La forêt magique de Hoshigahara tome 4
Hisae Iwaoka (Scénario, Dessin)
La loi impose 3€ minimum de frais de port pour les commandes de livres neufs de moins de 35€.
Au delà, les frais de port ne peuvent être gratuits.
Comme nous ne pouvons pas vous offrir les frais de port, nous les offrons à l'association Enfance & Partage qui défend les enfants maltraités.
Ouverture des précommandes le : 26 mars 2025
Alertez moi par emailLimite des précommandes atteinte
Alertez moi par emailToutes les éditions
Retrait en librairie

Détails
Avis et notes


Après l’incendie, le calme apparent de la forêt ne pouvait évidemment pas durer.
Cette fois, c’est le vent qui manque, et avec lui quelque chose d’essentiel à l’équilibre du lieu.
Les arbres perdent leurs feuilles, les animaux s’endorment, les esprits deviennent de plus en plus rares.
La forêt semble doucement s’éteindre, sans grand fracas, ce qui rend le phénomène encore plus inquiétant.
Au centre de ce dérèglement : l’absence de Brise, partie avec Tornade.
Et face à cette situation, Sôichi n’est plus vraiment le même.
Celui qui semblait jusque-là se contenter d’accompagner les esprits décide enfin d’agir.
Il veut retrouver Brise, quitte à affronter Tornade.
Ce changement donne au personnage une épaisseur nouvelle, parce que son attachement à la forêt n’est plus seulement une évidence : il devient un choix.
Mais Iwaoka évite soigneusement d’en faire une quête héroïque classique.
Ici, personne ne gagne vraiment par la force.
Même la colère de Sôichi paraît dérisoire face à ce qui se joue autour de lui.
Et c’est précisément ce que j’aime dans cette série : ses conflits les plus importants passent toujours par les émotions plutôt que par l’action.
Tornade reste une présence profondément dérangeante, presque enfantine dans sa manière de transformer sa souffrance en violence.
Il ne fait pas peur parce qu’il serait puissant, mais parce que son chagrin ne connaît plus aucune limite.
À l’inverse, le retour de Brise possède quelque chose de presque miraculeux.
Elle revient alors que la forêt est déjà profondément fragilisée, comme si son absence avait enfin rendu visible la place qu’elle occupait.
Le merveilleux d’Iwaoka fonctionne alors à plein régime : les éléments naturels deviennent les prolongements des sentiments.
Le vent n’est jamais seulement du vent.
Le froid, le sommeil, les feuilles mortes racontent aussi les personnages.
Et derrière cette apparente douceur, le récit devient étonnamment sombre.
J’ai particulièrement aimé cette sensation de fragilité permanente, comme si la forêt pouvait disparaître sans que personne ne puisse réellement l’empêcher.
Le dessin, toujours aussi délicat, accentue ce contraste entre la douceur des formes et la violence de certaines situations.
Ce quatrième volume est finalement celui où Hoshigahara cesse de simplement nous émerveiller.
Il commence à nous faire ressentir le poids de ce petit monde et de ceux qui l’habitent.
Une forêt qui se fane, des personnages qui souffrent et, malgré tout, cette étrange impression que quelque chose peut encore renaître.
C’est beau, mélancolique et parfois franchement cruel.
Et surtout, ça donne au dernier tome une vraie charge émotionnelle.
Après l’incendie, le calme apparent de la forêt ne pouvait évidemment pas durer.
Cette fois, c’est le vent qui manque, et …
Ouverture des précommandes le : 26 mars 2025
Alertez moi par emailLimite des précommandes atteinte
Alertez moi par emailLa loi impose 3€ minimum de frais de port pour les commandes de livres neufs de moins de 35€.
Au delà, les frais de port ne peuvent être gratuits.
Comme nous ne pouvons pas vous offrir les frais de port, nous les offrons à l'association Enfance & Partage qui défend les enfants maltraités.






















