa vie, ce qui introduit progressivement des éléments sur son passé et ses motivations.
La guérison d’Evita n’est cependant pas présentée comme une renaissance héroïque. Le manga insiste au contraire sur l’idée d’un retour douloureux vers le point de départ. En survivant, elle se retrouve contrainte de revenir vers les lieux et les structures de pouvoir qui ont détruit son royaume.
Ce mouvement de retour donne au tome une tonalité presque circulaire : après l’évasion spectaculaire des volumes précédents, l’histoire ramène l’héroïne vers le monde qu’elle voulait fuir, mais avec une détermination différente.
Graphiquement, Yuki Azuma accentue cette tension entre vie et mort par des scènes plus silencieuses, centrées sur les corps affaiblis et les regards. L’action laisse place à une atmosphère de survie fragile.
Ainsi, loin d’être un simple épilogue à l’évasion de San Missa, ce quatrième volume agit comme un pivot narratif. Il transforme la quête de vengeance d’Evita en un combat plus complexe : celui de continuer à vivre dans un monde qui aurait dû l’emporter.

Jusqu'à maintenant Evita était symbole de vengeance, et maintenant entre la vie et la mort. Cet arc promet d'être très symbolique en termes de liberté, en effet, on voit que les femmes qu'elle a sauvées partent sur le navire donc vers la liberté alors qu'elle ne pourra pas, donc reste en arrière. Elle n'atteindra pas cette liberté de suite.
Diego décide de rester avec elle, au lieu de prendre la fuite. Evita est obligée de se faire soigner, ce moment de convalescence désigne un moment de vulnérabilité. Graphiquement, Yuki Azuma montre la notion de vie et de mort, par des scènes silencieuses en accentuant sur le corps affaibli et les regards. La vengeance laisse place à un combat de survivre dans un monde où l'on ne doit plus l'être.

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