Tsugai - daemons of the shadow realm tome 8
Hiromu Arakawa (Scénario,Dessin)
Parution 9 oct. 2025
Pages 176
Format Couverture souple
Genre Shonen
Éditeur Kurokawa
Résumé
Le combat entre les Gardiens cardinaux, Yuru et Ivan arrive à son terme. Ce dernier tente de provoquer Yuru en lui révélant qu'il a assassiné ses parents, mais le jeune homme réussit à garder la tête froide. Dans l'espace confiné de Yin-Yang, après les révélations explosives concernant l'identité de la fausse Asa, Yuru partage avec sa soeur son rêve de mener une vie normale en compagnie de leurs parents... mais ils sont loin d'imaginer les épreuves qui se dressent encore sur leur chemin.
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Tsugai - daemons of the shadow realm tome 8
Réf. 9791042018764
Détails
Avis et notes
4,35
3 notes
5 étoiles
33%
4 étoiles
67%
3 étoiles
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2 étoiles
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Adesio
Publié le
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Le tome 9 de Yomi no Tsugai s’ouvre sur un silence chargé : celui qui suit les drames du volume précédent. Hiromu Arakawa abandonne ici la colère pour la désillusion. Les personnages semblent chercher un sens dans un monde fissuré, où la vérité se fragmente à mesure qu’elle se révèle.
Le cœur du récit bat autour d’Akio, figure tragique du clan Kagemori. Longtemps perçu comme un traître ou un manipulateur, il dévoile enfin ses raisons : la souffrance de celui qui ne ressent pas la douleur physique, mais vit prisonnier d’une douleur morale. Sa confession à Natsuki est d’une intensité rare — sans pathos, mais pleine de résignation. Arakawa y déploie tout son art du non-dit.
Les explosions des reliques du dieu de la montagne bouleversent l’équilibre du monde. Le chaos n’est plus seulement politique : il devient cosmique. Dans ces scènes de destruction, le dessin d’Arakawa gagne en amplitude. Les contrastes noirs et blancs, les mouvements de poussière, la fragmentation des cadres rappellent sa maîtrise de la tension visuelle.
La fuite d’Akio et sa rencontre avec les mystérieux Daemon Wielders de l’Ouest marquent une ouverture géographique et mythologique du récit. Pour la première fois, Tsugai dépasse les limites du village pour embrasser un Japon éclaté, traversé de forces surnaturelles rivales. Cette expansion du monde ne dilue pas l’émotion : elle la déplace, vers l’idée de transmission et de perte.
En parallèle, Hana infiltre la réunion du village Est, dans une séquence remarquable de tension. Arakawa use ici de son sens du découpage : gros plans silencieux, gestes suspendus, regards entre les personnages. Puis vient l’explosion, brutale, sèche, qui fait basculer le tome dans une nouvelle dynamique de guerre interne.
L’apparition de Mineyama au cœur des ruines, presque spectrale, agit comme un rappel : dans Yomi no Tsugai, rien ne disparaît jamais vraiment. Les forces de l’Ouest, qu’on croyait éteintes, ressurgissent comme un écho du passé refoulé. Cette réapparition structure le volume autour d’un motif cher à Arakawa : le retour du refoulé, la mémoire qui refuse de se taire.
Le thème de la “famille” demeure en filigrane, mais se teinte ici d’amertume. Le lien ne sauve plus : il retient, il blesse, il manipule. Akio, Hana, Yuru – chacun avance dans la nuit, cherchant un sens au mot “parenté” au milieu de la trahison.
L’écriture graphique est plus dépouillée que dans le tome 8 : moins d’effets spectaculaires, plus de silences. C’est un choix audacieux, qui confère au récit une gravité nouvelle. Les critiques japonaises y voient une “phase de respiration avant l’orage final” – et c’est exactement cela : un calme inquiet, où chaque réplique prépare la rupture.
