La saga des Scorpions du désert continue à travers le dessin de Wazem. Koïnski s'enfuit, il doit rejoindre Dirédaoua en train, déguisé en guerrier Galla, il fait semblant d'être sourd et muet, il est atteint de fièvre et d'étrangers visions. Son ami De la Motte le retrouvera là-bas, mais pendant son périple à travers le désert, il affrontera tous les dangers et quantité de personnages qui croiseront sa route.
Une histoire qui garde toute cette élégance rare, si propre aux atmosphères prattiennes, ponctuées par une lune nostalgique et la présence d'un scorpion philosophe, qui cite Kipling et Conrad.
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Pierre Wazem reprend ici la saga des Scorpions du désert, dont le dernier album signé par Pratt était sorti en France peu avant sa mort, il y a dix ans. L’intention de respecter scrupuleusement l’œuvre originale est évidente, aussi bien sur l’atmosphère onirique chère à Pratt que par le trait qui lui est très fidèle. La mise en couleurs de Patrizia Zanotti, coloriste attitrée des précédents tomes et séries y est pour beaucoup. On retrouve le romanesque caractéristique des récits de guerre du maître et on pourrait s’y tromper en y voyant un énième album post-mortem. Même si les puristes y trouveront à redire en reprochant de trop profiter du filon, c'est une réussite complète du jeune auteur, épaulé il est vrai par les spécialistes de la production prattienne (à noter une excellente postface de Jean-Claude Guilbert, grand voyageur et compagnon d’Hugo Pratt).
Pierre Wazem reprend ici la saga des Scorpions du désert, dont le dernier album signé par Pratt était sorti en France peu avant sa mort, il y a dix ans. L’intention de respecter scrupuleusement l’œuvre originale est évidente, aussi bie…
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J. Léger
Publié le
4/5
Pierre Wazem reprend ici la saga des Scorpions du désert, dont le dernier album signé par Pratt était sorti en France peu avant sa mort, il y a dix ans. L’intention de respecter scrupuleusement l’œuvre originale est évidente, aussi bien sur l’atmosphère onirique chère à Pratt que par le trait qui lui est très fidèle. La mise en couleurs de Patrizia Zanotti, coloriste attitrée des précédents tomes et séries y est pour beaucoup. On retrouve le romanesque caractéristique des récits de guerre du maître et on pourrait s’y tromper en y voyant un énième album post-mortem. Même si les puristes y trouveront à redire en reprochant de trop profiter du filon, c'est une réussite complète du jeune auteur, épaulé il est vrai par les spécialistes de la production prattienne (à noter une excellente postface de Jean-Claude Guilbert, grand voyageur et compagnon d’Hugo Pratt).
Pierre Wazem reprend ici la saga des Scorpions du désert, dont le dernier album signé par Pratt était sorti en France peu avant sa mort, il y a dix ans. L’intention de respecter scrupuleusement l’œuvre originale est évidente, aussi bie…