Tough (édition double) tome 1
Tetsuya Saruwatari (Scénario,Dessin)
Parution 10 sept. 2025
Pages 416
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Delcourt
Résumé
Kiichi Miyazawa, un jeune voyou, rêve de devenir acteur dans les films d'action. Il s'entraîne aux côtés de son père, ancien lutteur et catcheur professionnel, pour y parvenir. C'est ainsi qu'une légende va naître : celle de Kiichi, l'homme le plus fort du monde !
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Tough (édition double) tome 1
Réf. 9782413080923
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juju de Sanctuary
Publié le
Tough : L'Aube d'une Légende T.1 est un cocktail explosif de combats brutaux, de secrets familiaux et de vibes 90's. Kiichi Miyazawa va vous mettre KO !

Adesio
Publié le
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Dès ce premier volume de Tough, Tetsuya Saruwatari impose un style brut, presque rugueux : le trait est musclé, les postures lourdes, chacune des scènes de combat respire une authenticité presque viscérale. On perçoit chez le mangaka non seulement une connaissance technique des arts martiaux, mais surtout une exigence de réalisme — pas d’effets superflus, pas de fan-service narratif, mais une immersion dans la sueur, la douleur, la sueur de l’entraînement, la sueur de la bagarre. Le héros, Kiichi « Kibô » Miyazawa, se distingue immédiatement d’un shônen de trop nombreux clones : il ne part pas de zéro, il porte déjà le fardeau et le potentiel d’un héritage martial — celui du Nadashinkagéryu. Cela le rend à la fois plus vulnérable (parce que les attentes sont élevées) et plus crédible dans ses doutes.
L'œuvre joue habilement sur les contrastes : moments d’humour surpris entre guerriers, instants de calme brutal interrompus par la violence du corps, de l’impact. Les adversaires ne sont pas juste des obstacles — ils deviennent des miroirs, des éveilleurs qui réveillent chez Kibô ce besoin viscéral de ne pas subir la faiblesse. La narration est encore un peu décousue par moments : certains personnages secondaires paraissent esquissés, on sent que l’accent est mis avant tout sur les combats et la montée en tension plutôt que sur la finesse psychologique de tous les protagonistes. Mais cela n’est pas un défaut tant l’effet global reste puissant.
Dans la seconde partie, Saruwatari monte encore le curseur. Le héros se trouve confronté à des adversaires plus variés, plus dangereux, qui poussent non seulement ses techniques mais son mental. Ce qui frappe, c’est la progression tangible : non seulement Kibô apprend, mais le monde autour de lui s’élargit — nouveaux styles, nouveaux enjeux, nouvelles blessures. On voit poindre les dilemmes : jusqu’où sacrifice personnel ? Quelle ligne entre surpassement et vanité ? Le dessin s’affine encore dans les moments de combat, les séquences d’attaque ou de défense gagnent en lisibilité, en intensité. Les combats ne sont pas que des chocs de poings, ils sont des confrontations de volontés.
Cependant, avec ce renforcement, viennent aussi les clichés familiers du genre : l’entraînement rigoureux, le combat qui semble perdu avant d’être remporté, la révélation d’un adversaire presque surhumain. Mais Saruwatari réussit à les détourner quelque peu en insistant sur le doute, la peur, sur les conséquences physiques immédiates — pas seulement les rires ou la focalisation sur la bravoure. On souffre avec Kibô, on sent le poids de ses défaites autant que l’exaltation de ses victoires.
Bref, un récit martial solide, sombre, sincère. Ce n’est pas le shônen ensoleillé où le héros naît faible et devient invincible en un clin d’œil. C’est une œuvre où le chemin vers la puissance passe par l’humilité, la douleur, les sacrifices — ce qui en fait un manga plus mature, plus rude, mais d’autant plus prenant.
À suivre avec intérêt !
L'œuvre joue habilement sur les contrastes : moments d’humour surpris entre guerriers, instants de calme brutal interrompus par la violence du corps, de l’impact. Les adversaires ne sont pas juste des obstacles — ils deviennent des miroirs, des éveilleurs qui réveillent chez Kibô ce besoin viscéral de ne pas subir la faiblesse. La narration est encore un peu décousue par moments : certains personnages secondaires paraissent esquissés, on sent que l’accent est mis avant tout sur les combats et la montée en tension plutôt que sur la finesse psychologique de tous les protagonistes. Mais cela n’est pas un défaut tant l’effet global reste puissant.
Dans la seconde partie, Saruwatari monte encore le curseur. Le héros se trouve confronté à des adversaires plus variés, plus dangereux, qui poussent non seulement ses techniques mais son mental. Ce qui frappe, c’est la progression tangible : non seulement Kibô apprend, mais le monde autour de lui s’élargit — nouveaux styles, nouveaux enjeux, nouvelles blessures. On voit poindre les dilemmes : jusqu’où sacrifice personnel ? Quelle ligne entre surpassement et vanité ? Le dessin s’affine encore dans les moments de combat, les séquences d’attaque ou de défense gagnent en lisibilité, en intensité. Les combats ne sont pas que des chocs de poings, ils sont des confrontations de volontés.
Cependant, avec ce renforcement, viennent aussi les clichés familiers du genre : l’entraînement rigoureux, le combat qui semble perdu avant d’être remporté, la révélation d’un adversaire presque surhumain. Mais Saruwatari réussit à les détourner quelque peu en insistant sur le doute, la peur, sur les conséquences physiques immédiates — pas seulement les rires ou la focalisation sur la bravoure. On souffre avec Kibô, on sent le poids de ses défaites autant que l’exaltation de ses victoires.
Bref, un récit martial solide, sombre, sincère. Ce n’est pas le shônen ensoleillé où le héros naît faible et devient invincible en un clin d’œil. C’est une œuvre où le chemin vers la puissance passe par l’humilité, la douleur, les sacrifices — ce qui en fait un manga plus mature, plus rude, mais d’autant plus prenant.
À suivre avec intérêt !
Dès ce premier volume de Tough, Tetsuya Saruwatari impose un style brut, presque rugueux : le trait est musclé, les postures lourdes, chacune des scènes de combat respire une authenticité presque viscérale. On perçoit chez le mangaka n…
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