L'habitant de l'infini - immortal édition tome 12
Hiroaki Samura (Scénario,Dessin)
Parution 29 avr. 2026
Pages 432
Format Couverture souple
Genre Seinen
Éditeur Casterman
Résumé
Rin, Manji, l'Ittôryû, Habaki Kagimura, et de vieilles connaissances plus ou moins bienvenues... tous les destins convergent vers le port de Hitachi, au nord d'Edo, où Anotsu Kagehisa a annoncé vouloir prendre la mer. À croire que tout le monde s'est donné rendez-vous sur la route de Mito... Tout le monde sauf une personne. Dans cet entrelacs de rencontres fortuites, de retrouvailles inattendues et d'alliances de fortune, quelqu'un semble manquer à l'appel : Anotsu lui-même. Que manigance donc le chef de l'Ittôryû ?
Promotion

Un meishi au choix est offert avec l'achat d'1 manga !
Choisir le modèle et voir le code promo.
Disponible chez l'éditeur
Toutes les éditions
EDITIONS
Retrait en librairie

L'habitant de l'infini - immortal édition tome 12
Réf. 9782203265264
Détails
Avis et notes
5,00
2 notes
5 étoiles
100%
4 étoiles
0%
3 étoiles
0%
2 étoiles
0%
1 étoile
0%

William
Publié le
Achat vérifié
Une seule chose à dire, j'adore. Tant par le dessin que par le scénario, Hiroaki Samura nous donne une des meilleures séries de samouraï, à mon sens dans le top 3 avec Lone Wolf and Cub et Vagabond...

Adesio
Publié le
Achat vérifié
Dans ce volume, Hiroaki Samura abandonne presque toute idée de respiration.
Les chapitres avancent comme une longue marche funéraire où chaque personnage semble déjà hanté par sa propre disparition.
L’auteur resserre son récit autour de l’effondrement moral des survivants plutôt que sur la simple progression de l’intrigue.
L’assaut préparé par les derniers membres de l’Ittô-ryû contre Edo donne au manga une tension politique rarement aussi palpable dans la série.
Samura ne romantise jamais cette rébellion.
Il la montre usée, fiévreuse, presque suicidaire.
C’est précisément ce désespoir qui rend ces chapitres aussi puissants.
Le retour de Shira constitue l’un des moments les plus dérangeants du tome.
Devenu lui aussi porteur de l’immortalité, il apparaît moins comme un homme que comme une pulsion de cruauté impossible à contenir.
Son affrontement avec Manji ne repose pas uniquement sur la violence physique.
Il agit comme un miroir grotesque du héros, une version déformée de l’immortalité débarrassée de toute morale.
Samura transforme alors le combat en cauchemar organique.
Les corps se déchirent, se recomposent et perdent progressivement toute dignité humaine.
Le traitement de Rin est également remarquable.
La scène où elle est retenue prisonnière dans les eaux glacées possède une brutalité silencieuse très japonaise dans sa mise en scène.
L’auteur privilégie l’attente, l’épuisement et l’engourdissement plutôt qu’un spectaculaire facile.
Cette souffrance suspendue renforce la sensation d’inéluctable qui traverse tout le volume.
Mais la vraie réussite du tome vient sans doute d’Anotsu Kagehisa.
Samura continue d’éroder l’image du chef invincible construite depuis le début de l’œuvre.
Malade, traqué et psychologiquement épuisé, Anotsu devient enfin profondément humain.
Rin, face à lui, ne sait plus distinguer le monstre de l’homme brisé.
Cette ambiguïté morale donne au récit une profondeur rare pour un manga de sabre.
Graphiquement, le volume impressionne par son contraste constant entre précision et chaos.
Les combats paraissent sales, étouffants, parfois illisibles volontairement.
Samura utilise les noirs et les mouvements inachevés pour créer une sensation de confusion presque physique.
On ne lit plus seulement un duel : on ressent l’usure des chairs et des consciences.
Ce tome 12 de l’édition immortelle agit ainsi comme l’avant-dernier souffle d’une tragédie.
Tous les personnages semblent avancer vers une conclusion qu’ils redoutent autant qu’ils désirent.
Et c’est dans cette fatigue morale, bien plus que dans ses scènes d’action, que le manga atteint ici une forme de grandeur crépusculaire.
Les chapitres avancent comme une longue marche funéraire où chaque personnage semble déjà hanté par sa propre disparition.
L’auteur resserre son récit autour de l’effondrement moral des survivants plutôt que sur la simple progression de l’intrigue.
L’assaut préparé par les derniers membres de l’Ittô-ryû contre Edo donne au manga une tension politique rarement aussi palpable dans la série.
Samura ne romantise jamais cette rébellion.
Il la montre usée, fiévreuse, presque suicidaire.
C’est précisément ce désespoir qui rend ces chapitres aussi puissants.
Le retour de Shira constitue l’un des moments les plus dérangeants du tome.
Devenu lui aussi porteur de l’immortalité, il apparaît moins comme un homme que comme une pulsion de cruauté impossible à contenir.
Son affrontement avec Manji ne repose pas uniquement sur la violence physique.
Il agit comme un miroir grotesque du héros, une version déformée de l’immortalité débarrassée de toute morale.
Samura transforme alors le combat en cauchemar organique.
Les corps se déchirent, se recomposent et perdent progressivement toute dignité humaine.
Le traitement de Rin est également remarquable.
La scène où elle est retenue prisonnière dans les eaux glacées possède une brutalité silencieuse très japonaise dans sa mise en scène.
L’auteur privilégie l’attente, l’épuisement et l’engourdissement plutôt qu’un spectaculaire facile.
Cette souffrance suspendue renforce la sensation d’inéluctable qui traverse tout le volume.
Mais la vraie réussite du tome vient sans doute d’Anotsu Kagehisa.
Samura continue d’éroder l’image du chef invincible construite depuis le début de l’œuvre.
Malade, traqué et psychologiquement épuisé, Anotsu devient enfin profondément humain.
Rin, face à lui, ne sait plus distinguer le monstre de l’homme brisé.
Cette ambiguïté morale donne au récit une profondeur rare pour un manga de sabre.
Graphiquement, le volume impressionne par son contraste constant entre précision et chaos.
Les combats paraissent sales, étouffants, parfois illisibles volontairement.
Samura utilise les noirs et les mouvements inachevés pour créer une sensation de confusion presque physique.
On ne lit plus seulement un duel : on ressent l’usure des chairs et des consciences.
Ce tome 12 de l’édition immortelle agit ainsi comme l’avant-dernier souffle d’une tragédie.
Tous les personnages semblent avancer vers une conclusion qu’ils redoutent autant qu’ils désirent.
Et c’est dans cette fatigue morale, bien plus que dans ses scènes d’action, que le manga atteint ici une forme de grandeur crépusculaire.
Dans ce volume, Hiroaki Samura abandonne presque toute idée de respiration.
Les chapitres avancent comme une longue marche funéraire où chaque personnage semble déjà hanté par sa propre disparition.
L’auteur resserre son récit autour…
Les chapitres avancent comme une longue marche funéraire où chaque personnage semble déjà hanté par sa propre disparition.
L’auteur resserre son récit autour…
Dans la même serie

































