Un jour, la bombe a fini par éclater. Et toute la Terre s'est brutalement retrouvée plongée dans un éternel hiver gelé, hostile à toute forme de vie. Toute ? Pas tout à fait. Miraculeusement, une toute petite portion d'humanité a trouvé refuge in extremis dans un train révolutionnaire, le Transperceneige, mu par une fantastique machine à mouvement perpétuel que les miraculés de la catastrophe ont vite surnommé Sainte Loco. Mais à bord du convoi, désormais dépositaire de l'ultime échantillon de l'espèce humaine sur cette planète morte, il a vite fallu apprendre à survivre. Et les hommes, comme de bien entendu, n'ont rien eu de plus pressé que d'y reproduire les bons vieux mécanismes de la stratification sociale, de l'oppression politique et du mensonge religieux...
Bande dessinée majeure des années 80 créée par Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, reprise à la fin des années 90 pour deux volumes supplémentaires par Benjamin Legrand après le décès de son scénariste, la trilogie du Transperceneige reparait en un volume unique à l'occasion de son adaptation au cinéma (Snowpiercer, sur les écrans dès la fin de l'été) par le plus célèbre des cinéastes coréens, Bong Joon-ho. La redécouverte de l'une des meilleures sagas de science-fiction qu'ait produite la bande dessinée française : trente ans après sa création, Le Transperceneige n'a rien perdu de sa puissance et de sa singulière modernité.
Cette intégrale rassemble les trois tomes originaux du Transperceneige à savoir : Le Transperceneige (1984, réédition sous le titre L'Echappée en 1999), L'Arpenteur (1999), La Traversée (2000).
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Près d’un vingtaine d’années plus tard ce n’est plus du Transperceneige dont il est question dans L’Arpenteur et La Traversée mais du Brise-Glaces, un autre train de survivants. Le propos est plus sombre et empreint de cynisme. L’Idée du train est moins prégnante, Legrand assimile davantage le Brise-Glaces à un vaisseau spatiale – ce qui d’ailleurs est une thèse portée par l’un des personnages. Si cette vision perd en lyrisme sourd, elle gagne en réalisme : l’Homme est davantage maître de sa fuite en avant. Entre temps le dessin de Rochette a évolué. Il se fait plus charbonneux et « atmosphérique » répondant ainsi aux contraintes d’espaces moins présentes. Saisi par l’émotion dans le récit des années 80, la perception et la réflexion du lecteur sont davantage suscitées tout au long du récit des années 2000. La migration d’une forme « classique » vers une forme « moderne » entre en résonnance avec l’évolution du propos.Chef-d’œuvre !(...)
Près d’un vingtaine d’années plus tard ce n’est plus du Transperceneige dont il est question dans L’Arpenteur et La Traversée mais du Brise-Glaces, un autre train de survivants. Le propos est plus sombre et empreint de cynisme. L’Idée …
Benoît Cassel
Publié le
5/5
Dans un monde recouvert de glace, le « transperceneige » transporte avec lui ce qu'il reste de l'humanité. Dans cet espace clos et oppressant, une lutte des classes s’engage pour la survie. Un classique qui nous interroge sur la condition humaine…
Dans un monde recouvert de glace, le « transperceneige » transporte avec lui ce qu'il reste de l'humanité. Dans cet espace clos et oppressant, une lutte des classes s’engage pour la survie. Un classique qui nous interroge sur la condit…
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Bozzo
Publié le
5/5
Benoît Cassel
Publié le
5/5
Dans un monde recouvert de glace, le « transperceneige » transporte avec lui ce qu'il reste de l'humanité. Dans cet espace clos et oppressant, une lutte des classes s’engage pour la survie. Un classique qui nous interroge sur la condition humaine…
Dans un monde recouvert de glace, le « transperceneige » transporte avec lui ce qu'il reste de l'humanité. Dans cet espace clos et oppressant, une lutte des classes s’engage pour la survie. Un classique qui nous interroge sur la condit…
melville
Publié le
4/5
Près d’un vingtaine d’années plus tard ce n’est plus du Transperceneige dont il est question dans L’Arpenteur et La Traversée mais du Brise-Glaces, un autre train de survivants. Le propos est plus sombre et empreint de cynisme. L’Idée du train est moins prégnante, Legrand assimile davantage le Brise-Glaces à un vaisseau spatiale – ce qui d’ailleurs est une thèse portée par l’un des personnages. Si cette vision perd en lyrisme sourd, elle gagne en réalisme : l’Homme est davantage maître de sa fuite en avant. Entre temps le dessin de Rochette a évolué. Il se fait plus charbonneux et « atmosphérique » répondant ainsi aux contraintes d’espaces moins présentes. Saisi par l’émotion dans le récit des années 80, la perception et la réflexion du lecteur sont davantage suscitées tout au long du récit des années 2000. La migration d’une forme « classique » vers une forme « moderne » entre en résonnance avec l’évolution du propos.Chef-d’œuvre !(...)
Près d’un vingtaine d’années plus tard ce n’est plus du Transperceneige dont il est question dans L’Arpenteur et La Traversée mais du Brise-Glaces, un autre train de survivants. Le propos est plus sombre et empreint de cynisme. L’Idée …