Le tome 9 est donc un volume de transition. Il relie les destins épars, étend le mythe, approfondit la douleur. Loin de répéter ses motifs, Arakawa semble vouloir les dépouiller jusqu’à l’essentiel : l’humain face à ce qu’il a créé...
Le cœur du récit bat autour d’Akio, figure tragique du clan Kagemori. Longtemps perçu comme un traître ou un manipulateur, il dévoile enfin ses raisons : la souffrance de celui qui ne ressent pas la douleur physique, mais vit prisonnier d’une douleur morale. Sa confession à Natsuki est d’une intensité rare — sans pathos, mais pleine de résignation. Arakawa y déploie tout son art du non-dit.
Les explosions des reliques du dieu de la montagne bouleversent l’équilibre du monde. Le chaos n’est plus seulement politique : il devient cosmique. Dans ces scènes de destruction, le dessin d’Arakawa gagne en amplitude. Les contrastes noirs et blancs, les mouvements de poussière, la fragmentation des cadres rappellent sa maîtrise de la tension visuelle.
La fuite d’Akio et sa rencontre avec les mystérieux Daemon Wielders de l’Ouest marquent une ouverture géographique et mythologique du récit. Pour la première fois, Tsugai dépasse les limites du village pour embrasser un Japon éclaté, traversé de forces surnaturelles rivales. Cette expansion du monde ne dilue pas l’émotion : elle la déplace, vers l’idée de transmission et de perte.
En parallèle, Hana infiltre la réunion du village Est, dans une séquence remarquable de tension. Arakawa use ici de son sens du découpage : gros plans silencieux, gestes suspendus, regards entre les personnages. Puis vient l’explosion, brutale, sèche, qui fait basculer le tome dans une nouvelle dynamique de guerre interne.
L’apparition de Mineyama au cœur des ruines, presque spectrale, agit comme un rappel : dans Yomi no Tsugai, rien ne disparaît jamais vraiment. Les forces de l’Ouest, qu’on croyait éteintes, ressurgissent comme un écho du passé refoulé. Cette réapparition structure le volume autour d’un motif cher à Arakawa : le retour du refoulé, la mémoire qui refuse de se taire.
Le thème de la “famille” demeure en filigrane, mais se teinte ici d’amertume. Le lien ne sauve plus : il retient, il blesse, il manipule. Akio, Hana, Yuru – chacun avance dans la nuit, cherchant un sens au mot “parenté” au milieu de la trahison.
L’écriture graphique est plus dépouillée que dans le tome 8 : moins d’effets spectaculaires, plus de silences. C’est un choix audacieux, qui confère au récit une gravité nouvelle. Les critiques japonaises y voient une “phase de respiration avant l’orage final” – et c’est exactement cela : un calme inquiet, où chaque réplique prépare la rupture.
Le tome 9 est donc un volume de transition. Il relie les destins épars, étend le mythe, approfondit la douleur. Loin de répéter ses motifs, Arakawa semble vouloir les dépouiller jusqu’à l’essentiel : l’humain face à ce qu’il a créé...
Le tome 9 de Yomi no Tsugai s’ouvre sur un silence chargé : celui qui suit les drames du volume précédent. Hiromu Arakawa abandonne ici la colère pour la désillusion. Les personnages semblent chercher un sens dans un monde fissuré, où …

Guigui
Publié le
Achat vérifié
Très bonne série dans la lignée de fullmetal alchimiste

Laurent86
Publié le
Achat vérifié
J’ai vraiment pris plaisir à lire ce tome. L’histoire devient plus intense, les enjeux se précisent et l’ambiance s’assombrit. Les personnages évoluent bien et donnent envie de poursuivre, tant l’univers reste mystérieux et accrocheur, avec une tension constante très réussie.
J’ai vraiment pris plaisir à lire ce tome. L’histoire devient plus intense, les enjeux se précisent et l’ambiance s’assombrit. Les personnages évoluent bien et donnent envie de poursuivre, tant l’univers reste mystérieux et accrocheur,…
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