Kill blue tome 9
Tadatoshi Fujimaki (Scénario,Dessin)
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Avis et notes


Dès l’ouverture, le « challenge Mitsuoka » impose une dynamique renouvelée : le système en duo cavalier/chevalier oblige Jûzô à sortir de sa logique individuelle pour construire une stratégie avec Shin. Cette contrainte scénaristique, typique des constructions shōnen japonaises, permet à l’auteur d’explorer une dimension plus collective du combat, sans sacrifier la lecture nerveuse des affrontements.
Face à eux, Dômeki et Yatsurugi incarnent une pression constante, presque écrasante, qui rappelle certaines critiques japonaises mettant en avant « l’intensification progressive du jeu psychologique ». Ici, chaque échange devient un duel d’anticipation plutôt qu’une simple démonstration de force.
Ce tome se distingue aussi par son sens du rythme : les phases d’action sont entrecoupées de respirations comiques liées à la vie scolaire, notamment avec la préparation du festival du collège. Le concours de vente du club de travaux domestiques introduit une tension plus légère, mais essentielle, qui humanise les personnages et renforce l’attachement du lecteur.
Fujimaki excelle dans ces contrastes. Là où certains volumes précédents pouvaient sembler épisodiques, celui-ci donne une impression de convergence : les intrigues du challenge, du festival et des organisations en coulisses (notamment les ambitions révélées autour de Mitsuoka et des « Licornes d’élite ») commencent à s’entrelacer de manière plus lisible.
Le personnage de Jûzô gagne en épaisseur. Toujours partagé entre son instinct de tueur et son rôle d’élève, il doit désormais composer avec une responsabilité d’équipe, ce qui accentue son évolution vers une figure quasi paternelle, déjà perceptible mais ici pleinement assumée.
Graphiquement, le découpage privilégie la lisibilité stratégique : les mouvements sont clairs, les regards lourds de sens, et l’espace est utilisé pour traduire la tension mentale plutôt que la simple vitesse. Ce choix, souvent salué dans les retours japonais, confère au tome une identité plus posée mais aussi plus maîtrisée.
Cependant, on pourrait regretter une légère dilution de l’intrigue principale au profit du cadre scolaire, notamment avec le festival qui ralentit momentanément l’intensité dramatique. Mais cette respiration semble volontaire : elle prépare un contraste plus fort pour les affrontements à venir.
Enfin, espérons-le... car sinon cela risque de ne plus trop m'intéresser... Un 4 étoiles qui pourrait vite passer à 3 si tel était le cas !
Dès l’ouverture, le « challenge Mitsuok…
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