Gachiakuta tome 17
Kei Urana (Scénario, Dessin)
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Avis et notes


Sur les trois quarts du volume, j’ai surtout eu l’impression de patauger dans un récit brouillon, qui peine à rendre ses enjeux réellement captivants.
Les événements s’enchaînent, les personnages s’agitent, les informations s’accumulent, mais je reste trop souvent à distance.
L’affrontement autour de Mymo et du festival des poupées finit par donner une direction plus claire à l’ensemble.
Son projet d’asservir la foule à l’aide des colliers communicants a pourtant de quoi nourrir une situation intéressante.
L’idée de détourner un objet destiné à relier les individus pour mieux les contrôler fonctionne plutôt bien.
Encore faut-il que la narration lui donne suffisamment de poids.
Et c’est là que je décroche : le récit multiplie les éléments sans toujours réussir à les articuler avec fluidité.
J’ai parfois le sentiment que Gachiakuta confond densité et précipitation.
Les révélations autour de Rudo et de Canis Surebrec viennent néanmoins réveiller mon intérêt.
Le lien entre le nom de Rudo et le logo des instruments des Gardiens ouvre des perspectives intrigantes.
C’est typiquement le genre de mystère qui me donne envie de poursuivre la lecture.
Dommage que cette curiosité arrive après une longue partie qui m’a laissé assez froid.
Car sur le papier, l’univers imaginé par Kei Urana ne manque ni de personnalité ni de possibilités.
Son graphisme conserve d’ailleurs une vraie énergie, avec des compositions qui savent donner du relief à l’action.
Mais l’impact visuel ne peut pas tout compenser.
À force de surcharger les situations et de multiplier les pistes, la série finit par brouiller ce qui devrait retenir mon attention.
Je voudrais davantage de respiration, de clarté et surtout de véritables moments capables de me faire vibrer.
Les combats ne me suffisent plus lorsqu’ils semblent surtout servir de transition vers la prochaine révélation.
Ce tome n’est pas dénué d’intérêt, mais il me demande un investissement que son récit ne parvient pas toujours à justifier.
La dernière partie redonne heureusement un peu de relief à l’ensemble.
Elle ne gomme cependant pas la sensation d’avoir traversé un volume trop inégal.
Je reste donc partagé entre ma curiosité pour les secrets de Rudo et mon agacement devant une narration qui s’éparpille.
À ce stade, Gachiakuta doit retrouver le fil de son histoire s’il veut éviter que son énergie ne tourne à vide.
Sur les trois quarts du volume, j’ai surtout eu l’impression de patauger dans un récit brouillon, qui peine à rendre ses enjeux réellement captivants.
Les événements s’enchaînen…
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