The summer Hikaru died tome 6
Mokumokuren (Scénario,Dessin)
Parution 1 oct. 2025
Pages 196
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Pika Édition
Résumé
Alors que Yoshiki s'était résolu à vivre aux côtés de ce "quelque chose" ayant remplacé son ami Hikaru, le mystérieux Tanaka, un homme qui semble connaître la nature de cet être surnaturel, apparaît devant lui. Décidant de mener l'enquête sur les portails reliant l'autre monde et le monde humain, ils se dirigent vers Ashidori et, plus précisément, leur camarade Maki qui subit d'étranges manifestations surnaturelles...
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The summer Hikaru died tome 6
Réf. 9791043300172
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Adesio
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Le sixième tome de The Summer Hikaru Died s’impose comme une respiration lugubre avant l’inévitable effondrement. Mokumokuren y atteint une maîtrise du silence et de l’attente rarement vue dans le manga contemporain. Le rythme s’étire, la lumière d’été se fane, et ce qui reste entre Yoshiki et “Hikaru” n’est plus qu’une fragile illusion d’humanité.
L’auteur ose ralentir encore davantage son récit, jusqu’à frôler l’immobilité. Chaque plan semble suspendu entre le souvenir et la disparition. Le trait, plus effacé, souligne la déliquescence du lien : les contours se brouillent, les visages deviennent presque transparents. On sent l’influence des récits ruraux japonais, où la nature absorbe les vivants comme les morts.
La tension entre amour et terreur atteint ici une forme de maturité mélancolique. Yoshiki n’est plus seulement un témoin : il devient complice du mensonge cosmique qui hante son village. Ce tome s’éloigne des effets horrifiques purs pour creuser une angoisse existentielle, celle de ne plus savoir si aimer signifie accepter l’inhumain.
Certaines scènes, d’une beauté glaçante, rappellent la solitude d’un été sans fin. Les dialogues sont minimalistes, presque sacrés, et chaque silence résonne comme une prière brisée. Le lecteur, pris dans cette torpeur, sent que la fin approche — mais refuse, comme Yoshiki, de la regarder en face.
Ce volume est une œuvre de seuil : ni horreur ni romance, mais un adieu prolongé. Mokumokuren y confirme son statut d’auteur majeur de l’angoisse poétique. On en ressort vidé, comme après avoir marché trop longtemps dans une chaleur d’outre-monde.
Excellent ! Quelle maîtrise de la narration ! Après 6 tomes, l'auteur réussit le tour de force d'accentuer encore la complexification de son histoire sans perdre son lecteur. Chapeau l'artiste !
L’auteur ose ralentir encore davantage son récit, jusqu’à frôler l’immobilité. Chaque plan semble suspendu entre le souvenir et la disparition. Le trait, plus effacé, souligne la déliquescence du lien : les contours se brouillent, les visages deviennent presque transparents. On sent l’influence des récits ruraux japonais, où la nature absorbe les vivants comme les morts.
La tension entre amour et terreur atteint ici une forme de maturité mélancolique. Yoshiki n’est plus seulement un témoin : il devient complice du mensonge cosmique qui hante son village. Ce tome s’éloigne des effets horrifiques purs pour creuser une angoisse existentielle, celle de ne plus savoir si aimer signifie accepter l’inhumain.
Certaines scènes, d’une beauté glaçante, rappellent la solitude d’un été sans fin. Les dialogues sont minimalistes, presque sacrés, et chaque silence résonne comme une prière brisée. Le lecteur, pris dans cette torpeur, sent que la fin approche — mais refuse, comme Yoshiki, de la regarder en face.
Ce volume est une œuvre de seuil : ni horreur ni romance, mais un adieu prolongé. Mokumokuren y confirme son statut d’auteur majeur de l’angoisse poétique. On en ressort vidé, comme après avoir marché trop longtemps dans une chaleur d’outre-monde.
Excellent ! Quelle maîtrise de la narration ! Après 6 tomes, l'auteur réussit le tour de force d'accentuer encore la complexification de son histoire sans perdre son lecteur. Chapeau l'artiste !
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