The five star stories tome 5
Mamoru Nagano (Scénario,Dessin)
Dans l’amas stellaire de Joker, en l’an 2988 du calendrier stellaire, les grandes puissances jonglent entre paix fragile et guerre ouverte à l’aide de leurs armes ultimes, les Mortar Headd. Robots gigantesques et merveilles technologiques, leur contrôle dépasse l’entendement humain et nécessite l’aide de créatures biologiques artificelles, les Fatima. Alors que le plus grand concepteur de Fatima s’apprête à présenter ses dernières créations, la haute société de l’amas stellaire se presse...
et les intrigues vont bon train. Amaterasu, Lachesis, Co-Lus, le MH Knight of Gold... quelques noms qui résonnent parmi des centaines de milliers d’années d’épopée et autant de héros et héroïnes. Voici leurs histoires.
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Avis et notes

On y retrouve une narration fragmentée, presque elliptique, qui demande au lecteur une attention constante.
L’intrigue s’attarde notamment sur les enjeux politiques entourant les grandes familles et leurs Mortar Headds, ces machines à la fois majestueuses et terrifiantes.
Mais ce qui frappe ici, c’est la place accordée aux Fatimas, dont la condition oscille entre objet et conscience tragique.
Le tome explore en profondeur leur lien avec les Headdliners, renforçant une tension émotionnelle déjà perceptible dans les volumes précédents.
Nagano ne simplifie jamais son univers ; au contraire, il le complexifie avec une audace presque déroutante.
Certains passages semblent volontairement obscurs, à la manière des récits de science-fiction japonais les plus exigeants.
Ce choix stylistique rappelle que l’auteur privilégie l’atmosphère sur la clarté immédiate.
Visuellement, le tome 5 atteint un niveau de raffinement impressionnant.
Les designs mécaniques sont d’une précision obsessionnelle, chaque armure semblant porter une histoire propre.
Les compositions de planches restent élégantes, presque théâtrales, avec un sens aigu de la mise en scène.
Les silences et les regards prennent ici une importance particulière, ralentissant volontairement le rythme.
Ce tempo atypique peut déconcerter, mais il participe à la singularité de l’œuvre.
Le récit s’attarde également sur les notions de destin et de hiérarchie, omniprésentes dans cet univers.
Les dialogues, souvent denses, traduisent une volonté de construire une fresque quasi historique.
On sent que chaque élément s’inscrit dans une chronologie plus vaste, parfois difficile à saisir d’emblée.
C’est précisément cette ambition qui fait la force du tome.
Cependant, cette richesse peut aussi constituer une barrière pour les nouveaux lecteurs.
L’absence de concessions rend la lecture exigeante, voire hermétique par moments.
Mais pour ceux déjà immergés dans la saga, ce volume agit comme une pièce supplémentaire d’un puzzle fascinant.
Il confirme la vision unique de Nagano, entre space opera et tragédie aristocratique.
Le tome 5 ne cherche pas à séduire immédiatement, mais à s’imposer dans la durée.
C’est une œuvre qui se mérite, et qui gagne à être relue.
En cela, il s’inscrit pleinement dans la tradition des récits japonais où la densité prime sur l’accessibilité.
Un volume exigeant, mais profondément marquant pour qui accepte de s’y plonger pleinement.
On y retrouve une narration fragmentée, presque elliptique, qui demande au lecteur une attention constante.
L’intrigue s’attarde notamment sur les e…


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