Mibu gishi den tome 12
Jirô Asada (Scénario) |
Takumi Nagayasu (Dessin)
Se battre, non pas dans la perspective de mourir, mais pour vivre... Forteresse de Goryôkaku, à Hakodate, où le Shinsen Gumi va rendre son dernier souffle. Un homme rejoint les rangs d'une armée désespérée aux portes d'une ultime bataille. Il y fait la rencontre d'un jeune escrimeur bien mystérieux, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Kan'ichirô Yoshimura ! De père en fils,comment l'esprit guerrier se transmet-il ? Voilà l'occasion pour le tenancier du Kadoya de remonter sur scène. Son nouveau témoignage parviendra-t-il à éclairer la relation entre Kan'ichirô et Kaichirô ? Par son dessin unique, Takumi Nagayasu retrace l'un des plus hauts sommets de l'oeuvre de Jirô Asada à travers cette fiction épique sur fond d'histoire du Japon.
Toutes les éditions
Retrait en librairie

Détails
Avis et notes

Ses pensées s’attardent alors sur sa femme aimée, Mitsu, et sur ses enfants, qu’il s’apprête à quitter pour toujours. Parmi eux, un fils retient particulièrement son attention — un personnage clé de ce douzième tome.
De retour dans le présent du récit, le narrateur, toujours curieux, retourne interroger le maître du Kadoya. Depuis leur premier entretien, plusieurs mois ont passé, et certains faits historiques ont resurgi. Cette fois, le tenancier consent à dévoiler sans détour ses souvenirs liés à la fin du Shinsengumi à Hakodate, après la défaite à Toba-Fushimi.
Un personnage nommé Gonbee entre alors en scène, un jeune paysan engagé auprès de Hijikata. Sa ressemblance frappante avec Kan’ichirô jeune rend son identité évidente, mais ce n’est pas là l’enjeu du récit. Ce qui compte, c’est la manière dont le tenancier évoque Kaichirô, fils de Kan’ichirô, qu’il a promis de protéger.
Ce fils, longtemps resté dans l’ombre des sacrifices de son père, semble vouloir suivre les traces de ce dernier. Un choix lourd de sens, en contradiction avec les vœux de Kan’ichirô, qui espérait le soustraire à la voie guerrière. Cette tension nourrit une réflexion poignante sur l’héritage et les cycles tragiques de transmission.
Malgré cela, l’émotion cède en partie la place à une trame plus historique. L’auteur, Takumi Nagayasu, s’attache à retracer avec rigueur la chute du Shinsengumi. Les événements, bien que connus, sont racontés avec intensité, et offrent un regard riche sur des figures majeures telles que Hijikata.
La narration parvient à équilibrer l’intime et le factuel. Bien que moins centré sur les personnages principaux que les tomes précédents, ce volume approfondit l’arrière-plan historique tout en poursuivant le fil dramatique.
En somme, ce douzième tome, à la fois sobre et poignant, prépare habilement le terrain pour la conclusion annoncée. Il ne reste plus qu’à attendre le treizième volume, prévu en août, pour découvrir le dénouement de cette fresque entre histoire, honneur et mémoire familiale.


















